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Full text of "La question roumaine en Transylvanie et en Hongrie: avec plusieurs tableaux statistiques et une carte ethnographique par Kiepert; préface de M.N.P. Comnène"

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University  of  Ottawa 


http://www.archive.org/details/laquestionroumaiOOpopo 


3iC 


(b 


LA   QUESTION    ROUMAINE 

EN    TRANSYLVANIE 

ET  EN  HONGRIE 


AURELE.  C.  POPOVICI 


Aaelan  membre  du  Comité  exécutif  du  parti  national  roumain 
de  Tr.n.ylvânie  «I  de  Hongrie 


I  LA 

QUESTION  ROUMAINE 

en  Transylvanie  et  en  Hongrie 


Avec  plusieurs  tableaux  statistiques 

et  une  carte  ethnographique 

par  Kicpert 

PRÉFACE  DE  M.  N.  P.  COMNÈNE 


LIBRAIRIE  PAYOT  &  Q* 
LAUSANNE 

1,    Rue    de    Boury,    1 


PARIS 
106,  Bd  St-Germain,  106 


1918 
Toua  droita  réservés 


175 


fl    1  o 


PREFACE 


'  le  geste  uu>-  lui  >. 
i  de  son 

v  et 

[#,   ne 

aucun   sujet  sé- 
isent  à  toute  \d>  rpo- 

tme  de  Roumain 

In  cause 
Max    Béer,     affirmait     M 

à  démoi 

four 
r,  et  COi 

les 
<>ngs  siè<  i 
si  pas  h  rèface 

Profess< 

fut  para 

■  ii     W.;?    ;i    LtlgOj    <1. 

!    à    la    Faculté    de 
,  suuffrjip.ceg  de  8ji  lui 

d'Antriehe-Hongrie,    il 
.>sse  et  sa  fort  ^rté 

t     irrésiv 

••ment,  il  dut   • 

^m>.    Il    publia    surc»>ssi i  :ibre 

esse  ouro 

:iro-,t    un    |  D        La    )<■ 

manie       •  uv rages    parmi    lesquels 

alisme  et 
Paroles  sages?,  «Le  Uftti  r<>u- 


H  LA   QUESTION    ROI 

Cette   préface,    telle   que   son   auteur   noirs    Va    léguée, 
constitue  en  elle  même  un  documet 
valeur.  La  vo 

«  L'oppression   du  peuple  roumain   de   Hongrie  et  de 
Transylvanie    par   1rs   Magyars   étah  plus 

taie,   les    étudiants    a 
tain  rn  1891,  un 

Ifémi  '''• 1) 

Dam  leur  Mémoire,  nos  jeunes  frères   du   rouan 
libre   exposa  use 

faut    la 

domination  magyare. 

nn   à   Bucarest,  du 
les    étudiant*     ■ 

<>ns 
du  Mémoire  -  n   pr<  que  non 

main*    kOUÇA  •'    Us    710US    ai 

mains  rage  capital   intitulé   «Die  V-  Stuatcn 

Oêbê  m  terni  i  on  i  ran  l'ilî t 

h   en    firor  t    une  espèce   de 
[o  au  irrand  désespoir  dea  Magyar- 
rlel   ans  nonvi 

uvaux   forcée  A  p« 
irohlduc    i 

té  gagné  par  les  idées  de  Popovici.   fit   venir  A 

longues  . 
uees.  Un  plan  considérable  d< 
>urs  de  ses  cou 
ans   auxqi  ni    pari    d'autres   pcrsonnalit> 

■•'il-  !.■  momenl  les  noms.  Les  Msgy. 

qui 

•  !••  oe  <iut>  l«s  hobereaux  magyars  nj>; 
trahison  de  d'Esté  .  Pu  crime  Militaire  vint 
à  l'a 

qu'aux    légitimes    espoir 
main 

lisse    en    I 
finir    la    révision    «lu    présent    ouvrage.    La    traî  -se   et   le 

p   fatal   au 
main,  qui  finit  ses  jours  à  Genève,  en  Janvier   1017.  isolé 

d'avec    son    pays    et   ses   compagnons    de    lutte,    désolé    surtout    de 
mil  II  résiissnon  de  son  grand  rêve  d< 

1)  M  S)»  sur    la    fti 
>lrs  Hmunnins  de  Transylvanie  et  de  Hongrie.  Bucarest,  1891. 

2)  Les  Roumains  hongrois  et   la   nation   hongroise.    Réponse   au 
Mémoire   etc.   Bndapest,   1891. 


re  la  «nation*   bon- 
ise. 

Transv 

la   situation  de  U 
I 
nique  en  l)  à  la 

l<>  préface  de  c* 

un  devoir  <l>    ru  r  dans  une 

le  nous, 

ussion  se  soit  engagée  entre 

unesse   magyare   de 

•  mpécher  de  dire  la  vé- 

utani  pins  qu'il  s'unit  </»    de 

-  sur  la 

>ie  — 

<ente  — 
était  alors 

e   représ  ses 

tés  de  Budapest,  de  Cluj 
K 
</'  Oral,  trui  •    is  sans  aucui  I  for 

risé   dans  des  procès-vn  mi. 

frais  d'impression   ■  mu  main,  fran- 

.  anglai  et   allemand)  par 

I  bénévoles  du  peuple  roumain  <jui.  exas- 
péré des  mensonges  et  des  entorses  contenus  dans  la 
Réponso  de  sse  magyare,  se  smé 

d  la  nouvelle  q\  t,  on  préparait   mu  Ré- 

pliq> 

i    Transylvanie   et    en    Hongi 
la   jeunesse   i;  .    TransyK 

iite  par  la  jeunesse   uni 
magyare   au    Mémoire   des   étudiant';    nnive 
une    carte    ethnographique    de    l'Anti 
Ronmanie.   Vienne.   Budapest  Inj,   18W. 


8  Là  ON    BOUMAIN1 

Vappc  trouva  <ip- 

probation  de  ton 
d'ici  et  dau  delà  des  Carpathr, 

fut  enragée.  Elle  consacra  des  pag*  Ré- 

plique, d  cet  •  <  i 

«trahison  <}«•  la   Bongii<  nt>' 

ation  de  •  <<> 

plai  •  tudianta   rouma  M  à   la 

patrie»,  g«*Ofl   devait  éliminer  de  toutes  les  um 
magyar* 

Aussi,  le  G 
répr  oua  les  ■ 

////«-  h  i  pro 

.  Peu  aprét,  ot2* 

de   r  tnnhiit    | 

ta  Magyars,  il  fui  COndeMMté  à  4 

prison.   / 

eut,  pefutanf  '/,v   temalnee, 

la   iYan 

eOttf<  /O./WW    francs),    / 

proi 

f/f»7  fltti 

un    m 

ntOU  >ni(iim    d 

rfVMl     di  ni  ti  s 

dam  rtu  ii'u 

trait  ■  Bft1 

aller  fuiffit'auj  '  ci*  d  P**' 

glan  fail  par 

//»/./    <lnutr> 
ko. 

P  mdani  cette  efferveso 
Vauteui 

PlUi    tard,    il    s'rmhn  tut    ht     /,' 

H   n'a    ;<///>•   revu    >"    | 

L'«Institutul    Tipograficn    </^    S  rue 

atxri  Fui   atietJ  eauee, 

fond  iinoir,  m.  N    Roman,  fui  am  ri  i  ■»'■  d 

di r-li  )i  \t  ftioii  '       f    " 


v    nvoir    quitté    lu    prison 

I  qu€  rc 

M.    Un  h-  |    i  !    ta 

dé- 

préseni  /■  m  époqu- 

mts  étaient  de  jeunet  et 
irs  plaintes  \ 

tige  quelque  peu  décousu. 

//.■    h     ,  , 

r   de   peur   de   lui 
i 
le  prêt 

fut  pubi  n'est  pas  re  <>u  de  lit- 

phrases 

'ut  un   |  >ti<  mon  | 

les  et 
1916,  de 
v  indiquons  partout  lu  i 

I 

•    •    • 

trich     H  on    d'injures  se   dé- 

Ulemand  dans  i  '/" 

É   ^«infidélité»», 

po?rr    ?/»>    sa  luire   de 

Jmh  fait    une    <)><>Ht;  .   de 

f  divulgé  plus  té 

larer   la   guerre,   etc.    M.    Harpon,  dans  la   </ 

kunft  tous   <  ■  '  l  ilest 

1rs,  ni 
[tiques  des  emph  U 

courofif  M  oui  obligea  la  Rouma- 

nie à  tro  les  Puissmee*  centrales. 


KO  LA   QUESTION    ROIMA 

Dans  sa  déclaration  de  guerre,  la  R<>  dit: 

«E»  adhérant,  en  1883,  au  gro> 
traU  lumanie,  loin  d'oublier  les  Liens  du  sang  qui 

i   la  population  du  royaume  su- 

if la  monar  hongroise,  av 

rapporta  d'amitié  et  d'alliance  état 
gras  un  gage  précieux  pour  i  [ufl- 

LuasJ  bien  que  pour  l'amélioration  de  la 
Roumain!  d'Auti lebe  Bongi 

En  effet,  t'Mh 

ur  la  base  du  principe  des  n  tés, 

ru  pouvaient  i>as  ne  pas  reconnaître  avant  VAutricl 
BongrU  la  Û  U   du  fan 

leur  propre  <  ristence.  Cette  let 

niai  s*  établis  U 

i manie  des  assurance  nl- 

tani   <i  i  ultérieur  qu'à  nos  frontières  <  let; 

eue  n'était  pas  sans  savoi  point  i«-  mi 

eut  de  u  popul 

r  los  bons 
rta  entre  lei  deux  Ktats. 

notre   adhésion   à  la   Tripli»  •  rompe  pondant    une 

période  de  plue  de  1 1  mo- 

réfortne  I  de 

sa  fis  furt  U  au  COni 

une  racé  inférieure  et  condamnés  à  svf 

(fini   êk  ranger  (des  Magyars)  et  itue 

ipi'inir  minorité  mt   miliru  des  HOffOUeHlél  diverses  dont 

u  Tout  r  à  nos 

trèree  ont  entretenu  i  pays  et  11  un 

état    continu»]    d'anil  «lu 

■ri\    Al    : 

difficultés  et   d<>  noml 

n  Lorsque  la  guerre  actuelle  espérer 

que  le  gouv<  hongroii  b  à 

la  dernière  heure,  finirait 
site  urgente  de  faire  cesser  cette  Injustice,  qui 
danger,  non  seulement  nos  relnti  aie  mè- 

me  les  rapports  normaux  qui  doivent  Mts 

voisin-. 


Il 

méea  do  pendanl  lesquell» 

ralité  ont  prouv* 
Hoi  dre  meilleure  lu  peuples 

B6  montra  aussi   prompte  à  le» 
ante  à  les  défei. 

<ï  laquei 

lèmes  touche  :.ëve- 

loppemeni  national  ei  d  ne  des  Etats.  La 

Kui  contribuer  à  hâter  la  fin  du 

lit  et  so  </♦•   la   nécessité  de  i  >der 

ses  I  forcée  d'entrer  en  ligne  à 

ni  lui  as  sur  (  r  lu   ré(  i  de 

se  considère,  dè^ 

en  éi  ,  » 

Influencés   par   les  mensonges  et  les  entorses  de  la 
allemande  et  magyare,  beaucoup  de  gens, 
re§  et  même  parmi  les  Alliés,  se  dem 

Roumains  </<•  la  Hongrie  et 
nt  à  tel  point  opprimés  que  leur 
tHfier   i  don   du 

nanie  pour  I  ice? 

ruelgtCun, 

ntenant,  après  l'entrée  de  ce 

tout  à  fa  '*au,  on  pourrait 

r  ordre  du  g<  n  et 

répondant  peut- 

ntéréts  a  «de  conquête»  de  la 

rite  et  à  la 

lisant  ce  livre  paru  pour  la  pre- 

ès  un  quart  de  siècle 

-  nul  esprit  honnête  ne  saurait  lui 

contester  la 

fournit  ta  preuve  la  plus  éclatante  qu'en  1892, 

ans  apr>  la  Roumanie  à 

la  Triple  Alliance,  le  mécontentement  dêê  H  I  de 

devint  tellement  intolérable 
il  menaçait  à  chaque  instant  de  «mettre 
ment  les  relations  d'amitié  (entré 
Ron  et    l'An  triche-Hongrie)   mais   même   les    r 

ports  normaux  qui  doivent  exister  entre  Etais  ooieh 

iration  de  guern 
Roumar 


M  LA   QUESTION    ROt 

Depuis  1892  notre  situation,  Roumn  rie  et 

de  Transylcunir,  ?ïa  fait  qu'empir  lequel 

nous  t  'i  tous  les 

jours   plus  écrasant  encore  que   <  ■  I   pèse   sur   les 

Alsaciens-Lon                    Polonais,   1rs  I                      l 'russe, 
qu'on    !•■    i  >rru... 


!     /  se  recommande  donc  à  Vatt 

lecteur  pat  qu'il  fui  écrit,  prêt .                 r,  tel 
quel,  il  'i  a  <i>  fâ 
qUi  ni    ou    i 

ger  à  /<  ,  —  po>               >\jer  une 

ion  chère  à  M.  Béer,  —  où  les  1 

'i  //  h  du  delà  des  Carpathes,  caressa' 

problèn  malités  soumiset   u  la   < 

11(1  h 

in' il  se  pires» 
fondu  livres  de  propagara  ines 

fui   nr  I    lu   ///» 

in  ouirihir  ii  nu  bon  tens  du 

XùU  f  lturs  souffran- 

ces,  [(  ru  lions. 

Ce  livre,  par  <  onséquent,  n'est  pas  un  p  Cesl 

un  docutnent,  miens  encore,  un  lém>  ni  A 

in  charge  de  Vol 

Mal  son  style 

non 

nous  est  ehi  publiai 

rabondamment    t 

fOlii 

1rs   lihrrtrs   pour   8UX   seuls; 

parce   quHl    \ 
de  eeu  i  qui 

prit  public  en  //< 

parce  quHl  prouve  combi 
'tins  hommes  poHHq  mite 

Carolyi,  acceptent  d  'af- 

fublent   d'un   démocratb 
qu'ils  haïssent  cordialement  rt  g 


Unix 

t  qui  n'a  plus  de 

et  /.,.  M    justi  écla- 

.  la  nob 

\    p 


PREMIÈRE   PARTIE 


PREMIÈRE  PARTIE 


Essence  de  la  question 

(1892) 

-ait  que  la  Hongrie,  comme  la  Suisse. 

•  posé  de  différentes  nationalités.  Ces 

et  de 

succession  de  siècles,  ni  magya- 

risées,  ni  nisées,  q  «mal  fût 

la.  M 

onalités  et  les  événements  de  1848 
tes  les  nations  de  la  aus- 

■  liberté  na- 

capitale,  qui  n'a  jamais  cessé  d'être 

à  Tordre  du  jour,  était  alors  la  même  qu'aujourd'hui,  à 

ivec 
los  besoins  <n  i^s  aspiration*  nationales  »i«'  tous  lai  pan- 
ât.  Les  ncls   dénian- 
ts autres  nations,  un 
*) 

I    dan*   la    monarchie   au*tr«> 
!••  de  10».  les: 

■ 

8^42.000  .1.2M.000 

2.828.0M)        Croato-Serbea    .    .    2.948.000 

75Ï.0OO        Basées  3.158.000 

W.  Hracheili.  Statut j«*r».  .1er  ôaterreieh foeh- 

ns. 1889.  P.  î. 

met.  Ceechiehte  der  Nenzeit  Oesterreiehs  rom 
hrhundert  Ma  anf  die  Gea-enwsrt.   Berlin.  Theodor 
ami  1879  p.  724-725. 

LA  QUESTION  ROUMAINE  2 


18  LA   QUESTION    ROUMAINE 

Parmi  ces  nations,  se  trouvait  la  roum.i 
Le  15  mai  1848,  les  Roumains,  réunis  a 

plus  de  40.000  au  Champ  de  la  Liberté,  près  de  Blaj. 

après  des  débats  longs  et  anim<  nité 

une  décision  qui  comprenait  16  points;  le  premier  < 

tenait  ced: 

lion  roumaine,  se  basant  svr  ncipes  de 

libri  nlitr.  et  de  fraternité,  prétend,  m   pofftJ 

vue  son  indépendance  n<> 

f|    tant    qUê    ri'iti.  »  ») 

C'est  dans  le  môme  sens  que  furent  rédigées  toutes  les 
pétitions  que  présentèrent  au  monarque  • 
ment  les  nemfareuflef  députatlons  du  i 

Le  mémoire  présenté  au  monanj  :?5  fé- 

19,  peut  être  regardé  comme  l'expressir 
raie  des  désirs  intimes  de  tous  les  Ri  ^  de  1 l'Autn- 

Dans  cet  acte  mémorable,  les  Roumains  demand 

l    I  is  les  Roumains  des  Etats  autrichiens 

et  hongrois  i  ne  faisant,  mous 

<!<•  l'Aul 

2.   Une   administration   nationale 
point  (I.   rue  politique  qu'au  point  <!• 

8.  L'ouverture  sans  retard  d'un  congrès  qén< 
nati  ii   me  de  sa  constitution,  et  spéci 

ment  : 

a)  pour 
firme  par  s.  m. 
tnt  à  sa  fonction  ;*) 

POW   l'élection    d'un    mnseit   d'administration 
de  Sénat  roumain: 

c)  pour  organiser  l'administration   dr- 
des  districts; 

d)  pour  OffOUiter  NtUtmetton   %i  fonder  des  instii 
d'éducation. 

ir^JffîlSP  BfrV!u-  P*rU  al6M  dln  ittOTim  Tranaylrajilel.  8. 

îéme  que  les  Croates,  par  exemple,  a  valet 4 

t   les  Saxons  un  Comte  dea  Saxons,  etc.  de  mine 

Bonmalna   .'.mandaient   pour   eux   un 

<!<•  M  i:  i  •  rour. 


10 

\i   langue    nationale    roumu 
aux  Roumains, 
générale  de  la  nation  entier 
et, 

naine  au  po 
tricht,    proportionnellement    au 

t'uti 
,  pour  i 

Le  consentement  de  S.  M.  à  porte |  I    1<- 

ru  ».  >) 

I>»  nain  de  longrie  .■• 

sa  personn 
■ 
tif. 
ion  semblable  que  demandaient  éga- 
s,  les  Serbes,  les  Slovaques,  • 
ils  les  Magyars  ne  voulaient  point  entendre  parler 

les,  des  peuples  qui  co« 

ngrie  est  la  patrie  de  plusieurs  na- 

araissait  pouvoir  être  dissimulé  :  ils  deman- 

re  et  la  Transylvanie  pour  eux 

ils  allumer.  ■  le  dans  le  pays 

obre  r.  de  1848,  déda- 

in  dynastie   de    Habsbourg-Lorr 

ngrie  se  séparât  de  l'Autr 
lagyares  ont  été  eo  te  sépa- 

t  qu'elles  craignaient,  dés  lors,  ce  dont 
sont  que   trop  sûres,   à   sai 

qui- 
d*  l'hégémonie   hongrois  et   A 
y  t'est  point  Magv 

laê  Popta.  Memorialul  archieplseopului  ni  metropolitulul 

<«iriiii«.    un    lupfle   natlonale-pollMce   nie   Ro- 

or  1846-1K  tntul  Tipocraflc.  1889.  T.   I..  «S. 

Au   nombre  des  nituaUiree  de  cet  acte  noue  trouvons  lca  noms 

»♦>«    plut    ilh)*tre*    •  !♦•    In    nation    rOUMlM    St-    Ultl    Itf.    tt«»\  in«-.« 

nrrolse*.  nommément  ceux  dn   Baron  Sajruna.  du  baron 

ura<  ht.  de  Jean  Mocioni  de  Foen.  de  Jean  Popaso, 

ira.  de  Lucien  Mocioni. 


20  LA   QUESTION    ROI 

Ce  sont  ces  considérations  qui,  en  1848,  alors  q> 
Magyars  commencèrent  leur  révolution,  pousser' 
tes  les  autres  nations  de  la  Hongrie  à  prendre  les  armes 
et  à  lutter  contre  eux. 

Après  que  la  révolution  eut  été  étoi; 
au  pays  toute  espèce  de  systèmes  centralisateurs  qui 
tendaient  à  la  germanisation  des  autres  nationalités. 
Tous  ces  systèmes  ont  été  reconnus  impossibles. 

Après   que   l'empire   eut   éprouvé   encore   dans 
guerres  les  catastrophes  qu'on   sait,   le  chancelier   de 
Beust  recommanda,  en  1867,  à  la  Couronne  le  partage 
de  l'entière  monarchie  en  deux  Etats  relat 
dépendants,  l'Autriche  et  la  Hongrie,  reliés  en  une  ut, 
quasi  personnelle  pour  certaines  affaires  communes. 

An   Lieu  donc  d'un  Etat  fédératif  constitué  par  huit 
ou  neuf  Etats  particuliers  nationaux  Man- 

dai- rat  nations  q  i.niense 

on  a  organisé  d 
is  de  nationalités  diverses. 

i  i  e  ces  deux  Etats  est  incomparablement 

plus  lâcl  e    i  ••  ait  été  celui  qui  les  aurait  \ 

nis  pour  forn  rganism- 

Ce  sans  que   I  consulté 

la  majoriU 

de  leur  volonté  clairement  exprim- 
tenter  que  les  Allemands  centralistes  «i 

sur!.. Mt    ',  ar8i 

a  été  il 
dm  des  nationalités  n'a  pu  d  1892!) 

rénl  ,i)  parce  que  les  nations  n 

lit  alors 
«riiui.  des  droits  nationaux  ég« 

istitution  fédérale,  tandis  que  les  é 
centralistes,    Allemandi    et    Magyars, 
obstacle  à  ces  aspirations. 

H  choses  <i  rmr 

malité   i 
<""  Etat;  aussi   voyons-nous  se   dir,  <   ce 

Lut    ;  les    efforts    des    différentes    nations.    Mais    cr 

ri  pas  à  nous  qu'il  incombe  de 

nt  pour  tint  ,t  système  fédé- 

iche.   les   Polonais  de  Oalieie  ton 
noins   réconelli  «les  choses   r* 

sort,  car  11h  «ont  lee  seuls  auxquels  on  ait  accordé 

la  jouissance  d  une  large  autonomie  nationale. 


•Jl 

/  glotte     de 
')  c'est  ce  que  /  Uement 

i  d>  i„  natio 

•  uisse  cependant  comprendre  les  <  lm 
I  citons  sur  cette  question  l'opii 

occupés  de  l'histoire  de 

Mr    |  wald  6ci  quiconque  a 

lion  la  marche  de  l'évolution  naturelle 

-es  ne  pourra  mettre  en  doute  que  pour  réunir 

si  hétérogènes  de  l'empire  austro-hongrois 

s    un    organisme    politique,    il    n'y    ait    que    deux 

l'absolut i m  ue  confédération   h 

Les  Magyars  ont  donc  choisi,  à  leur  profit.  It  premier 

ils  sa\  len  que  nous  vivons  dans  un 

i  les  pan  ln'iimis  jaunis  des  droits  d'Etat  non- 
plus  de  leur  vni  face 
■  alités,   qui    célèbre   auj< 

•  iinment  ils  ont  raisonné  :  en 
Magyars,  habit i 
h  pactes;    l'é\  lu     principe 

pendance  natio  i  s  Slovaques 

«quea  pour  former  un   I 

«le  Russie,  les  Serbes  et  les  Croates 
Serbie    et    les    Roumains    à    celui    de 

T  croient  encore  que  ce  serait 
>ûr  et  p  d'obvier  à  cette  évei 

îser»    les  nations    co-)i 

ir   souriait   d'autant   plus   que   sachant 
îaient,  en   1867,  qu'un    peuple  A 

Mémorial  compote  et  publié   par  4a  délégation   de 

la  conférence  générale  dea  représentant*  dea  électeurs  roumains, 

KnlturKeaehichte  in  ihrer  nu 
trenwart.  Se  éditiou.   Au*sboure.  Lampart 
p.  1884,  t.  II.  pas 


22  LA 

millions  dhomn  tout  pourtant  et 

encore  le  désir  de  devenir  une  grande  nation  aux  dép 
des  autres  nations  du  pays. 

Quant  a  lavoir  if  celles-ci  ■  onsentai»  *»n  à  être 

traitées  comme  un  matériel  ordinaire  servant  à  forger 
le  néo-magyarisme,  la  question  paraissait  à  ces 
Magyars,  si  amoureux  de  la  liberté,  complètement  né- 
glige, i 

Déjà  même  Is  presse  magyare  a  forgé  la  phrase  st<- 
réotype  :  «  La  Hongrie  deviendra  magyare  ou  ne  sera 
pas.» 
i  ii    .1  .  mes,   ou   les  Magyares   réussir. 

>ï\b  non-magyares,  <>  ex- 

. onces  amèneront  la  chute  de  la  Hongrie  et  de  1 
tière  les  Habsbourgs. 

il  est     vident  que  pour  pouvoir  mettre  en  pra 
politique  désespérée  de  va  ba  >s  Magyars 

il    i  ne  peuvent  encore  a» 

de  nous  d'autre  système  que  celui  du  p 
i.  ut  absolutii  ■ 

':ièine  donc  que  les  Magyars,  sans  consulP 
autres  nationi  et  >ans  obt» 

smiIs   n  alise  le  «dualisme»»,  de   même  depuis  et  JttM 
qu'a  ils  décrété  une  foule  de  lois,  dont] 

la  plupart  I   à  l'existence  nationale  des  autres 

peuples. 

is  consulter  le  peuple  roumain  de  Trmnsyl 
nie  contre  sa  volonté,  alors  que  les  \nn  for- 

it  dans  ce  pays,  la  majorité  absolue  de  la  populn 
entière,  les  Magyars  ont  aboli  l'autonomie  de  la  Ti 
sylv.  pays  à  la  Honpi 

Par  les  lois  qu'ils  ont  faites  de  nobis  *  bis,  ils 

ont  déjà  décrété  que  nous  tous,  habitants  de  la  Hongrie^ 
rsf  Allemands,  H\tthènes,  Serbes,  Magyars,  1; 
nous  composons  la  seule  et 
magyare  ! 

•    base  absolument  fausse  • 
rionnelle,  que  i«>s  Magyars  ont  61 

Mt  le  but  est  l'anéantissement  d< 
nations  non-magyares  du  pays,  •  lansj 

10      î! 

ns  le  cœur  de  ces  peuples  la  conscien-  j 

comasfl 
loi  des  nationalités  de  1868,  q» 
chacune  un  minimum  nécessaire  pour  sa  p 


:    KN    HONGRIE 


m  de  ces  • 

Magyars. 

Soi î.s  ici 

ds    décrétées    par    les 

es,  les  Magyars  ont  imposé 
is  magyare  comme  langue 

d'apprendre  le  magyar,  et 

de  cette  Ioiik 

mous  a  été,  per  fa*  W 
•»  tout  entière,  et  der- 

lagyarisation  ne  blessât  pan 
b  ont  introduit  leur  langue 
n taire»,  puis  dans  l'instruc- 

tnéme  dans  les  asiles 

texte  hypocrite 

Il   va  sa 

m   mê; 

nettre  à  même  d'apprendre 
dm  temps  l'étude  de   i 

e  de  nos  aïeux,  a  dû  reculer 

cesse    et  son 

Nous               i  >yons 

t    rester    sta 

vés  de  notre  plus  puisssant 

•  le  la  faculté  d'user  de 

il  soutenu 

tous  les  peuples  de 

de  leur  individualité  i 

iix  siècles,  ils  n'ont  pu 
amais  se  laisseront-ils  au- 

lier  de  leur  nationalité. 

lient  pas  se  laisser  prendre  à 
ommencé  à  les  ter- 
idée  de  l 
iltur  magyare*  (une  plate  h 

jue  s'oppose  à  ces  patentes 
n,  est  sans  cesse  frappé 
a  ver 

tout  le  monde  sent  q 
chose  qu'un  voile  qui  cache  la  C 

Les  i  depuis  1848  jusqu'au- 

iss  légales  contr- 
qu'on  leur  f  .lui  qui 


24  LA   QUESTION    ROUMA1 

comme  élus  des  candidats  magyars  qui   ont    réuni   la 
minorité  des  suffrages,  protestations  annulées  pour  \i 
ces  de  forme,  application  de  la  loi  sur  la  presse  édictée 
par  l'absolutisme  autrichien,  persécutions,  emprisoi 
ments,  etc.,  etc.,  voilà  les  armes  de  la  noble  ma- 

gyare» en  face  de  nos  «nationalités». 

C'est  ainsi  que  notre  peuple,  du  fruit  de  son  p» 
travail,  doit  payer  les  ministres  qui  lui  sont  étrangers, 
les  députés  qui  lui  sont  étrangers,  les  gouverenurs  des 
comtés  ou  «comtes  suprêmes»  et  des  légions  d'au 
fonctionnaires  qui  lui  sont  égjt  rs»  C'est 

toujours  de  sa  poche  qu'il  doit  cont  normes 

dépenses  des  écoles,  des  professeurs  étrangers,  de  mille 
institutions  étrangères,  qui  ont  toutes  un  seul  but,  la 
satisfaction  de  la  nation  privilégiée  magyare,  la  ni 
matérielle  et  la  dégradation  intellectuelle  de  notre  peu- 
ple Il  n'est  donc  point  étonnant  que  notre  peuple,  aussi 
bien  que  les  Slovaques,  les  Serbes,  les  Ruthènes. 
soit  venu  à  n'avoir  ni  sou  ni  mai 

Et  comment  pourrait-on  s'imaginer  que  des  gouverne- 
ments comj>  rangers  et  mém> 
/<  uples  ressentent  de  la  compassion  | 

Lpréhenstan  de  leurs  besoins,  soit  matériels,  soit 
Civilisation  nationale? 

Sous  féodal  quelle  *>  ire  suier 

la  nation  magyare  nous  persécute,  nous  Roumain- 
toutes  les  autres  nations,  grandes  et  petites,  non-magya- 
res de  la  Hongrie.  Mais  nous  ne  sommes  pas  des  peu- 
pies  d'au-delà  des  océans  pour  souffr 
fin   du    XIX*  siècle,  d'être  exploités   matériellement 
dénationalisés. 

De  même  (ju  un,    marâtre  n'aime  que  son  pr< 
fant,  ne  satisfait   .pie  ses  besoins  et  ses  désirs 
donne  aux  autres  que  quelques  morceaux  de  pain  et  son 
in  mépris,  de  même  le  gouvernement  magyare 
protège,  no  fait  progresser  que 
gyare,  trouve  que  les  autres  nationalités 
léraHrs  obstacles,  et  ne  cesse  de  non 
i  Roumains  et  A  v*. 

Kt  <lemandons-nous  donc  an)  >:r«l  1, 

inlons-nous  que   les  Magyars   nous   a! 
<i"  t  îe  ce  qui  leur  appartient  Demanda 

nous  des  pn\ 

Depuis    1848   et   jusqu'aujourd'hui,   nous,    l\ 
nous  avons  réclamé  et  nous  ne  réclamons  q\ 


m 

s  demandons  des  droits  nationaux,  • 
i  irons  dans  ce  pays  et  que  ne 

•mandons  en  wtu  du  principe 
s  voulons  être  ad  mi  ni  m 
i  es  dans  notre  langue  nationale, 
m  députés  et  nous  choisir  des  toi.  ires  que 

s  pas  à  sou) 

Ine  que  nous  le  vou- 

en  aurons  besoin,  ce  que  nul  ne 

[ue  nous,  nous  demanda  nous 

rgie   possibl-  >oit 

us  seuls  sommet  maîtres  de  notre  s 

us  vivrons,  nou>  ions 

admettre  que  les  Magyars  s'arrogent  le  droit  de  nous 

inière  nous  devons  penser, 

les  Magyars  nous  donnent,  à  nous» 

i'i'ils  fassent  notre  l»n- 

n  un  mot  voulons  avoir,  nous  aussi,  en  ce 

nous  voulons  être,  nous 
aus>  ree  du  sol  habité  depuis  des  siècles  par  nos 

pères  et  nos  aïeux;  nous  voulons,  nous  aussi,  être  é< 
rés  de  ce  h<  q  appelle  la  M*  »ilà 

rouma 

réclamons  des  droits  nat 
naux  sur 

membres  d'un  p>  a  une  \ 

et  de  sa  dignité  i  le;  nous 

'vi  par  te  sang  et  ta  langue  des  Houm<i 

et  nous  prenons  Dieu  à 
naliti  de  nos  pères,  la  mort  seule 

Il  h  que  nous  sommes  éloignés  de  Home,  la 

immortelle  «i-  race;  nous  avons  résist* 

oique.sans  discontinuer,  les  hordes  des Goths, 

des  Avares,  d-  s  Magyars,  des 

d'autres  barbares  aient 

re  pays  la  torche  et  l'épée  à  la  main,  à  travers 

les  époques  si  longues,  si  pénibles,  sj  >s  de  ces  17 

les,  nous  avons  su  garder  la  langue  douce  et  sonore 

nationale. 

dépit  de  tous  les  désastres  de 

ilouroux  passé,  nous  voyons  poindre  le  salut. 

aujourd'hui  qu'après  des  souffrances  millénaires,  nous 

voulons  respirer  nous  aussi  l'air  frais  et  réconfortant  de 


LA   QUESTION    ROI 

la  liberté  nationale,  c'est  aujoui 
libérale»    nation    magyare    enta  de   non 

ger  de  nouveaux  fers,  en  essayant  derechef  de  nous  ex- 
terminer comme  nation. 

1  n   1784  et  en  1848  nos  parents  né  généreuse- 

ment   tour  sang  pour  nous  délivrer,  nous,  1 
leurs  neveux,  du  joug  cruel  de  la  féodai  {rare  du 

moyen   âge;  à  peine  y   avons-nous   échappé  que  nous 
aujourd'hui  écrasés  sous  le  joug  d'une  nouv.  11. 
dalité,  de  la  féodalité  d'une  oatl  la  féodalité 

(lui  judéo-magyare  q  la  des  siècles 

nous  exploite,  nous  opprime,  et  ne 
nom  de  nos  fers.  Car  nous  posot 
//  (n  âge  que  a 

0  0\  I   pour  la  lil>.  rtr. 

la  violence  dans  le  libre  développement  de  i 

IKltlOlKllcg? 

Tout   homme  qui  juge  froidement   Si  **M   justice  doit 
l  n  -ii\ions  pas  ce  q*. 
moment  es,  que  ce  n'est  pas  tta- 

quoi  est  pas  nous  qui  tendons  à 

'mil  n,  que  ce  n'est  pas  noua  q>  été 

les  auteurs  du  despotisi 

les   Mauvais. 

Dai  xposé  préalable  il  résulte  que  la  lutte  à  la- 

11e    nous   sommes   provoqués   n'a   pas    1 
<i  une  lutte  de  partis:  ce  ne  sont  pas  ici  des  1) 
U  ors,  des  démocrates  ou  des  s 
•    coml  des  théories  et  des 

me  lutte  <i.>  races,  da 
nation  unti  entière,  ou  plutôt  pi 

trus,  ,!e  méaatomu 


Antécédents  historiques 

(1892) 


Lorsqu'un  peupla  veut  en  < 

qui  m  distinguo  de 
psr   sa    race  et   aa   langue,   il 

r#-«„ii  ».//♦•     /*••     j.r.'N  nfionj     g*     /a 

/.uir/i   Fa/ma.    •) 

ivée  d'Asie  en  Europe,  le*  Magyars  0 

ont  sur  le  sol  qu'occupent  m  nent 

nie  à  trois  pr 

maines.  C'est  le  •  *yar  le  plus 

lut,  du  XIV*  siècle, 

i  Transylvanie  régnait  le  prince  Gélo  ; 

es,  le  prince  Mcnu-Morot  ;  dans  les  contrées 

des  '  b  Crisiu   (Crisiul  Alb,  Crisiul  Negru  et 

ans  le  Banat  le 

i  des  luttes  sanglantes,  deux  de  ces 

utéf  tari  juises  par  les  envahisseurs,    la 

ie  proprement  dite,  fit  un  pacte 

•  les  époques  où   l'idée  nationale   ne 
autres  questions  préoc< 
les  n  m  masses  du  peuple  as- 

!  tus. 
La  lès  son  apparition   dans  11 

ont. 
mier  roi  de  Hongrie.  même,  était 

ic  son  pays  était  la  patrie  de  plusieurs  peu- 
ples.  C'est   lui    qui    a   énoncé   cette   maxime  :    Regnum 

I   armée  de  Hon- 
11    naturel   de   tous   les  peuples   du 

Del   prinel  ■  national  ità  nella   modem» 

société  enropea.  Milano  Fratelli  Trêves,  1SS7,  par  A 


28  LA    QUESTION  INE 

pays.  Il  ne  pouvait  même  en  être  autrement.  Dans 
anciens  temps,  on  ne  mentionnait  guère  la  nation;* 
des  peuples  et  des  armées  :  c'est  qu'alors  la 
de  nationalité  faisait  défaut  Nous  a 
preuves  sans  nombre,  éclatantes,   du   rùle   qu'ont  joué 
les  Roumains  et  les  autres  nations  dans  la 
leurs  propres  foyers  et  du   pays  commun  à  tous. 
Roumains    <  t  spécialement  ceux  du  sud  de  la  Transyl- 
vanie, ceux  du  Banat  et  ceux  du  Mai  dès 
lors  et  jusqu'à  nos  jours,  un  peuple  organisé  militnirr- 
ment,  qui  avait  la  garde  des  frontières  qu  il 
ce  n'est  qu'on  vertu  de  ses  services  militaires  qu'il  pou- 
\.iii.  «  n  ces  u  inps-là,  jouir                                            pro- 
vinciale. L'historien  magyar1)  Pesti  Frigyes,  • 
est  point  du  tout  favorable,  est  i 
le  fait.  Ses  deux  livres  comprennent 
de  documents  où  l'on  ] 
monde,   quelle   était    l  organisation    mil 
mains,  n  qoui  dit  aussi  quelles  et 
Hquet   roumaines                         anales),                ^quelles 

h  en  vigueur  un 
antique  um  \<n 

même  d<  s  t. nitoires  rouma  lites  de  S 

rand,  Satmar,  Solnoc ul -de-Mi jloc 
Fagaras,   Maramurès,   et  I^s   fni 

contre  lea  Turcs  oi 

théAtre  le  territoire  dee  Dations  non-magyares  (i 
ceux    de    Campul    N!  ùsoara,    CAr 

Baia-Mare,    etc.).   Q\ 
l'histoire  «'t  sur  la  cart» 
jHMit  se  convaincre   aussitôt 
iouj<  astitué  un  mur  d 

ponj  ennen  ne  les  Magyars  ei 

la  gl< 

SpédaJemenl   le  poids  des  guerres  i 
a  été  en  grande  partie  supporté  par  les  R< 
royamuo    de    Roumanie,    conduits    par 

Mirera     l\\ , 

81  par  /      Roumains  de  Trai 
Ce  sont  les  Roumain,  qui  ont  élevé  les  li 
forts  du  Banat  du  Sud  et  crt 

„;,;, l  A  Srfrény  vrmWel  hmjdani  oUh  kerûlfk. 


EN  Vl\\\  EN    1I0KG1IIS  --' 

hait  toujours  la  défense  des  gués  du 

des  passes  méridionales  des  Carpathes. 

res   étaient   alors   roumains   comme   ils   le 

ce  sont  des  bras  roumains 

lus  aux  époques  d'inva> 

losrpli    K  était  loi' 

La   toléra 

la  paix,  qui    corres- 

i  nos  temps  do  ices- 

i»s  de  répoqn  à  ce 

ipoqurs 

«•ff«»t  nullement  un  aed  -torique 

is  puissant 

I 

1).  ait  si 

\iathiat   (  -rale- 

is  juste  et  le  plus  glorieux  des 

savons-nous  pas  tous  q  Mère 

h   msgyars   sont   de   fait   des    Slaves-? 

issidessiov: 

H  la 
la  ses  héros.  Des 

su- 

s   (viros 

fari  clarosj  obnubilât  Eftm- 

ibus  na  I 
I  : 
H  odum  laudatissimarum 

ss  Tui. 
îtpote  quos  a b  ipsa  rrrum  Do- 

•  r    die    ehemaliffcn    Knwn    ond    Kn«tiat> 
Wallachen    in   8iebenbtlrffen,     Brasov    (Kronstadt).    1878.    p. 


2)  (Atnens  8$  toria  de  Europe.  De  Hun- 

garis.  Cn- 


30  LA   QUESTION    ROUMA1 

mina  Urbe  Romana  oriundos  constant:  unde  nunc 
quoque  sua  lingua  Romani  vocantur,  tua  ista  gens  for- 
titudinc  praepollens  fuit;  multorum  praestantissimo- 
rum  Ducum  Genitr  r  quos  et  /o< 

Inclyti  Mathiae   Régis   Pat  lius   aetati   prox 

majores  Tui  potissimum  cnintuisse  fer- 
reur  Ferdinand  Ier,  dans  son  diplôme  du  £ 
1548  donné  à  Nicolas  Pœhus  (lui-mém» 
igonie). 

D'ailleiu  rien  magyar  si  célèbre  par  son  chau- 

vinisme Dr.  L  Réthy,  dit  lui-même  ;»orte  ce 

l'on  en  «lit.  C'etl  un  fait  que  ce  sont  les  R< 
ont  donné  I  Dr.  1 

ma  ,    a    magyar    tarsail  a,    dans:    Bu 

pes  naptar,  1890,  p.  42). 
\\  Ili'    | 
dernière   f 
Roumain,  de  Transylvanie  ont  fnit  preuve  de  la  plus 

l)   Que   nous   apprennent    tous 
faits  historiquee?  Ils  nous  apj>-  magya- 

•  .  qui  aujourd'hui  le  mérite  des  fils  des 

nations   non-magyares,    en    faisait   de    même    dans 
passé,  et  m  toujours  il  s'est  paré  d'héroïsme  pour  les 
ces  et  la  gloi 

1741,   1  impératrice  Marie-Thérèse  vint  à  la 
ibourg  et  na  ses  bras, 

larmes 

lui    prêt 

Prusse  •  i.ire. 

Alors  s-'   produisit  cotto  scèl 

issitôt   leurs   épées   « 
célèbre    pro;  r    j>r<> 

Tkerrsia.  Oi  fut   fort  beau  MU 

mapnats   s'. 
maines  ils  form 
partie  i  ',,  poupin  roumain  1  Les  régi 

81,  33  i  • 
verser  leur  sang  a  pro  rey<  r  \n  Ki, 

«1rs    \i;,: 

la,  car  il  n'y  a  que  peu  de  temps  ces 

régiments  a  célébré  en  grande  pompe  son 

scrvnrioni   intorno   U   Valable   e   la    MoUUvin. 


.  (en  1881),  sa  propre  histoire.  »)  On 

à  bon  marché  ! 

tis  déjà  »,  sous  le  règne  de  l'empereur 

il.   i<  i  ransylvanie  proprement 

orter  l'oppression  plusieurs 

tits    despotes    les    magnats 

<  s  armes   contre   ceux-ci.   Les   trois 

les  Magyars  pour 
ix  persécutions  di  génères. 

pie  rouu 
étranglait   La 

ngrois  r« 
s   frappées  à  cette  épo«i 

•  s   Hou- 

^Bs  ont  iérl- 

tai.ni    p*f   que    1 

les  bâtai  ;rocités  de  p  ;  au- 

D   fut   réprimée  et  les  trois  « 

»iér- 

ia.    De    sorte    qu'en    1848,    lorsque    les 
yars  se   ré\ 

les 
Lmméd  i    guerre 

pré- 
ouis  Kossuth  et  son  armée. 
os,  dans  des  discour- 
ors  se   vaut* nt   d'avoir  lutté  alors 

de  les 
Messieurs  les  Magya 
était  le  triomphe  du  pr 

h  fut   la  plus  flagrante  cont 
-ouïs  maîtres  de  vos  desti- 
i   vous  avez  été   approuvés 

•  tes  pas 
la  revenait  en  tout  droit  et  jus- 

I    >memoral-  u    reffimentul    de    infante 

j.    Marrie    Duce    Fr  helm   de    Urcklenbura 

Uti  mi   rériment.  1891. 

les    Foi    Comemoratire    relative*    an    rejr.     St.     SS 
(Ara.' 


32  LA   QUESTION    ROI  M  A  IN  K 

tice  d'après  le  principe  national  ;  alors  comme  aujouti 
(Thui  vous  avez  voulu  être  également  les  maîtres  de 
notre  sort  et  de  notre  terre,  ainsi  que  du  sort  et  des  terrm 
de  toutes  les  autres  nations  du  pays.  \  is  aviefl 

promis    les  bienfaits    de  votre    con-  uaif 

en  nous  demandant,  à  nous  toutes  les  autres  nations 
du  pays,  de  renoncer  à  nos  langues  et  s  natioj 

nales,  à  toute  vie  nationale,  et  d'appi 
magyare  pour  former  avec   vous  la  prétendue  «  uniom 
national 

Cest  à  cette  prétention  monstrueuse  que  nous  nous 
sommes  opposés  alors,  que  nous  nous  opposons  aujourÀ 
(il, ni,    qw         /v   nous   opposerons    t  '    Pourquoi 

donc  toutes  les  autres  nations  non-magyares  du  payai 
les  Croates,  les  Serbes,  les  Slovaques,  etc.,  combattaieni 
elles  aussi  votre  «constitution»»?  V  v>ur  touû 

ces  peuples  votre  c<>  r^% 

Hté—  que  le  plus  on  tinfl 

et  les  Croates  >  t   contrainte  ^s«r   plutôt 

la  cause  «ir  |Vn  re,  c'eaj 

la   preuve   la  plus  évidente  qu'l 

alo?  constitution   mille!  >Up| 

plus  (>]•!  l'absolutisme  a* 

Vous    i 

la  renonciation  à  n 

nion  <lc  in  i  açuar  pou 

nous    u  nous  avait  promis  M 

moins  le   respc<  miel 

pour  tu  •sbourn 

t  pourquoi  i.>  Roumains,  formés  en  puissantes  l9 
Mioi  'luits  par  l'a  on 

par  le 

tirent    .mi    L'u.Tre   contre    la  vars   de] 

nous  courber  de  nouveau  sous  le  joug  <r 
tion  Féodale  et  plus  despotique  que  le  pire  systèn 
Inti  Roumains  des 

benbOrgisches  Erzgebirge»»  on  allemand),  les  Motzii  de* 
vinrent    la    terreur  des  Magyars  —   jusqu'à  ce  jour. 
Magyars  les  accusent  «1  vera] 

«•"x-  I  M  Ro  imains  ne  sont  pas  du  tout  un  p< 
mais  nous  croyons  aisément   qu'un 
<e   point    pondant   des   siècles   ait    p  xaspéré   et 

aveugle  dans  sa  haine,  dans  sa  soif  de  vengea 

L'historien  de  ces  t.-mps,  Anto»  i  os 

Magyars  voulaient   rester  Magyars,    ma  deman- 


n 


ire  était  un  m< 
ralisme  et  d<  ns  de  doi 

■ 

h,  qui  8< 
les  pouvoir.^  s  ressources 

tous  les 

•\s  pour 

a    du    pa 
rite  de»   ; 

insupport.  ait     été 

I 
nous  gai  des  éco- 

ise  les  g 

>    avions   nos 
sous    la 

pas  un  seul  dé] 
pas  un  «eut 

l'absol  i riait  point  de  kulturegy- 

edovs  3)    et   d'autres   pareils   mrr 
dénationalisation,   dlgi 

il   joun  oumain 

été   emprisonné  ;   mais   sous   cette   constitution,   de 

inçer,  Oeaterreich 

'-<«,  pag.  G 

Association  pour  la  magyar  isation  des  nationalités. 
Asile»  on  crèche*  ponr  la  magyari nation   de*  petit*  enfY 

3 


31  LA   QUESTION    ROUMAIN K 

nombreux  journalistes  roumains,  pour  avoir  eu  le  cou- 
lage civique  de  défendre  les  droits  de  leur  nation,  onfl 
été  traînés  devant  les  tribunaux  et  presque  tous  ont! 
goûté  les  bienfaits  de  ce  «libéralisme»,  dans  les  prisons 
de  Vatz,  de  Cluj,  do  Sibiu,  de  Seghedin,  de 
C'est   une  ère  bien  amère    que  cett» 

nelle  »,  et  elle  dépasse,  en  oppression  >n*J 

le  plus  réactionnaire  absolutisme  autn 

Les  Magyars  s'efforcent  de  pro  c'est  a   1  in- 

fluence de  la  «Kultur»  magyare  que  nous  devons  M 
commencement    de   la   nôtre.  A   l'ai  ; 

mation,  ils  invoquent  le  fait  que  les  princes  calvi- 
nistes do  Transylvanie  ont  imprimé  des   1. 

<  h  roumain  ;  mais  nous  savons  aussi  qu'ils  ne  l'onfl 
point  fait  dans  le  but  de  nous  civiliser,  mais  dans 
celui  de  nous  convertir  au  calvinis-  lad 
comme    le    jour.    Cest   l'union    de    not: 

celle  de  Rome,  au  XVIIIe  siècle,  q 

donné,  d'une  manière  durable,  l'impulsion  à  n< 

ture  nationale,  et  nous  a  fait  faire  ogres,  Mald 

eette  union  n'est  point  due  a  lin  lagyarismel 

Les  Jaunes  Roumains,  qui,  par  suite  de 

été  envoyés  à  Rome,  en  ont  rapporte  l'influence  de^fl 

<  ivilisation  aie.  Les   inii 
national   au    XVIII-   si. 
nationale   des   Roumains,   les   I 

rge   Sincai   de   Eadem,   Sumuil    M 
lait  leurs  études  littéraires  I    I 

Kultur»    magyare    tant    prônée    m  alors   ^ 

l'aune,  et  m  pouvait  donner  aux  autres  ce  q< 
pas  "lle-môme. 

Les  Magyars  affirment  que,  jui  >të,  les 

mains  n'avaient  point  demande 
La  vérité  est  que  dès  la  première  moitié  du 
He    le  peuple  roumain  réclamait  des  di 
nationaux.  *^       ' 

ii.NtSîr>Hlv6cîuc,xln?0fenl  MUo'  qui  tout«  •*  vie  a  lutté  à 
Mtionnî,tle^  ,et  du  Ç?u5le  P°ur  notre  émancipation 
£*«?  l  rcli«ieuse»  décrit,  en  17 i 

SSÎJ?  T  terT8J  "~ct  nou9  «ouffrona  de  beauo 


■M 


Ol  alors  lea  Roumains? 

mcs   auj«  après  150   *&"ées 

écoulé*»*,  nous  ii, ■n,.iii.i«iii-  .!..:••  a  banti  tl  mtsiiUtnM 

connus 
\ts  aux  autres.  ')  En  1713  et 
t  pas  ce  est  auj< 

nains  de  Transylvanie  et  de 
>rs,  absolument  comme  aujc 
peuple  qui  a  la  conscience 
tible  à   former  une 
e  et  nation;: 

•mmis  et 
toutes  leurs  forces  con- 
<>ns  non-magyares,  pour 
-  projets  de  map. 
-  vonl  luaqu  ft  dous  parler  d 

i   ces  théories,  à  lu 

me,  comme  est 
l^es  Magyars  ti< 

!ÎOU- 

re  en  dérision  le  pays  et 

et    à    produire   l'impression 

guère  été,  dans  les  temps  anciens,  gens 

tes,  ainsi  qu'on 
écoles  qu'auraient  été  les   I 
m  du  ro\ 

m  magyares;  mais,  pour 

is  de  quelques  écrivains  an- 
la  passé  nos  co- 
9  d'alors.  Sebas- 
1550,    qui 
"sont  durs  à  la  peine, 
eHent  à  de  rudes  épreuves  la  Transuh  < 
;  ar  les  Magyars);  ce  sont  des  hommes  fi 
rs%  très  braves  et  toujours  prêts  à  entrer  en  lutte.  ') 

On  Ht  dans  l'original -  ac  plurlm  alia  aunt,  aaorstisaima 

Kegiua....    qnae    Clonim     \attonemquc   Valachlcum    quasi    in    al 
iervitute    Fgyptiaca    susplranlem    utque    ad    tanguinmn    te- 

1)  ««  Agnotcamur  pro  recepta   natione  »».  (V.  lea  acte*  de  l'évê- 
que  dans  lea  archives  du  chapitre  de  Alba-Julia.  à  BiaJ). 

Hmmuê  MQnMterus.  Coaaog raphia,  Basileae,  1550.  p.  910. 


36  LA   QUI  MAINK 

Vers   le  même  temps,   Gratiani  écri  riant   des 

armées  roumaines:  «  Ils  se  battet 

avec  tant  de  mépris  de  la  mort  confiance 

en  eux-mêmes,  que  souvenu  avec   uit>  !  hom- 

mes, ils  ont  mis  en  fuite  /»'*  armées  de  isins  ». !) 

Le  célèbre   historien   polonais,    ( 
aussi:    «Ce    sont    des   homrn 

et  il  n'existe  pas  "otissà 

par  V amour  de  la   yl< 

plus  petit  pays  contre  plus  d*ei  Itf  les  ai» 

toquant  •) 

Nous  pourrions  continuer  la  série.  Noua  noua  c< 
tons  de  I  »n  citant  l'opinion  d  i  Ma- 

<i<   m    Rodolphe  Bcrgner  3)  qui,  aidé  de  sa  propre 
les  poursuivies  avec  constance,  est  ar- 
affaires  de  ce  pays;  >•<•-. 
qu'il   dit:   «  /,-•   //<  i  |  ment   sur 

le  même  pied  que  le  peuple  hongr< 
lans  des  luttes  a 
il  lui  a  servi  de  dêf* 

Eugène,  se  #ei  Presqur 

les  M  dans  leurs  joui 

roumaine,  nous  i 
i  he  d  h  «agitât. 

louti 

l»onne  r- 
:oons  un  peu  le  cas. 

in  homme,  qui  a  fait  de  longues  études  sur  la  vie 

publique   hongroise.   M     * 

1)  (;/.  De  Heraclide  deapota.  pa*.  »:   .Tanta  autem  aJ 

tlacia   prœha   in,  „7lie   kottium   eSmÈSmiSmmM  iSSZ  «S 

ne  haud  magna  m.«nu   InteaïS  SSSSSSSSi  S 

n>HreS:^vEiïïa.DJ?rp,,Hn' dM  «-H 


EN  1  I    HOK€  «7 

seur 

ih  sa  poclie.»»  *) 

té  de  Graz, 

est  fairr 

rappeler  sans  cesse  la 

t    assumer,    par    l'abus 

"  2) 

.    mit  les  lieux 

ve  aussi  de 

i  les  Magyars,  dr  au- 

expose, 

'on, 

:ices 

♦  dilectlon  pour  ce  q 

i  nation, 
tance»  et  rapports. 

Int  ses 

so- 
'••s   Magyars,   les   caractérise   ainsi  : 

o  de  soi  'orte 

itriotisme  jusqu'à  lllura  rs  mai- 

és  sur  la  paille,  au  milieu  de  leurs 

••  fils  fi\: 
sont  bii  rinnno 

/.  Daa  ungarinrhe  Stnat»r<* ■' 
». 

unfrariscl 
ihr   Erwerb   nnd   Itare  Geeehtrhte.   Inn«bruck.    1W7. 
face. 

-icbcnbûrgon,    Land    un.:  Isthfl 

fawcr   aul  18tft. 


louard  Thouvcnrt.  La  Hongrie,  dans  la  «  Revue  des  Deux- 
Mondes  >  du  15  mars  1889. 


38  LA   QUESTION    BOUMA1M 

non-magyares   de    Hongrie,   avec    cette    révoltante    | 
somption  qu'ils  étalent  en  toute  occasion. 

D'ailleurs,  voilà  un  aveu  échappé  à  une  feuille  ma- 
gyare :  «  Il  y  a  des  faits  que  Ton  ne  saurait  nier.  C  est 
ainsi  qu'il  existe  en  Hongrie  une  loi  pour  les  nationaU* 
tés  dont  la  teneur  n'est  point  respect 

»  C'est  ainsi  que  le  système  des  éle< 
ciel,  est  combiné  de  telle  sorte  que 

par  les  Roumains  envoient  moins  de  députés  que  ceufl 
habités  par  les  Magyars. 

Iles  magyares  élisent  un  député  avec 
2  à  300  voix,  tandis  que  c'est  à  peine  s'il  rr  dé- 

puté pour  5000  électeurs  roumains. 

»  C'est  là  une  injustice. 

»  C'est  un   fait  encore  que  dans  les 
par  les  nationalités,  on 
fonctionnaires   qui,    au    noni 
nistn-nt   <'t   rend. ut   la  justi< 
pachas  turcs. 

nous  pourrions  énumérer  des  centaines  de  faits 
pareils   qui   tous  prouv. 
mêmes  ne  respectent  pc 
sorte  que,  même  après  l'apparition  d 
nesse  magyar 

onalitès  sont  opj  .  J) 

1  h  bien,  Messieurs  les  M 
courage  de  falsifier  la  vérit 

jamais  ouï  de  reproche  plus  in 
Valaques  font  aux  Magyars?»»  *) 

Ou  bien,  croyez-vous  encore  qu'en  niant  ainsi  mordi- 
cus 1  t  nus  pourrez 
nou.s   toif 

Ah!   estimables  Magyars,  aves-vous  oublié  l'histoire 
de  votre  pal  •  z-vous  oublié  «•  s  aussi. 

vous  a  chargés  de  fers  pour  vous  empe 
votre  esprit  national       \\,  /vous  on; 
de  germanisation  de  Joseph  II  ? 

ses  vous  vous  êtes  révoltés  en  1848  T  Aves- 
vous  oublié  l'absolutisme  germanisateur  de  Ba< û 

meiïingl  Oui,  vous  avez  tour  rce  que  vous 

ne  sente/,  pins  sur  vous  le  joug  is  ne  voves 

|     \  oyei   t  Magyar  AlUni  »  du  a  juillet  1891. 
2)  Op.  citât.,  p.  56. 


IN  TRA  ffOMOl 

uacés  le  très  té.  votre  latn 

nalcs,  vous  sav. 

matière  brute 
bonne  q  itlon  étrangère! 

u»n- 
louif  par  le  so- 

des  peuples  altérés 
ible 
des 

tus  de  jadis,  tout  si 

plus  bes< 

l«*s  drapeaux  de  l'armée 
couleurs  magyares? 
'te  armée  eoi 
•  >*.•  Uni 
mmandement  magyar,  des  officiers 

"S? 

is  les  séances  des  «DéK. 
dans   l'armée  le  M 

i  crues  représentants   du 
prii!  us  combattr. 

<its  éga* 

♦•rentes   nations 

>us  vous  êtes  fait  des  ennemis  des  li 

I  la 

<»n 

nde    von 

rotx  g,  l'espace  nous  dé 

nous  vous  rappelons  la   lrçon   suivant  vou* 


40  LA  QUESTION    ROUMAINE 

donnait  récemment,  (treize  ans  avant  la  guerre.)  l'une 
des  feuilles  les  plus  ancienne  plus  sérieuses  de 

l'Allemagne,  alors  qu'elle  vous  disait  :  «  Les  Magyars 
auraient-ils  un  seul  ami  sincère,  dans  leur  patrie  et  au 
dehors,  si  les  Allemands  eux  aussi  l*s  abandonnt 

»  Et  ces  chauvins  croient-ils  don 
gyare,  isolée  comme  elle  est,  pourra,  san- 
rents  par  le  sang,  subsister  su   rallie  'très  peu- 

dont  elle  s'est  fait  des  ennemis?»  ») 

■nais  le  colosse  du  Nord  fond  sur  nous,  quels 

>as  sépare  des 
ns  doni  il  est  qucsli< 
Du  haut  de  votre  grain: 
\oiis.  v  causerez  ta  rui 

tous  les  peuples  qui  j 
Toui  ttt  ne  prouvent-ii  u  tout  le 

L'yar  n'est  qu'un  élé- 
ment de  trouble,  de  déson  Car  il 
est  clair  q 

n'hésite  pas  à  attenter  à  la  personnalité  national • 
autre*  s  est,  d'après  la   logique  A  «»sprU 

sain,  par  cela  même  un  élément  de  désor<:  la  des- 

truction, parce  qpj<  •  .roté  et 

il  les  pousse  violer 

«La  nationale,  dit   Ncld,  se  tran> 

une  passion  ii< 

spéciale!. -nt  par  cel  affola     a(  i 

est  cause  gu< 

génère  en  un  égoïsme  spécial  national...»   *) 

0  .7  ». 

2)    Joseph    ItcUl     GruHàantehaHUMarm    ëber    Slant    u»d    OeweU- 
*chaft.  Brockbaua.  1W1.  t.   I.   p,  SIC 


L'origine  des  Roumains 


h  fisses  compactes  le* 
-,  la  Bessarabie  et  le  rc 
ce  même  peuple  se  t  i 
Bulgarie   et   surtout 
«le  nos  historiens  et 
imains 
un 

Les  Mâgv.!!-   manquant  d'autres  armes  pour  mtntMt- 

la  à 

ont   souti-nu    M" 

pas  an 

••e  des  él 

presque  a  la 
serions  glissés  dans  notre  pal 

nt  à  la  venue  des  Magyars, 
notre  01  o  résout  ain 

rres  acharnées,  l'empereur  Trajan  « 
ra  10»  ai 

i>s,  la  D;i 

sous   In 
•ares,  en  vers  260,  les  légions  i 

t    peuplé  ég.  un 

le  langue  néo-romain-     v 

•  s  et  des  Romains  restés  en  Da-  linon,  d 

nd  et  par  où  sommes-m 


42  LA    QUESTION    HOUMA! 

La  plupart  des  historiens  étrangers  et  impart 
sent  qu'Aurélicn   n'a   pu    ramener   au-delà   du   Danube 
aue  les  légions  et  les  habitants  des  villes,  tandis  que  la 
masse  du  peuple  habitant  les  campagne»  a  continué  a 
vivre  en  Dacie,  dont  les  plateaux,  dans  i»s  de 

malheur,  ont  préservé  leur  langu.  lonalité. 

C'est  de  la  rnêrn  re  qno  lécole  histor; 

maine  explique  notre  origine, 
deux    Magyars,    en    q  écriU    i 

contre  alaques,   comme    ils   noua   u 

propagé    les    idées   d'un    professeur   allemand 
Jiœsslrr,  qui  niait  que  l'élément  romain  ae  fût  cou 
or,  D>.  fc 

D'après  i opinion     de  «•'«  trois  meesi  Rou- 

>.   nous  sonn  n    un    p  mais 

nous  sonn  dans  ce  paya  après  l'arriv. 

Magyars  pe. 

Aux  demande!  décisives,  à  ea 

<•(  par  mi  nous  sommes  venus,  ni  l 

ans  magyars  no  répond-  pour  ce  bon 

motfi  ••  <»n  i:  un  aeul 

mot  (|ui  Indique  à  quelle  ♦•j>oqiie  serai  pour- 

quoi Justement  dans  la  Daci-  n  rou- 

MO? 

Notre  nation  ro<  la  dea  siècles,  la 

m  lence  el  in  •  "scen- 

I    romaines    amenées    pu 
Dacie.  i.'hist» -ire.  autant  qu'elle  noi 
gUê,  le  costume,  les  mouur 
Roumains8)  noua  sont  dea  preuves  aases  < 
origine. 

plupart    des   historiens  impartiaux   de   l'étranger 
plaident  en   faveur  de  notre  autochthoni» 

Mémo  celui  qui  le  ,,|MS  {\t 

continuité 

gyar   Hunfalvy,  tndsdorfe.r)   ae   i 

d'avouer  V origine  latine  d 
port  g  tels  que  La\  G 

ont  la  conviction  que  «...  les 
murd'lnu    n'ont    jamais   cessé. 

,i)«^VfV,,t    Je.  aiaaTartoaf   roi  ,<and   t'ap- 

pelait  :   //>/ 

2)  Le  nom   national  est   Romain   (Roman)  ;   U   forma  R<> 
h  entend   dans   quelques   localités,   et   lea   Stra 
—  Note   du   traducteur. 


EN  TBANBYl.VAM  N    HON(il  I 

.  c'est-à-dire  la  Transyl\ 

<ir  conséquent,  U 
fê  lont  les  descendants 
s  par  Trajan  en  Docie.»*) 

bas  que  c'est  la  vérité. 
Las  opinions  des  )..--!.-  étrangers,  absolument  uv 

n,  ont  pour  nous  un» 
émeut  plus  grai  n  les  sophismes 

du  rnagyarisme  et  du  pan- 
sant (c«  -ession) 
après  les  Magyars,  i  au 
jamais  i             r  à  nos  droits,  n 
xripti!                       lualité  nationale  sur  la 
uns. 

I  9  millions  d'âmes, 
•ns  les  districts 
■  Trans> 

tes  les  c< 
s  avons 

is  déboursons,  le  sang  qu'ont   versé   nos   ci 

It,  à  nos  ions  nationales,  le  plus 

i'i'»*l   et   1»'   DUMD   f'>n<|»'  des  tuNS 

N  prononcent  sur  i 

s  magyares 
ne  autochthones  en  Dacie.  •) 

heinvngt  u   drr   rumnnitchru 

iaka,  iw,  p.  9io. 

'nna   c«   i,  o    exemple   des   m 

poussent  las  historiens  magyars  à  nier  que  nous 
soyons  autiThthonea  : 

La  société  magyare,  daua  une  publication  où  il  étult  an**! 
question  des  Roumains  de  Maramurè*.  dit  formellement  «  qu'à 
oôté  de  l'impulsion  sux  études  historiques  et  de  la  culture  natio- 
nale, elle  s'est  encore  propose  de  fslre  aussi  de  la  propagande 
ponr   l'idée  de   ls   maryarisation 

tarsulat    19**    «ne    as  31-ki    vtdéki    kirsndnlsas    Msraraaros 
yébe  es  Xagybanya  rsrossba.  Budapest,  1889.  p.  5. 

mm*.  Hlstorise  Hnufraricae  fo 

•  nicon  pivtum   ibid.   pat: 
<  hronico*    Budense  éd.   Podhrndetky,    Hudne.   Gyurian    k    Ba«o. 
183S.  pag.  24.  K. 

roNiron  Dubiticeniê  éd.  Florianus   NI..   17.  23. 
nicon   Posonieme  ibidem    IV, 
Boniflniun,    Historié    Hungarlca.    colouiae    Afirripinae,    1690.    M 
.•ad.  acla.  pag.  4-5;   Decad.   II.,   Lib.   VII.   Valaeho- 

rum  origo,  psg.  196. 


LA   QUESTION   ROUMA1 


Nt 


Les  historiens  magyars  qui  nous  JUrailcnt  "trwigere. 
n  ont  imaginé  leur  théorie  qu'au  temps  ou  le  pn 
desnaUonalitêM  a  commencé  û  de*  fOr  une  fan 
Le  professeur  Jung,  ancien  élève  de  Mommwn. 
si  nous  nous  rendons  compte  de  tout  ce  qui  est  expose 
plis  haut,  nous  voyons  que  la  meilleure  solution  «le  la 
question  de  l'origine  des   Roumains  est 
continuité  du  peupU    ron  i  In  Da< 

>,,i  dans  la  Péninsule  Ba 
«Le  solution  de  cette  q«i 
graph*'  A  dans  le  fait  que 

la   h,  ne  coinr 

les  frontières  de  Vemplre  roma 
i  \nce  de  Dcu 

iinite  des   \  dau- 

jonrdliu]  avec  leura  aï< 
rst  prouv.  m  manière 

• 
(te  leur  visage  i  t  la  < 

monté  iuî 
ntreni  !  euses  figures  des 

•it   Mir  h*s   D 
i   gloire  des  ^s  de 

I 

iUch  b '• 

iï   sur  I 

Danube  »... 2) 

l.r      |«l-..f«  ■--    ':!■      /' 

ouvrages  au  • 

on  ne  }»••<  lir  que  l<  nt  au 

nord  du  Danube  soient  !  ■  ns  de 

>«•.  *) 

par  ses  études  historiques  sur  In 
Hongn 

lent   les  mm 
aujouni  hui  encore  v  forment  la  majorité  écraser 

été,  par  la  d'au- 

,,'.',■''  Landschafton  des  rSm 

Betehes.  [nnîbrnek, 


ico  Blwnrntr  un  Huma. 
4-5. 

.J)  Jo,:A£?£  Pic-  t'eber  die  Abetaramung  der  Rnminen.  Leipzig. 
J«hi,  p.  191-192. 


EN  TRANSYLVANIE   ET   EN    HONOt  * 

plus  on  plus  tombés  en  es« 
opoht   iun   nank*t  s'exprime 

soni 
qui 
Traianului   (lu 
passage  i  près  Ton 

(la  porte  d>  ins). 

i 

nccs  de  l'empire  ro- 

*  (daces)  étn. 

rou- 
•  lopuis  ces  temps  an 

•  *) 

■ 

os  dans  la  don. 
a  du  Dsj 

I  f'é- 

pays 
âges  au  soleil,  mais 

Bi  aïeux 
beau  ta 
res.  »  *) 

fin  t\  cette  série  de  témoignnge> 
>n  du  gi 

M  otivrnL 

I  monts  Carpathes  pour 

i9te  pro\ 
pas  à  contenir  les  Daces.  .  i   barbarie  refo*. 

J.  A.  Feuler.  G«M?hicht«»  von  fngarn.  éd.   M     Uftpct*,  Rrock- 
hRUH,  1883,  t..  p.  MT. 

Leopold  von  Ranke.  Weltgi-  II.  édition,  l.   III. 

Loipzig.  Duncker  k   Huiuboldt.   1*83,  p.  272. 

Trnugott    Tamm.    \  ng    oVr    l{ 

rag    znr    Ethnojcrai  ^      jg^i 


ftfl  LA    QUESTION   ROUMA1 

reviendrait  sur  elle-même  à   mesure  rlcto- 

ricuse  se  retirerait:  aussi  avait-il  appelé  des  ai 
provinces  un  peuple  tout  enti  nns 

de  misères,  les  Roumains  sont  aujourd'hui  douze  mil- 
lions d'hommes...  Nous  ne  dirons  pas  aussi  facilement 
que  l'empereur  Aurélien  un  adieu  définitif  a  cette  \ 
lante  population  romaine  de  la  Dacie  Trajai 
son  origine  et  de  celui  qui  lui  avait  donné  s« 
cités,  elle  a  joué  dans  les  Cs  le  Pélag 

de  ses  compagnons  dans  les  Asturn  haut 

ii  cette  forteresse  meipugn*: 
gagnant  pied  d  vied\~  /■ 

siècles    de    combat 

aneasca,  dont  les  peuples  dt  sa- 

ment  au  rang  <:<••>  nations  libres.»»  l) 
On  te  voit:  la  plupai 
origine  dans  le  isns  de  l'auto  'imams 

yars,  après  avoir  cité  ««/'</»//  Hunfalvy*,  puis 
Hunfû  -),  s'écrit 

mal  du  i 
11  pourrions  fon: 

!if   traité  cet 
*cu,  Densusi 

is  nous  avons  tas 
que  le  témoi 

ressées,  n  songer  le   i 

'"'""'  •■'  Ce  n'est  que  d« 

("i    "  i  M  Cluj  que  la  nation  roumaine  peut  et] 
trainte  do  se  laisser  juger  par  ses  propres  ennemis 

ce  sont  les 
peuvent  juger  impartiales  H 

D   Victor   Dunty.    Histoire   des    Rotnalus  dtaula   1m    imm*   1*. 

p.  iS!""" vi!*  p.vî$"  *-b«"S«~  •"•'"•  «SE** 

p.  19. 


La  latinité  de  la  langue  roumaine 

(1916) 


ations  t 


•*s  la  latinité  de  la 

tffue  est  déterminé,  < 
ir  sa  gr  ta  essentiels,  les 

■  la 
UIÇUriM  grand  i 

les  trois  quarts.  Dans  un  écrit  <ju  il 

glaise   est 

• 

5  %  d'origi 

'&  %    de   mots 
ou   gc  lais   malgré 

s  mots  d'origine  éti  phi- 

n'ii  douté,  un   m  des  rapport- 

le  groupe  des  langues  g< 

ne,    pillotent   deçà   delà 

fleurs  ;   mais  elles  en   font  après  le  miel   qui   est   tout 

hym.  ny  marjolaine:  ainsi  les  pièces 

lltniy    il    les   transformera    i  I  Mrn 

pou:  (Essais  I  25). 

Celui  qui  emploierait  quelques  mots  d'anglais  d'origine 

ilrr.  AtiMpracbc  und  SchrHbunj:  de«  Enjrl 


48  LA    QUESTION 

franco-latine,  quels  qu'ils  soient,  ne  poin 
primer.    Par  exemple   les   mots   angb.  s   tous 

d'origine    française:    public,    foiictionary,    go 
pay.  Tels  quels,  ces  quatre  mots  ens»  >nt  aucun 

sens,  ne  forment  pas  une  propos  nt  au- 

cune idée,  ils  ne  sont  que  des  gestes  écrits  ou  pronon- 
cés —  si  on  sait  les  prononcer  à  l'anglaise.  Pour 
mer  une  idée  quelconque,  on  doit  d'abor«i 

à  la  grammaire  anglaise,  et  puis,  d 
sens  par  des  mots  pour  oin-  x  an- 

C'est  alors  seulement  q>  »ts  isolés 

Mais  alors  on 
peut    leur   d(  •  b   sens   esse;  rents, 

pposés.   ! 
montreront    la    \aleur  dt  de  la   gram 

et  des  mots  essentiels  ou  nationaux  : 

Our   public    functionaries  are   wetl   paid   bi, 

(Noi  nnaires  publics  sont  très  bien  payés  par 

le  ko  <int.) 

functionaries   are   btfallf   paid    by 
I 

ira  fonctionnaires  publics  sont  mal  payés  par 
amant) 

I  months  thc  public  ; 

ra  mois  les  f 
-  du  tout  par  î"  gouvernement) 
public  functionaries  paid,  t) 

vernment  wUl  ask  them  to  bestow  ail  thrir  pan 
upon  thc  puMi 

ti  imam  s  publics  étant  trop  bien  payés,  la 
gouvernement    leur  demander 

menu)  d'un  an 
The  public  in  Berlin  says  tl 
only  a  feu  <>f  the  many  thousand  of  fun« 
e  ail  thc  others. 
(Le  public  ù  Berlin  dit  que  le  gouverneme? 
seulement  quelque*  rs  de  fou 

et  laisser  tous  les  autres  ni 

La  langue  roumaine  se  trouve  à  peu  près  dans  la 
mémo   situation    que   l'anglais:    elle   a    i 
grammaticale    latine,    ses    mots    essentiels    soi 
mai*  aile  possède  un  considérable  pourcentage  de  mots 


EN  TBANBYI  \  AMK   ET  EN   HONG!  M 

le  nombre,  cependant.  1  împor- 
noindres   qu'en   an 
^K.      \  :  ansformation   qu'ont   su 

8  siècles,  les 

s'est   ac<  d'après 

l'hologiquee,    phoné- 

;.*s  mots  français,  e§- 

ssi  des  mot-  du 

I  pas  de  doute  là-dessus. 

ut    soulignés   ei 

bel    rdj 

'')*  jeu  (jocus),  m 
>),    détroit   (desti 

nrc,  cuire   (eoquere),  ma- 

Tou- 
is  se  sont   a  ies  aussi  d'après 

es   à   la 


nés  générales  de  la  structure 

On  les 
D  prononçai)  • 

sait  Mr  frater  ou  frater 
roumain   a   conserva 
l'article:    (rate-le    -  -    le    frère,    om-ul. 
Roumain). 
I 

le  poisson),  -  délite 

latin  Ma,  Ul  aussi  a-. 

tantif  p.  p.  muirrr-a     la 
fruntea    !o  front),  doamna   (la  «1 


S    ROI 'MA  INI 


50 


LA   QUESTION  ROUMAINE 


Déclinaison.  On  décline  un  substantif  masculin  : 


Singulier  : 
N.  omal 
G.  a  omului 
D.  omului 
A.  pe  om 
V.  omule  ' 


Pluriel  : 
oamenii 
a  oamenilor 

■ 
pe  oa> 
oamenilor 


l'homme 
de  l'homme 

•te. 


.unîmes 
des  hommes 


Un  substantif  féminin  se  déclino  : 


Singulier  : 
Femeia 
a  femeii 
femeii 
pe  fer, 


Pluriel  : 
Femeile 

irilor 
femeilov 
pe  femei 
femeilor 


lu  femme 
etc. 


1rs  feinim- 


on  des  substantifs  neutres  i  ra  paa 

essenti»  lles-là. 

Conjugaisons.  Kn  roumain   I  a  quatr- 

en  lutin.  les  mêmes   i  usons  à  1  infinitif 

Voici   quelques   exemples   d'infinitifs  :    lr* 

m  en  are:  laudare  (louer),  rugare  (pri<  (don- 

Jturc   (écouter,  obéir),  taiare  (tu 

ailler),  arare  (labourer),  | 

du   lut.  cogitare).     judecare   (juger),     mu 
(manger  .    ainblare  (aller,  du  lat.  amhaîaw  .     versar? 
(verser).  Ut  cri  ma  rc  (verser  des  larmes). 
2«  conjugaison,  verbes  rre  (avoir),  I 

taire),    parère    (parattre).    temerc    (avoir 
(voir),  placere  (plaire.  idere  (toi 

sedere  (s'asseoir),  tzinere  (tenir),1)  durere  (sentir 
«loueur  oire),   remanere    (rester),   zacerc 

couché).  3*  conjugaison  (\  pren- 

dre), vindt 

(comprondn-.  du   lat.   percipere),  scriere  (écrire),   : 
(dire  faire),  rupere  (.; 

mettre),  punere  (poser),  credere  (cr  angere    • 

leurer  .  ri  !>-rc  (rire),  ardere  (l>ruler.  du  lat 
sting*  ndre),  stringere  (étreindre).  i 

tre),  f  ri  gère  (frire),  frangere  (briser,  du  lat.  frangere). 

U  groupe  lutin  U  se  transforma  en   roumain,  en  certaines 

conditions  . 

Deus  =  ren.  dloem  =  xcce.  dies  illa        xlua. 


\ N 1 1  :   il    EK    HONG  M 

ijugaihon,  vnbm  '*  (ouir), 

(ourdir),   ; 

(conqué- 

nirc  (emplir), 

ir),  inghi 

la  lr"  conjugaison:  Présent:  En  laud,  tu 
i   laudaiii.   voi   laudatzi,  ei  lauda   (Je 

Imparfait  :   Eu   laudain,  tu  laudai,  el  lauda,  noi  lau- 

laudau. 
Passé  dé!  dai.  tu  la  >  ainsi,  el  laudâ,  noi  lau- 

Inra. 
Pass  i  lnudnt,  el  a  lnudnt, 

uidnt.  vci  at  laudat 

n  Inudasem.  tu  laudasesi,  el  lau- 
dase,  lasem,  ?oi  laudasctzi,  ei  laudas< 

ida  t  uvei  lauds  auda,  noi 

luuda,  etc.  Gérondif  : 
la  i  ■< I  '  f '  ■  ' 

ugaison  :  Présent  :  Bu  tac,  tu  taci,  el  tace, 
o  tais,  etc.). 
Gérond 

izl,  el 
prind  (Jo  prends, 

rt  DM*  (pris).  Gérondif:  prinzind. 

De  1  i  gai  son:  Présent:  Eu  aud.  tu  nuzi.  el  aude, 

aud  (J'entends,  «■• 
passé:  auzit  Géron 

tifs. 

es  substantifs  d'usage  quotidien,   «verba 

il  (la  tête),  tzeasta  (le  crAne, 

tt  testai*»),  ochiul  (l'œil),  p*ruf  *)  (le  poil),  urechia 

Int.  auricula),  nasul  (le  nez),  6ar6a  (la  barbe), 

(la  ceam),  gura  (la  bouche,  du  lat. 

•  (dent).  gencive),  limba  (lan- 

n   lat.   linKuam),  plamanii   (les  poumons),  veptul 

"e,  du  la  b),  coasta  (côte,  du  lat.  costa),  spa- 

Me  on  épaule,  du  lat  spatula   et   humérus), 

(sang),  inima  (cœur,  du  Int.  animam),  vine  (vei- 

1K  La  v°7ell«'  latine  i  m  transforme  en   roumain,  en  certaines 
condition»,  en  c  et  la  consonne  /  en  r. 


52  LA   QUI  B01  MAIXK 

nés)  ficat  foie,  du  lat.  ficatum),  splina  (rat. 

nem) J  ïrôteul   le  bras),  cotui  (le  coude  ;  ■^ffi 

manà  (main),  d*</ef  (doigt),  ptcmr  (pied,  du  Ut 

lum),  pulpa  (mollet,  du  lat  pulpa).  calcamu  (talon,  du 

lat.  calcaneum),  unghia  (ongle,  du  lat.  ungulum 

(peau),  os  (os),  nastere  (naissance  lia   (vie,  du  lat 

vitam),  moarte  (mort),  sanatate  (santé),  ounalale  (bonté) 

reutate  (méchanceté,  du  lat  reus,  reutatem).  e< 

du  lat.  ci(vi)tatem)  drept  (droit,  du  lat  d(i)r- 

lettre  c  se  transf»  : 

du  lat.  populaire  directitn  ,*  (loi),  cuUgeret  coM 

lection),  du   lat.  eolligere 

\a  (croyance,  du  lat  credo),  lufcrinlza  (so 
(raison,  du  lat  mentem),  intzelept  (il 

perat    (empereur),      tir  ara 
pays).  fl  (église,  du  lat  ba> 

tement     beutura  (boisson 
(couture),   tzesetura   (la  tissure),   /'  nama 

'zii  (parents),  fetul  (1< 
foetum),   /  fille), 

//?//  (le  fils),  fia  (la  fille),  fratrie  (le  frère).  I  sœurl 

tocrul   le  beau-père,  du  lat  socer),  soacra  (la  1  • 
ginerele  (le  gendre),  nora  (belle  fille). 

du  lat  cognatus),  cuscrul  (ai 
socer),  unchiul   (oncle,  du   lat  a\ 
neveu),  i 
Casa   (maison),   mata   (table,  du   lat     mensa),   scaun 
c\  du  lat.  scamnum),     ; 
(cour),  poû  ma  (la  port*-  isison),  i 

(cuisine,  du  lat  cuHna),  eaida 
daria).  oala  de  hij.tr  (le  pot  au  lai 
(le  dînor.   du   lat  pra  i    lat 

coena),  faina   (farine),  pane   (pair 

(légumes),    tinte    (lentilles),   fasole   alba    (haricot 
"l  (rail.  «epaw 

Oloiu,  Uht-dr-hmn   (huile  .  01 
re,  du  lat.  piper),  casiu  (fromage. 
ou  (œuf),  6ot/  (bœuf),  raca  (va  veau,  du  lat* 

vitellus),  taur  (taureau),  porc  (porc),  levure  (lièvre    du 
lat.  leporem),  capra  (chèvre),  caprioar, 

au,  du  lat.   (a)gnellum).  berbece   (m. 
yervicem,  la  consonne  v  se  transforme  en  6),  /r 
(le   rôti,    friture),   passere    (volaille),   puiul    (le   poulet), 
Kfiï  (la  P°ule<  du  ]ût.  gallin,  (tourte),  p/acinfa 

(gatenu   do   forme   rondo   e1    plate,  du   lat  .tam^. 


TBAN8YI.N  AMK    ET   EN    HONG! 

du  lat.  ca(% 
mansus),  tare  (sel,  du  lat. 

soare  (soleil),  strie  (étoiles),  aer 
<le   toar>  lui), 

.  frasin  du   lat. 

nus  .  pion    peuplier,  du 

(arbre- 

ne)    mar 

\vl>l<main\    fraga 

lu  Int.  fi 

.  du 
«ire) 
^^n    (\  (voisinage), 

sapa  m 

lat    furca), 
•ir    (or),    anjint    (ar- 
du lat. 
int).   olariu    (po 
llarius),  i»is). 

(chasseur). 

lu  lat.  vr  /  (le  mol, 

s),  popt 

iment  (serment^,  legament  (con- 

le). 
:1111m   ver.  , 

Snmbetu,    Dumi- 

zi  (aujourd'hui,  «  n 
•^main),  pointant  (aj>  de- 

-  dimirn 

en 
noptzii  (à  minuit  ona 

nott  ;  ncapte  (au  nord). 


M  LA   QUESTION   BOUMAI 

Adjectifs.  Alb-alba  (blanc-blanche),  negrit  (noir},  cm 
Un  (jaune,  du  lat.  galbinus),  riiul  eu  alhastru  (blei 
verde  (vert),  bun  (bon),  reu  (mauvais,  du  -:  cri- 

minel), frumos  (beau,  du  lat.  formost  ou  kidos 

(vilain,   du  lat.   hidosus),   spurent    (dégoû  ital. 

sporco),  lung  (long),  scurt  (court),  gros  (gros),  su1 
(subtil),  carunt  (avoir  les  cheveux  blancs,  du  lat.  i 
tus),  umed  (humide),  trist  (triste),  roio*  (j«  D  ital. 

vogliose),  tout  (sot,  en  ital.  tonto),  sec  (sec),  mut  (i 
surd  (sourd),  orb  (aveugle,  du  lat  orbu 
(épais,  dense),  rotxtnd  (rond),  luminos  (lut:  sana- 

tos  (sain),  cald  (chaud),  frig  (froid),  dulce  (doux), 
(aigre),  amar  (amer),  iiife  (vite)  r*pede  (ra 
tor-infloritoare  (flcurissant-e),  (périssant),  dom- 

nitor  (régnant),  intreg-intrcay<: 

rhiu  (vieux),  june  (jeune),  betran  (\ 

nus),  larg  (largo),  lat  (large,  du  lat.  latus).  inalt  (haut, 

du  lat   in  et  altus),  senin  (serein),  limi> 

trouble,  du  lat.  turbidui  >i  (eau  tl 

-rbes,    prépositions,    conjonctions,    etc.  :     l/>. 
quelquefois),  tot-de-una  (toujours),  a<! 
mull  (beaucoup)  putzin  (peu,  en  ital.  pochino),  unde  (où) 
0  (ailleurs),  da  (oui-da).  nu  (non,  ne  pas), 
a  (sur),  sub  (sous),  a,  la  (à),  dr  (de)  delà  («!• 
ointe  (avant),  tnapof  (en  arrière),  dupa  (ai 
i  arrii  re,  du  lat  de  rétro),  sus  (haut),  gios  (bas 
l    giu,  du  lat.  deosum).  asia  (ainsi),  si  (et 
etsi),  /ic-fte  (soit-soit).  ni  ni 

que),  dect  (donc,  du  lat  de(ni)que),  ca 
tnca  (encore),  seau  (ou.  du  lat  m  pourtant)! 

cand   (quand),  atuncê   (adonques).   cum 
mcnl  la  quand),  pena  (jusque  à.  du  lat. 

m  (ainsi  que,  du  <?  (qui 

du  lat  quisne),  ce  (que.  quoi,  en  i 
I  (a  qui),  lui  [I 

Les  adjectifs   numéraux:    l'nuuna.   d<> 
Cfflrt,  *«<?,  xepj?,  opf,  noua,  zeee,  wn-s 
zece,  etc..  (un-une,  deux,  trni<. 

Comparaison:    Bun-a,   mai    bun-a,   cet   mai   bun 

,n\  ^naK  (bo,n*  J ^nne'  m<*il!eur.  le  la  meilleur) 
""'  Mne,  foore«  Wne  (bien,  mieux 


EN  i.MK   ET  EN    HONGRIE  H 

I  n  schimba  en  luna  (il  change  comme  la 
i   degetul   (il   cache  le  s< 

le  (Elle  éteint  le 

I   est   fou).  Cand  ea 

(Quand  soleil  se  lève). 

S  l'aiguille  dl 

ca  easca  (Il  prend 

lia    fuoeo    corne    l'esca). 

ortie,  en  ital.  punge 

iraului  (Sa 

grain   du  blé).   El  bea 

i  lat.  nevem 

rede  (Il  est 

t  pas,  il  ne  croit  pas).  Tremunt 

•   turbat 
sageata   (Il 
du   Int.  sagitta).  Se  dus< 
il    (il la  au   fond  de 

•  hurbons).  Ei  te  aseam 
(Us  se  ressembl*  me  deui 

roada   (Il   prend  \* 
•s  lo 
'il  ss(  chaud  .  S 

aud.  frais).  r>*sie 

la  lessive  sur  le  car 

>lnirrs  |  (Avec  traductions 

>ama  se  cunoasi 
faptti  omuL 

connaît 
après  son  action  l'hoirn 
les  tat  A 
rap   un>i 

te    dit  |( 
Malheur  à  la  tête  où  il  n'y  a  pas  dfl  rai*^ 
I  si  frumos, 
omul  sano' 

Il   fait   bon  et  beau, 
and  l'homme  e> 

•d). 


56  LA   QUESTION   BOUM  Al  M 

FaptéUt  faptele! 
Nu  tôt  oala  eu  laptele  ! 
(Des  faits,  des  faits  ! 
Pas  toujours  le  pot  au  lait!) 
Ochii    vd,  inima   <ere, 
Bar  e  reu  cand  n'ai  put- 
(Les  yeux  voient,  le  cœur  d« 

Mais  c'est  mal   (ennuyant)  quand  tu  n'as  pas  lo 

pouvoir  (de  te  satisf 

isetzea  cui  nui   plot*  .» 
ice. 
(La  beauté,  à  qui  ne  pi  ait-elle  pas? 
Mais  tu  ne  sais  ce  qu'il  y  est  caché). 
E  frumos  a  vede  furtuna  p< 
Dar  cam  de  départe. 
(C'est  beau  à  voir  l'orage  sur  m 
Mais  (étant  soi-même)  quelque  pc<  né). 

Din  Tata  aiu  si  marna  ceapa 
Cum  o  te  iese  un  trnndafir  y 
(De  père-ail  oignon 

Comment  (pourrait)  naître  un  rosier?) 
Cal  verde  si  Bulgar  rumintr 

8  a  mai  vezut? 
(Cheval  \.  |*rc  judirieui 

Qui  donc  (les)  a  jamais  vus?) 
Undc  nu  e  cap 

il  n'y  a  pas  de  téu»  (de  jugem« 
Malheur  aux  pieds!) 
Pana  eu /ml  ><u  se  sparge, 
Crccrii  mi  se  ved. 

(Tant  (qu'on)  ne  (se)  casse  pas  In  » 
La  cervelle  ne  se  voit  pas). 

Omul  nu  poatr  indrepta  lumea  eu  umrrul. 
L'homme  ne  peut  pas  corriger  le  mond* 
Este  un  om  bun  de  gura,  reu  de  tucru. 
st  un  homme  disert  («bien  en  bo* 

tra\ 

IntxeUptul  inverU  de  te]  V 

de  a  vorbi. 

(Le  sage   tourne  sept   fois   la   la  !uns   la   bour 

avant  de  parle?- 


K   ET  EN    HONG; 


i  dans  son  visage  d<  BOi  du  fiel). 

tr, 
se  lain 
iHongee  pull  >>e  des  véri- 

>u    ou  l*homms 


aux   gâteaux,  à  la  guet 


ssi  mauvais  (qu'il  voudra) 
<ix  dans  mon  pays). 

id  du  bois). 
i 

cavalier  fa  monté), 
'•ci. 

Corb  la  corb 

(Cor!  point  les  yeux  au  corbeau). 

Tunti  lua  si  />• 

sis  ne  lui  enlève  pas  aussi  la  peau). 
Vesj>  re  nu  face,  apoi> 

(La  fasse  pas  de  mi  fois 

farul    sta    in    fm  unea    de 

atupra  a;- 

perle  est    (vit  inconnue)    (gtt)    au  fond  de  la 
a  charogne  (au  dessus  de)  flott. 
'  tin  ou,  mai  un  bou. 

vole   aujourd'hui    un    GBllft    *Oli    demain    un 
bœuf). 

inata  sparge  rase  ti 
(La  langue  empoisonnée  (lu  rit    déti  ^ons 

(familles'  et  cités). 


m 


58  LA    QUI  ROUMAINE 

Cel  ce  seumcnu  R 

(Celui  qui  sème  du  vent,  récolte  l'orage). 
I  iilturul  s  ta  in  loc  si  veghiaza, 
Cad  el  mustc  nu   vcnea 
(Le  vautour  reste  en  place  i 
car  il  ne  chasse  pas  les  mouches). 
hat  capul  se  faca  scara  l>  te  ix 

(Ils  se  tourmentent  la  tête  pour  faire  (une)  é< 

ciel  et  (un)  pont  sur  mer  cest-à-dir  sont  des 

Titans  ridicule*). 
Se  laudû  oala  ca  va  sparyc  caldur 
Le  pot  se  vante  qu'il  va  bris.  »n). 

Celé  rcle  se  le  scrii  y  rge9 

\'o  sapi. 
Mauvaises   (actions)  écris-le.s  M   qui 

la  trienfaisai 

mult  pin,  isi  bea  si  i 
[Celui  qui  boit  beaucoup  l*>lt  aussi  sa  raison). 

<>ase  frange. 

ise  des  os). 
idunariU  eeU  n 

mauvaises  compagnies  corrompent  aussi  les  bon- 
mœurs  (habitudes). 
Lûmes  n  U  laudi .  cotnii  le 

le  monde  (les  gens)  us  laisse  (les) 

aboyer  contre  toi). 
Ce  c  a 
Nu  e  pacaL 

rai  n'est  pas  péché). 
Izi   M  plang  de  bani,  dar  dr   mintr   ni  me  ni. 

se  plaignent  (qu'ils  n'ont  pas)  d 
sonne  (ne  m 

cere,  nu  ptre, 

Dar  niri  numr   h  .irr. 

'■',;|  'qu'on  péril  pas,  mais  sa 

re»  pas  bon* 

mai  fi   racari  f 
(Quand   tous  seront   des   savant*     livresques*,  qui   sera 

/  i   non 

:iv. 

Tout  est  nouveau    de  sonde  .  st 


\mi.   i.'i    in    B0H01 

l>aysanne  des   Roumains  de  la  Tn« 

le  de  aluno 
Me  d 

iradina 
si  suspina. 

.  r  soir,  (au  clair) 
qui  m'; 

re).  Le  mot  gradina  est  d'o- 
liardlno,  sont  aussi 

poésie  populaire  avec  sa  trad> 

lui 

lui 

lui 

•  miroaj 

lius) 

Quanti  nores  sunt  per  pa  (d)  in 
t  ilhac  ad  mon 
m  flos  lacus  (illr 

ut) 
-  (illas) 
Qun  tliinos. 

,ioi  rai  (raiului)  est  d*orlgilM  étrangère, 
n  y  a  on  rutu  Innombrables  Locutioi 

<Tbes  et  ri  -- 

ment   pas  un  seul   mot  d'origine   otran 
gèro  ot   on   peut  r   natur-  d'innombrables 

mot    qui 
<oit  d'origino  latine:  m  I   absolument  impos- 

.'  seule  locution,  un  seul  prov. 
■vile    proi 
rte  qu'e!  qui    ne   coir 


60  LA   QUESTION   ROUMAINE 

tiellement  d'origine  latine.  Exemples  de  proverbes  I 
gés  de  mots  d'origine  étrangère. 

Les   mots   et   les   terminaisons   d'origine   latine   sont 
soulignés. 

Prostul  taie  copacul  ca  nance  rodul. 

(Le  sot  coupe  l'arbre  pour  en  manger  ti  fruit). 

De  ce  ai  asudat  nêf 

Am  vorbit  eu  un  nerod. 

( Pourquoi  avez-vous  sué,  ami? 

—  Je  viens  de  parler  à  un  fou). 

Mult  e  pena'n  raiu, 
Dar  pena'n  iad  e  numa  un  gard 
<  ela  e  tôt  spart. 

(C'est  beaucoup  (loin)  Jusqu'au  paradis, 
s  jusqu'à  il  n'y  a  haie 

aussi  est  toute  cassée). 


i  iii.ii iit.n.i nt  un  exempta 
ation  où  l'on  ne  t  pas  un  seul  mv  noit 

pas  d'origine  latine. 

a,  de  mult  timp,  de  i 
curma  vechia  lupta  a  Roma  In  Ungaria  ri 

sylvania    contra    Ungurilor.    Homania    libéra    nu    d 
putra   §ta   indiferenta  in  fatza  jugului  maghiar  ce 
langera  pe  Romanli  asupritzi.  Ka  intrà  in  resboiul  gê- 
nerai de  parte  aliatzilor  cari  lupta  rtate  si 
drepi             i  si  sange  romane»* 

balalie   tA   toata   Romania,  intreaga    Romai  îga, 

inti  un  euget  si  o  n  sau  moarte 

rem  kotll       Tôt  poporul  ajuta,  eu  iniutea  sa.  eu  sufletul 
seu  si  eu  avérée  sa  pe  cei  ce-si  varsa  sai 
dreptul  seu  la  viatza,  pentrn  vechiu]  seu  pan. 
un  loc  la  so/i 

».  In  unire  eu   France^,  m 

Ruait  (u   Holgienii.  eu  Serbii  si  eu  ait? 
vnu  ptul  este  de  partea  noastra.   M 

Mar  lin  pre  una  eu  aliatzii  lor  germann  ! 

ro-turd,  ne  vor  baie  ne  noi  si  pe  aliatzii  nœtrJ    i- 

redintsa  !  El  ai  bo4  H   I 
tra   intregei   lumi   civiliaate.   Dar  este  imposibil   ca 
Germanii,  In  legatura  eu  trei  popoarc  de  seli.atici  lau- 


EK  i-N    HONORIB  « 

itator    natiiuni    insuflelzite    de 

iir  puté  pe  totzi  : 

mfrangerea 
ici  atunce  toata  lun 

i  cativa  ani,  eu 

ida  resbunare  si  de 

penlm 

pena  la 

a  tutu!  este  la  ptu- 

spada  va  mûri  ».  Iar  spada, 

uceput  acest  macel  fara 

i   el  rade  asupra  lor.  El  o 

aie.      Il   i  Udl    (tarait  longl 
.eront  la 

s    de    il-!:.'  >ylvanie 

tois.  La  plus 

lu  joug  magyar  qui  onsan 

dans   la 

alliés  (pii  luttent  pour  (la) 

Aujourd'hui  aussi  du  sang 

sur  les  champs  de  bataille  et  toute  la 

sée  •  i  ou  (la)  mort  nous 

Tout    Ir    peuple   aide,   avec   sa 
son  un»-  leur 

l  pays,  pour 

••s  Français,   avec  les  Anglais,    avec  1rs 
Itall  m  Russes,  avec  les  Belges,  les  Serbes  et 

us    Puisque  le  droit  est 

semble  i  n  alliés 

ils  nous  battront,  nous, 

rs  compagnons  d 
monde  civi 
pie  lea  a  rois 

peu!  sauvages   fanfarons 

nations   animées    do    la   ronscioi 

iettant  qu'ils  pourraient  nous  s 
tou>  ire  pas- 

défa-  et    définitive    de    demain.    Car   alors,   tout 


<;•<  LA    QUESTION 

le  monde,  foulé  (aux  pieds)  et  humilie  I  .deman- 

derait, après  quelques  années,  en  langue  une 

nouvelle  guerre:  de  vengeance  eantisseï 

tre  eux. 

»  Donc,  dans  le  cas  le  meillc  it  tout 

de  même  seulement  une  quest; 

it,  d'eux  tous.  Il  est  écrit  dans  I 
ture:    ««Celui    qui    tire    l'épée.  I 

Tépée  c'est  eux  qui  les  pi  )  eux 

(qui)   ont  commencé  cette  boucherie  sans  pu: 
responsabilité  pour  elle  tombe  entier.  n,   (C'est) 

eux  (qui)  la  porteron 


II 


ins   ayant   vécu   pendant   des   si 
rniinauté  religieuse  avec  des  peuples  slaves,  la  « 
fession   i -■:■••«  <iue-orthodoxe  des  Roumains  étant  par 
ceilence  la  confeeston  dos  B  soaucoup 

mots  slaves  se  sont  introduits  aussi  dans   la 
roumaine,   Toutefois  môme  dans  la 
les  Roumains  ont 

iiots  d'origine  lat 
glis< 

nul  (Christ  le  Fils).  Santa    Ma 
titra,  Sonia   IVefflM   (8lfl  Trinité),  anger  (ai 
(diii  me  (prière),  altar  (n 

popa  (pi  i  lat.  papa),  bot 

(croix. 
nté),    toata    faplura  (tout    i 

/   tuflarea  cresti 
iuflêtuU  (l'âme  n  (la  bonne 

mu!  COI 

du  bien  et  du  mal)  cuminecare  (< 
municare),   cuminecatura   (communion),   teri 
du  lat  servare),  serbatoare  (fête),  pagan  (payen).  An 
Nou   (le  nouvel-an),  Craciun    (Noël,  «In   lat    - 

mnului  (Naiaaai 

du  lat.  ouadroL-  esima),  / 

[nAln  des  Rameaux 

romaine  Floralia),  Septemu  ,r  (sem/ 

sainte 


EN    i  ioKOBIE  «l 

ut  (Résurrection  de  J. 

etc. 

■s  où  les 

•   foulés  | 
m»  leur  1 

e  des  peupla  i  — 

i  —  les  Roumains  ont  dû  subir 

les  i  xiiiffoimrds  ru  Lombsxdie.  les  OsifoSToins  de  Thé» 


able  de  renconti 
•acre,  do  (îenser: 

1  Italie  des 
I 

bal- 
l 
H.  Stewart(  •  lain 

•  \s  pang<  vsTOUdi  <*me 

huit 
du  nom  germa- 
ne  Gothr 
font-ils  dériver  presque  tous 
ts  de  la  Renais- 

^niques  d 
lie.   ;  Hanisa- 

tion  qu'un   / 

Aussi  les  n<>!  lit  au  i 

Kré- 
• 

lur  Ioni- 
seraient à   moitié  des  «Allemands»  d'origi 
.ormande.  etc.    Mais  mêrr 

i  Allema 

K'ine  si  a  g  et 

itaires  allemandes  qui  r<  pon- 

■•ms  de  Treitsch 

JoffOW, 


LA   QUESTION  KOUMAINF. 

r.ntloir,    Tschirschky,    Gc 
WUlamowiU,  Tir,  „  ne  por 

tout  à  fait  tlaves  comme  les  Russes  ( 
DrussiloWf  comme  les  Bulgare- 
noiv,  comme  les  Serbes  Pari  Ç< 

les  Tcli-  les  inno 

noms  géographique  de  la  Prusse,  de  la  Sa-  <pa 

sont  tout  à  fait  slaves  1  En 
ront  de  l.i  plum<  :  l'ankow,  Chemnitz,  Rrdur 
l),,i,r,;tz.    i:      tau   (Preslavia),   > 
(Agrippi  (Vindobona).  A 

le  nom  de  - ■/' 
du  mot  Ilo-Russia»  q 

r\  Basse  I 
une  fou  "ts  d'ori. 

jrae  in-'  r  (Caeaar-Ka 

l'i  ii 
Moi 

rnei  ik,  Juati 

Idvokal  i'rozeaa,    M 

Coi  !  lion,     Bâtai] 

Kompagnie,    General,    Infanterie.    Artill. 

-Kolonne,  Train  i,  Lieu- 

tenant, Musik,  1 

ium,  Ak. 
teur,  Philosophie,  l'sycholoK 

du 
lat  Kommui 

rang,     Orgai 

Kapitaliaie]  ung,     I  i:ampagni> 

Knltnr-1: 

I  t  puis  dei  verbat  et  adjectifs  comme cttu 

mu,     diktiiMvn.  | 

. 

gant,  manieriert.  kn 

•rai,    minimal,    n  .    eharak 

torisch,  refit 

mil  î  Lîî£,e  "laPrare«  <*°  ™*™  ta  d'0ri. 

donr  r       "  B"ema** 

-us  parler  cl, 
but  oai  ot  lang' 


TRÀNSYI.VANIK    l.T    EN    HONOHIK  ■ 

H  Mt  naturel  que  le»  Itoumains  aussi,  eux 

auté  plu 

ides,   aient   conservé 

ssitutles.  Aussi  i 

grecs  parmi  les  princes 

ic  étrangère  dans  leur  la; 

• 

wiins  ont 
lité    daco-nw 


t  les  vagues  «Vu  mantes  pou\ 

: 

Mil 

:••  historien  du 

i»our  la  * 

tiiiii 

ce  à 

les  puissants  fondement» 

•  ■s    <jui    M 
nef  Assurén  - 
13  sérieux   I  .oir  ce  petit 

;é  en  106  p.  Ch.    par    le  gi . 
Dacia 

Dacia  / 
nairo  t»  \  tous  les  orages  des  invasi< 

•s  et  cou  ses  expériences,  deux  fois  millénai- 

res,    dans     ses  qs     fameuses:     «  Romanul     nu 

tnain    ne    périt   pas  Apa 

te  rrmai  i  passe,  res  reste 

L\  QUESTION   ROUM 


Comment  se  multiplient 
les  Magyars 

(1892) 


I. 

Depuis  de  longues  années,  les  Magyare  s'efforcent  de 
cacher  atn  des  étrangers  1 

des  nations  non-magyares.  Au  risque  de  les  fâcher 
constatons  qu'en  Hongrie  <>ns  qui  diffe- 

s  non  seulement  par 
langui  -  parlent,  mais  encore  par  leurs  mœurs, 

1rs  traditions  In 
pirations  nationales,  en  grande  partie  même  par 

ligieuses.     Les   nations   qui    habitent    la 
Hongrie  et  In  Transylvanie  sont  celles  des: 

Magyars  Slovaques 

Serbo-Croates        Saxons  et  Souabes  (Alternai 

Roumains  Ruthènes  ou  V  '«*. 

mot   Hongrie  et  Hongrois  signifie  Magyar  et  Ma- 
(Utarir.  H  semble  dériver  de  l'allemand  Un:  I  ngar 

t  autrefois  Hungarn  et  Hungar  puis 
considérait  les  Hongrois  ou  Magyare  comme  étant  les 
•niants  drs  Huns.  Ils  descendent  d'une  race  appa- 
rentée aux  Mongols. 

Les  10  la    population    en   Hongrie  et 

Transylvanie  ont  toujours  pris  et  prennent  encore  une 
couleur  panmagyare.  comme  toutes  les  institutions  oc- 
troyées à  ces  pays  par  1  hégémon: 

Il  est,  par  sti  nprendre  que  les  recense 

ments  faits    par    des    fonctionnaires  magvars. 

■lu  gouvenu  ment  mi  l'idée 

d'Etat  magyan»,  c'est-à-dire  de  la  magyaris 
vont  être  que  tout  à  fait  p  |  ,  magya- 


ET  EN   HONOl: 
aux  nations  qui  refusent  de  se  laisser 


■ 


seuls  qui  disons  cela,  ce  sont  tous 
sent  1  état  des  choses  d'i 
sscur  /*  rit  ce 

qui  suit:  «Las  Magyars  son  4s  gloriole 

is  qui  lui  sont  étran- 
et  prétend  ei 
M  magyaris'  la  d'une  manière 

même  a  à  souffi. 

,  règne  la  volonté 
I    plut   nom  ' 
l) 
<»s  conri  magyars  afflrm« 

>uvons  que  nous  sommes 
1892!)  neuf  millions  de  Magyars  I  !  > 
Mais  nous,  qui  sommes  payés  pour  ne  pas  croire  les 
Magyars  sur  parole,  nous  ouvrons  (to>  en  1892)  la 

e  aujourd'hui, 
l  n'est  pas  encore  publiée  *)  et  nous  y 

itants 
par  ii  ej  en  Transylvai 

Magyars  •)   .  .  6.403.687 

lagyars  135.684 


testables,   que 
penser  de  la  f  :n  mat  ion  que  le  magya: 

11  déjà  huit  millions  d'âmes  et  même  neuf  f 

ont  l'audace  d'è- 
re plus  ) 
ppant  la  poitrine,  ils  >v.  l'hon- 

•  s  !  » 
isenal  ! 


il  Jung.  Ilomer  und  Romanen  In  den  Donauléu- 
Hlstorisch-ethnograpbisohe   Studien.      Innsbruck.      Wagner,      1877. 

Magyarorsxag  statisztikaja.  a  roi  y    es    Jekelfalussy 

Joszef   k../rf  mukôdéaével  szerkeexti   Long   Lajos,   Budapest,   Athe- 
nâum.  1894.  tom.  I,  pas.  101. 

'>    Parmi  les  Magret*  sont  comptés  presque  tous  les  Juifs  du 

au  nombre  de  688.314. 
Le  nombre  véritable  des  Magyars  ne  pent  être  pins  grand  que 
5  à  5  1/3  millions. 

•ique  nous  n'admettions  pas  que  les  Magyars  soient  au  nom- 
bre de  mx  millions  quatre  cent  mille,  néanmoins  nous  adopterons 
ee  chiffre  dans  le  présent  écrit. 


68  LA   QUESTION   BOUM  Al 

Origine  de  la  fable 
relative  aux  «  9  »  million»  de  Magyars 

Le  31  décembre  1890,  il  avar 
pays  à  un  recensent  ^Êmgmmm^  «o«  ! 

Pour  apaiser  la   soif   ai 
magyare,  M.  Charles  Keleti  (un  A 
auparavant  Karl  Mette),  a  tenu  une  couler 
pest,  ugyare,  quelques  Jours   après  le 

M.  K  près  avoir  reconnu   lui -i 

base,  no  -nsemen 

un  tempe  >i  court,  aurait  été  impossibb 
raison  qu'il    d< 

dans  le  paye  «8.200.200  citoyens  parlant  h 

ti  se  demande:  «Sont-ils 
de  cœur  et  d'âme?  Qui  pourrait  en  d  ') 

Ce  n'est  pas  ù  M    Keleti,  mais  à 

nous  disons:   Dis    millions   6*   non- 
magyars,  qui  ) 

doivent  considérer  M  du  recense  j 

ment  à  la  magyar  comme  une  insolence  ino 

S'il  s'agit  de  raison  i  statons 

ce  pays  on  .ron  sept 

î.'int    |  alb 

oin,  <-t  i  •  nation  ro 

cas  vifiiit  mUUonM  d< 
Il  n'y  a  qu'une  grau 

• 
nous  étonnons  donc  pas  si  on  nous  af: 
jour,  dans  la  savante  Académie  mag> 
bre  des  Magyars  s'est  élevé  à  20  millions,  « 
nationalités  non-magyares  se  sont  et 


1)   tlngarlMhe  Revue;.   Budapest,  fascicule  IV.  de  1SW,  p.  W. 
Le  calcul  de  Keleti  pourrait  signifier  q 

si'inci.t   se  faUai  en    Autriche,   d'après   la   «langue  de   fa- 

mille ou  de  conversation»,  mais  il  sa  fait  en  Hongrie  «d'après  la 
langue  maternelle*,  et  dans  une  rubrique  spéciale  on  i 
dividu   sait  ou    non   le  magyar  on   quelque   autre   langue.   Cette 
rubrique  sert  à  fabriquer  des  Magyars  d<  indc 


EN  TBAN8Y1AAMK   ET  EN   HONGRIE  0 

Territoire  des  Roumains 
en  Transylvanie  et  en  Hongrie 

8  millions  <!••  Rotin 

aies  des  comtés  no  sont 

ir  peut,  s'il  le  \ 
mtés.  on  lins,  ils 

•00.000,  mais  10  millions  de 

ou 

rnplètemcnt  affirmative. 
tffyare  elle-n 

1. 184.883 

fatons  donc,  su  prenant  pour  base  la  statis- 

r,  la 
la  popu 

sans  la  Transyl 
i jorité  absolue  dans 

s  les  comtés  de  Bihor,  Sarmar, 
le  Torontal,  mais  ces  minorités  confin 
imm  n   de*   comtés  cités 

haut  <-t  ri.*  In   Triv  \  se  confondent  a 

I  faisant  ab^  !  habile  dc- 

ixige  des  comtés,  les  / 
"t    dite    f  (    nation  et 

')  Matrarorsuis  statietikaja.  etc.    p.   116  117. 
ibidem,  p.  1». 


70  LA   QUE8TION   ROUMAIN I 

même  beaucoup  plus  homogène  que  dans   la    Transyl- 
vanie elle-même.  i)  . 

Que  les  comtés  roumains  qui  touchent  au  centre  du 
magyarisme  aient  été  ««dessinés»  de  telle  sort 
gyarisme  y  ait  la  majorité,  c'est  là  un  fait  q\n 
par  lui-mni  stice  faite  aux  Roumains. 

Nous  voyons  donc  que  le  peuple  roumain  forni 
tout  national  complet  et  que,  sur  ce  territo 
roumain,  les  non-Houmains  att« 

fre  d  un  million,  bien  éloigné  d<  •  2  à  3  millions, 

quinventent  les  Magyars.  *) 

D'ailleurs,  cette  noble  jeunesse  nous  donne,  évi 
n  m  -ut  sans  en  avoir  conscience,  une  pre 
de  nos  as?»  tlors  q\\  ■  ce  fait  sti. 

que  c'est  à  peine  si  6  %  des  Roumains  parlent  le  hon- 
is. 
Nous  le  demandons:  si  le  roumanisme  ne  constr 
pas  sur  ce  territoire  une  majorité  absolue  et  écrasa 
«  t  le  magyarisme  rien  que  de  petites  et  insignifiantes 
•  m -laves  qui  disparaissent  dans  la  masse  roumain* 
rapport  entre  les  Roumains  qui  sav< 
mit  la  langui  magyare  pour 

la  petitesse  d  apport?  Plus  ôlo- 

qu<  réponses  magyares,  elle  prou 

magyar,  parce  qu'ils 
îcun  besoin  de  cette  langue,  ce 
celui    «le   la  nation   roumaine,   avec   quelques   enclaves 
magyares  et  saxonnes. 
Nos  concitoyens  magyars  ont  encore  oublié  un  point 
Il  est   notoire  que  la  plupart  des  nor 
Aient  sui  n  naissent  et  par 

main  si  -sion  de 

la  part  de  l'école  ou  de  l'admini^ 

Tout  le  monde  soit  que  lor?  non  et  un   ! 

grois  parlent  ensemble,  ils  se  s< 
Quelle  est  la  cause  de  ce  phénomèi 
Elle  est  simple  et  natun  laves  étrangères 

ne  sont  que  des  milieu  d 

•)  V.  la  carte  ethnographique  de  Kiepert  à  la  fin  de  cet  ouvrage. 
2)  Nos  maître»  ont  pins  d'une  fois  tente 

.les  faveurs  de  l'EUt,  cea  ^\o^Tû^é\SSi  ^UibSSSu 


ET   EN    HONGRIE  71 

Il 

(1916) 


s  par  les  Magyars  et  leurs  éta- 
is lors  la  statu- 
re des  Magyars  sur  le  paj 
Mlemagne  —  a\ 
•  liiait  à  toute  occasi 

le    a    menacé  de  déclai 

••s  étrangers  en  erreur  en  les  ébl< 

rageuse  pour  M 

.s  le  Journal  de  Genève 
le  dans  lequel  il 

■  Croatle-Slavonie...  la   I 
te    18.26-1.000 

léjà  la  majo 
omme  si  isse  rom 

isscs  allemands,  ce  m 
-ses  fran<  la  majorité 

Les  Magyars,  qui  ont  toujours  contesté  à  la 

i  (iépenda 
■ 

Magyare,  qui 
ajorité   dans  les  pays   de   la   eoumUM 
Mais  la  vérité  ln<  ces 

• 
s,  il  y  a,  toujours  d'après  la  statistiqur 
/are  la  pi  par  M.  de  Ma<! 

9.944.000 
8  277.000 

il  mai  us  '9-48.000 

i  ft 

1  046.600 

hènes)  i.000 

ois  Italiens  401.000 


72  LA    QUESTION   BOUMAI 

C'est-à-dire,  même  d'après  cette  statistique  récente  et 
si  tortueuse,  sur  une  population  de  20.883.600 
les  Magyars  ne  comptent  que  pour  9.944.000 
et  les  non-Magyars       10.939.600 

En  réalité,  au  nombre  des  Magyars  on  tou- 

jours le  million  do  Juifs,  beaucoup  de 
moins  un  million  et  demi  d 
aux  Houmm  t*  et  au* 

!)<•    plus    c'fst    un    fait    DOtOfa    QUI 
gy.i  .  la  mortalité  très  élevée 

ment  presque  nul.  Tandis  que  les  ni- 
ant n>  Itél  de  la  Hongrie  multi 
proportions  très  grandes  Mais  n 

Houiii.m  même  Allemand  {avant  la  guerre!) 

en  Hongrie  lignifie  s'exposer  à  toutes  sortes  de  persécu- 
tion  igyarisation  des  noms  des  localités 

phiques  et  la  pression  énom>  sur  les 

Non  PS,  dès  les  écoles  primaires  i»  fran- 

gent toun  nomi  de  tand  •  m.nt  maa 

cation  dee  Mag}  art 

ise  les  noms  de  fami 

l  es  noms  roumains  : 

Munt.anu        devient  Hegyesi 
Valeanu  »» 

pu  »         Farl 

Ursu  »         Ifadfl 

Roi. 
Olariu 

i  es  noms  allemands  : 

in 

» 
Hundsdorfer  nfalvy 

W.inl.cjc 

Weissm  >»         Vassonyi 

U     Donu  itarea: 

Tomit.  h  devient  Tamassy 

tfévitcli 
ôk 
I  ébotsky 

Do  fait.  Les  Magyar...  a«*C  le  million  df  Juifs,  les  Tzi 
gaa  -.claves  de  Bulgares,  i 


EN  TRANSYLVANIE   ET  EN    BC  M 

les  nati- 
.il lions  d'âmes.  Voilà  la  vérité. 

la  plus  récente  indique  2.948.000 
et  Transylvanie.  Mais  les   Hou- 
••s  (le  Dr  Lnscu,  etc.),  dans  leurs  calculs 
base  des  données  statistiques  des  églises  na- 
ne*i  trouvent  que  le  nombre  des  Rou- 
mains est  compris  entre  3.600.000  3.700.000,  ce  qui, 
avec  les   Roumains  de   la    Bucovine,    donnerait  le 
chiffre    rond    de   4   millions  de   Roumains   dans   la 
monarchie  des  Habsbourg* 

s  les  63  comtés  ou  dépn 

sons    par   impossible   quVn    Sui>so. 

Mil'' 

'.il*'  du   \  des  can 

ne  un  seul  . 
us  ne  seraient  pas  i 
8  mieux 

: 

-  du  Rhin,    un  seul  d<  ■ 

/  »»    pour    pouvoir    01 
français  l'argument  sui\  \  ous 

s  de  notre  «  T\] 

té  de  la  i 

lemands.    9i  I   ne 

s  à  la  1  dément 

nique  <]o  la  Hongrie,  ou  de  1 

irope  (p.  e.  la  carte  de 
la  statistique  hongr< 
•îds,  ou  d*>  // 

ont 

pour 

i  ont  aucune  base  sérieuse.  Mais  les  Ma- 
invoqué    ce    «mélange»    des    n.t 
t tés  pour  délimit.  m  OU  DM 

•s   ethnographiques.    Ils   ont   m> 
nté    le    système    prussien    do    »  <<n    en    fon- 


74  LA    QUE8TI0N    ROUMAINE 

dant  de  nombreux  villages  magyars  au  nnli  Rou- 

mains.    Qu'on  se   figure  les  Suisses  ail*  lant 

quelques  centaines  de  villages  nouveaux  dans  les  eau 
tons  de  Genève,  de  Vaud,  de  N< 
établissant  des  colonies  d'Allemands,  appelés  d' A 
ou  d'Allemagne.  C'est  ainsi  que  les  ' 

millier!  de  Tchango-Magyars,  dissénr        depuis  des 
siè<  à  s'établir  comme  colons  au  milieu 

mains,  leur  octroyant  des  p. 
ses  -  du  bétai 

leur  avançant  de  l'argent,  alors  que  dans 

1  Roumai 
pour  la  l>ols,  sans  ri«  nir. 

Les  go u-.  i»ts  de   I! 

d'Autriche  et  d'Allemagne,  se  sont  toujours  efforcés  d 
tra  tonalités  pour  fa 

tion  par  le  mag)  ari 

ice  de  ces  colonies  ati 
délii  ethnograpln 

notamn  nu  de  in  qui 

t    n-mpli    les    pa)  I  dl  «ils,   des 

Ruthènes,  des  ït.  ions  allei 

Dans  un  livre  al 

ron   Dr.   von    Dungern.   professeur   à   l'universtU 
he,  nous  Usons  cette  constat 
i»  rlftlqt  M  la  par-  ntrionale 

la  Moldavie  fut  occupée  par  l'A  so- 

N  nu»  11.  nu  nt  cédée  par  la  Turquie  à 

province  ai  I  '.t  con*< 

une 

latb 

>t    impérial 

fertile  région  de  roi  ';  ou   'lusses  de  la 

Voilà 
ids  et  des  Magyars  de  résou 
des  national  on  s'étonne  qu'aujourd'hui  t 

monarebie  des  Habsbourgs  craque  dans  sas 

we  le  monde  «-niiisé  se  réjouisse  de  cet  écroulement  ' 
Les    Hongrois  de   M.  de  Maday    di  la 

Transylvanie  historique  il  n'y  .  d'après 

itatistique  magyare,  que  56  %  d. 

-D   Dr-Ptto  Freikerr  ron   Dungern.   Hominien.   Perthe*.  Goth». 

1916,    p.   81. 


EN  TBAN8V  \    HONG  H 

rntés  limitrophes  les  Ro 
que  42  %  de  la  population 
a    Roumanie,     en   tant  qu'il     s'agit 
mmet  non   pas  de  poètes,   d'étudiants. 

^nts,  n'ont  jamais  prétendu  que 

îé  de  Maramuresh  ros), 

•  s  des  comtés  de  Satumare   (Sz 

m  parties  serbes  des 
Toron  ta  1  soi  lèt»- 

d'autres  la     Un 

nains    d 
près  de  Baziash  sur  le  bas  Danube  et 

••d.  Jn\a 

t  de  là,  près  de 

Eh 

,   militai  te  de  M»i  \ile- 

/  a  3.600.000 
"  Magyars  et  WO.000  Allemands. 
Hongrois 
>ngrie  et  de  la  Transylv» 

I  dans  le*  rom- 
-ertement  à  la  f* 

re  roumaine,  ils  ne  for- 

ijorité  rel 

M  grande  p  s  Hongrois  ou  Magyars 

s  et  mér  'npngne  sont  des  familles  de 

fonctionnaires   administratifs  et  Jud  d'employés 

nuis 

iers    transportés    de    la 

aux  mines  de  P-  de  Re- 

i  dans  h  ix  différentes  entre- 

riques,  i   les  nombreux 

coIot  nui  les  masses  conv 

-fiains  dans  U  seul  but  d*>  les   ■ 
affa  maaxiar 

dans  V océan  des  Ynhiquesn  comme  l'ont  dit  tant  de  fols 

les  journaux  magyars.  Mais  au 
fond  lyars  forment  une  pov1 

es  gouv.  agvars  qui  se  sont 

donné  toutes  les  peines  du  monde  pour  magyariser  les 
Ho';  importation,  par  cette  avalanche  de 

Magyars  parmi  eux.  ont  employé  tous  les  pouvoirs  et 


76  LA   QUE8TI0N   ROI 

toutes  les  ressources  de  la  «patrie  coi 
taines  de  millions  —  pour  maii  tifi- 

ciellement  rt  injustement  ces  éléments  magyars  contre 
les  Roumains. 

Bn  CM  d'union  nationale  de  ces  contrées  au  royaume 
roumain,  celui-ci,  qui  a  à  présent  une  popula 
8  millions,  compterait,  en  chiffres  ronds,  plus  de  13  i 
lions   <i  habitants,   dont   600.000   Magyars,   200.000   Ail. 
mands  et  200.000  Turcs,  Tatares  et  Bulgares  (dans  la 
Dobroudja).  Ce  n'est  pas  la  justice  idéal* 
gyars.  C'est  possible,  mais  est-il  plus  juste  que  8-9  i 
lions   de   Magyars   dominent   —   COi 
Jusqu'à  <«•  jour!  —  12  à  13  millions  d-  -igyare? 

Si  1.  are  se  tri  I  à  la  lii 

que  mains  on  U  sans  doute  les 

laisser  a  la  Hongri    Mais  ils  s«-  il  à  la  fi 

telle  <ic  ' 
/////  Est-ce  dans 

lintéréf  000.000  Magyare,  et  de  ces  200.000  A 

mai  les  12  millions  de  Roumains  devraient  re- 

ooncex    a   leurs   droits   historiques    et   politiques    ail 
qu'à    la  loiira    aspirations,    di    leur 

uiiii.  ii  la  seule  possibilité  de  leur  existe 

nat  t  seule  possibilité  —  parce  que  1 

ulaire  de  la  Hongrie  et  la  poli 

Is  1867  nous  donnent  la  preuve  Irrécus.i 
que  les  Magyars  n'ont  n 

mains  par  h  lii^rté,  par  le  respect  do  leur  existence  i 
tionale,  par  l'amour.  Tout  au  contraire,  ils  ont  t 
poui  le  dernier  paysan  i 

tant  Roumains  sous  la  domination  ma- 

-sible.  Seuls,  les  1 
•t  d<  plus   >. 

tre 

voila  ce  q\ 


Annexion 

de  la  Transylvanie  à  la  Hongrie 

contre  la  volonté 

de  la  majorité  des  habitants 

de  la  Transylvanie 

(par  le  D'  G.  Iles,  de  Cluj> 


...le  temps  écoulé  ne  transforme 
Jamelft  le  violence  en  droit. 

T.   Mamlnni    ') 


de  la  Transylvanie  se  di- 
-  périodes,  cell»'  du  voyvodat,  *)  celle  de  l'in- 
pauté,  s)  et  celle  de  l'union  per- 
i  grand*  ;>auté  *). 

«les  de  Transylvanie  étai 
mais  la  Tm 
propre  législation,  jui 

pays  était 
la  Hon|  m  princ 

•oute  l'acceptation  du  mot.  Dans  la  troisi* 
ri   d'Autriche  étaient  également  princes  df» 

')  Tcremio  Mamtant.  D'an  naovo  dlritto  europeo.  Torino.  Mer- 
i.  1859.  p.  55. 

2)  En  commencent  eux  temps  qui  précèdent  l'arrivée  dee  Ma 
*yer*  de  l'Asie  Jusqu'à  le  catastrophe  de  Mobacs  (29  août  1591). 

Depuis  Mohacs  Jusqu'à  l'apparition  du  diplôme  de  Léopold. 
du  4  octobre  1691. 

«)  De  1691  Jusqu'à  l'annexion  à  la  Hongn  «\  1869). 


78  LA   QUESTION   ROUMAINK 

Transylvanie.  Durant  cette  période,  seules  la  pers< 
du  souverain   et  l'armée   étaient  communes    aux    deux 
pays. 

Leur  législation,     leur    just;  r    admit 

étaient  entièrement  séparées.  *) 

D'ailleurs  le  fait  de  l'indépendai  îomle 

de  la  Transylvanie  se  lisent  cla 

aveux  *)     forcés   du    plus   chauviniste   i  ait 

traité  du  droit  public  hongrois,  du   Dr  Korbuly    'nom 
roumain  magyarisé  signifie  cor- 

beau, du  lar  Me)  dont 

dani  les  fac 

Cependant   tout  lecteur,  quelque  notions 

ait  estion,  doit  se  d. 

n'était  |  soin  y  fl 

■ 
Transyl  v  été  aui  <  y 

a  mil  il  de  décrt  ■  m  f 

Car  il  est  clair  que 

de  la  Transylvai 
rfque  <\r>  deux  paya,  la 
nexion,  pour  être  posée,  ait  den 

"(i>  un  ix  qui  ont  décrété  •  ion  et  cette 

annexion  oi  i 

mifl  sj  lindépendanc<  antéii  ransylva 

Quelle  fut  la  cause  de  cette  annexion? 

I  expliquer,  si  nous  remarquons  que 
nseur  de  cette  Idée 
Bîûii  u  nyi  (nom  magyarisé  du  slovaque  Wessely) 

Qui  'ne  temps  te  plus  fat  ;>ropagat 

M  de  mayyarisation.  *) 
Mais  quels  sont  ceux  qui  ont  décrété  l'incorporât  i 

aient   an   diplôme  du  4  octobre  14*1,  confirmé   par 
ha.l,s    J  i.    .Inné   le   Prarmatlqne  Sanction,   par  LeopoM 
■  ne  tard  également  par  l'empereur  Ferdluan 
Kmerlch    Korbul*.    Maararor&zac    koijoga.    4«    «dit 


tea:  7e  loi  do  la  diète  honrrolae  da  Preea- 

l 'i  d« Ja  diète  de  ClnJ  de  lS4i.TaV  ef  forte  deU 

jttQj.  féodale  de  ClnJ  ce  iff»  la  If  loi  de  1. 

<elé*y.   Siozat   a   magrar  f  ulav   namsatleé* 
z^Otto  W,...»d.  m  F.  I.vr.  «I  .^.n^TX 


TRANSYLVANIE   ET   EN    HONG!  7« 

de  la  Transylvanie  à  la  Hongrie,  et  sur  quel  droit  se 
sont-ils  fondés? 
Seuls  les  May,  ai  décrétée,  c'est-à-dire  ceux  qui 

l  ransylvanie. 

de  1848, 
<•  n'a  été  exclu  de  ceux 

s  phrases  1 

tij    (ou   Kniosxvar  en  magyar)  de  1848 

décréter   l'union    de   la 

à  la  Hongrie,  pour  la  bonne  raison  que  le 

peuple   roun  v   absolue  de  la 

te  féodal*  s  composition  avait  pour  base  la  loi 

à  laris- 
magyare  le  droit  de  légiférer  au  nom  du  pays 

s  Roumains  n'ont  point  pris  part  à 

nationale,  tenue  au  Champ 
de  11  1S4& 

16*  résolution,    les  Roumains  demandai 
«  que   les   Magyars   ne  missent  point  en   discussion   la 

lu  Hon  'it  </'"'  Ul  ri(iti<m 

née  et  organisée 

I 
•ts  nous  <  ion  de  n 

• 
nt  ».  *) 

protestation  a  été  envoyée  par  une  députa  tioii 

par 
nd. 
Les  Roumains  n'adn  as  que  le  pays  où 

té  prépondérante  de  la  pop 
fût  annexé  à  1  le  pour  Si 

ddl  s'ils  y  con- 
sentaient ou  non,  et  à  quelles  conditions  ils  y  pourro 

leurs,  les  lois  de  1848  ont  perdu  toute  valeur  par 
rnents  s  dans  la  mênv 

s  Roumains  se  sont  soulevés  en  arm< 
igyars. 

tat.  p«*.  124. 


80  LA    QUESTION   KOUMAIM 

En  1863,  l'autonomie  de  la  Transylvanie  a  été  rétablie, 
et  elle  a  inspiré  la  convocation,  les  travaux  et  les  décfl 
sions  de  la  diète  réunie  à  Sibiu  en  1863  et  1864,  et  conm 
tituée  sur  la  base  de  légalité  des  droits  d  les. 

nations. 

Mais  les  Roumains  ne  purent  jouir  longt. 
lité  des  droits.  En  1865,  l'empire  des  Habsbourg  péricli- 
tait :  on  pressentait  la  guerre  avec  I 

Los  Magyars  saisirent  l'occasion 
suader  la  Couronne  de  convoquer  m  -à  Clufl 

le  6  octobre  1865,  «pour  étudier  à  nouveau  la 
l'Union  de  la  Transylvanie  à   la   1 
s'exprimait  l'adresse  à  l'Empereur.    Cette 
l'union  rotée  en  1848,  >)  et  la  dièt.  -ifin  i 

union. 
Mn  î,  pas  plus  <; 

de   1HIK.   de  se   prx>!  -ur    1  uniOS 

•>qu< 
légalité  des  droits  n 

!  élément 
pubUquê  du  pays. 

était  constitué* 
l>ut>  <t  89  Magyars,  31  13  J?< 

Et  par  le  roi  <  r  oit  de 

189;  ils 

•) 

qu*individuaUté  polit 

<iur  étalent  réduits  à  Vimpuissam 

H  Brt  (I()"'  <le  la  Transylvanie 

à  la  Hongrie,  par  la  n  ai  l< 
conti  la  volonté  des  l 

i«  ment  exercé 

Roumains 

M.  Fischof,  spécialiste  en  la  matière 
Mi   suit: 

«Les   Magyars,   en   s'annexant   la   Transylvanie,   qui 
avait  Jusqu'à  nos  jours  joui  de  sa  propre  léaisl 

"  propre  administration,  ne  lui  ont  même  pas  laissa 

1)  Par  l'adresse  du  18  décembre  1865. 

2)  Par  les  dispositions  de  la  loi   X  \  III.  de  lfttt. 
Xv\lîr0yeiî    •8leb6nb0r*i*ch  entaches   Ta»ebl« 


SI 

.•  iule,  et  ont  ,  \i  la  majorité  de  la 

m-,  dans  l'impossibilité  d 
leui  qurhjue  grand  corps  con- 

sultât^ Ce  ne  sont  pas  les  diatribes  de  Brallanu, 
mais  le  manque  d'habileté  de  la  politique  magyare 
qui  menace  nos  intérêts  sur  le  Bas-Danube.    l 

Magyars  ainsi  q  -unesse  en  soient  con- 

ms  ne  perdront  jamais  la  mém« 

.*l«rr»lch   und   die   Bdrg«chsftss  stase* 

■  nnr.    NellUhi. 


LA   QUESTION   ROI  • 


Loi  électorale  exceptionnelle 
pour  les  Roumains  de  Transylvanie 

1892- 


uia  1848,  que  les  Ma- 
rs ont  fabriqué  une  loi  spéciale  pour  les  éleot 

à   la   noblesse  magyar 
droJ 
i nains  un  cens  énorme. 

me  4 
iga   des    I:  s    ne   se 

|i>  nposé  à  tous  ê§i 

'    M 

|»<»<ir    (|i  ,     puixAr 

l  législatif  du  pays. 

I  li   pu  régit  les  élections  des  députés  à 
la  cl  différentes  dispositions,  qui  sont  au* 

laiïS    1  !!:• 

"  au  détriment  d 
Transylvanie 

Injuttti 
la  disproportion  dans  la  réglementa'  «Iroit  ék 

rai,  ■pniraliient  surtout  dans  les  points  suivants  : 

1J  Ont  <  vote,  sans  aucun  «                 vertu  de 

droi  us  ceux  qui  ont  Uauré  sur  1rs  listes 

torales  de  1848  à   1872  i).     (Cest-n-diro   la   i 
magyare). 

1 1  de  1874.  ce  sont  la  noble**  matrare  «et 
les  8aéklers.  ou  Magyars  de  la  Tranaylvanle. 


TRAN8YI.Y  ANIi  BONO]  ■ 

ans  les  os,  ont  droit  de  vote  tous 

m  maison  donnant  au  moins  un 
6  florins.  M 
S.)  Dans  les  les  grandes  et  petites  de 

tous  ceux  qui  possèdent  un 
i  moins  Y%  de  «sésie»*)  urbaine.*) 

m  ruralu   grande*  et  petites  de 

u  clair  et 

is  84  florins,  ou  qui, 

-on  soumise  re  classe, 

'if  79  florins, 

ie  droit  de  tient 

.  la  maison  Is  en 

m'   (I  impôts  prouvant    nu   moins   105  flo- 

De  ces  paragraphe*,  il  rassort   a\«r  irkkOCi  QUt: 

électoral  cens  pour  base, 

te  personnes  M  de  vote 

m  ;   ces  personnes   sont   les  nobles  Ma- 

hres;  «) 
b)  en  mi  dans  mîmes  m 

ns  les  comm 
-position,    il    faut    In 
•     • 

préférence  les  campagnes,  tandis 
nent  sont  habitées  par  une  ma- 
te, k) 

le    jour    que    c'est 
seul  i   pour  laquelle  le  cens  que  la  loi  < 

m  él<  i^s  rurales  est  exorbitant  en 

araison    de    celui    exigé    dans   les   communes    ur- 


•)  |  S  de  la  loi  XXXIII.  de  1874. 

it  à  8  Jugera  (arpenta). 
•)  §  4  de  la  loi  déjà  citée, 

«i   '  us  pas  nous  étonner  si.  dans  une  commune  de 

il  est  arrivé  en  1885  que  le  maire  du  village  ne  fût 

lectrur.  tandis  qur  /«•  gardien  des  t  du  village,  étant 

magyar  M'appelait  Pitta  Aron,  — ■  avait  le 

droit  de   ; 

&)  La  cause  de  cette  disproportion  est  due  également  en  ce  que. 
jusqu»  ntx  Roum  la   loi.  d- 

bâtir  dans  la  ville. 


84  LA    QUESTION    ROUMA I 

c)  le  cens  est,  dans  les  communes  rurales  de  Transyl- 
vanie, 8-9  fois  plus  grand  que  celui  imposé  dans  les! 
communes  rurales  de  Hongrie  ;  en  effet  %  de  sésie  etd 
en  gros,  égal  à  9  jugera  (arpents),  n  Traisl 

sylvanie,  pour  avoir  un  rev 

cadastre,  de  79  florins  80  creuzers  ou  de  84  il 

faut  posséder  72  ou  75  jugera  d'après 
la    population     rurale»     tournait 

compos«  "    aujourd*hui    de    petits    propriété!  reaj 

ayant  un  avoir  de  28  à  30  juger; 

On    voit    i>i*-: 
populo t  .  qui  forme  la   yrande  HUM 

ité  des  habitants  de  l<i    Transylvanie,  fût  m     nassd 
et  à  jamais,  du  plus  consti  l  des  droitd 

du  ci  de. 

La  régl<  m  du  droit  (-\o< ■?  «>  pat] 

la  seul»'  injustice  .  m  vers  les  Hotirnains  ;  /«  .  des] 

cercles  il  Transyl 

Les  Magyars,  pour  ne  point  s'exposer  à  se  trouver  enj 
minorité   \is-à-vis  des  B  lisposé  que  sur] 

74  députés  que  la  Transyl va  ie  à  la  diète  de  Bu-] 

dapest,  35  seraient  élus  par  4  comtés  magyars,  et  pan 
15  communes  urbaines,  et  que  les  30  autres  députes  sal 
sut  élus  par  11  comtés,  ce  qui  ronv  ne  autraj 

8) 
Bn  effet,  si  nous  considérons  l'étendue  du  ten  r 
•  (  Is  chiffre  de  la  population,  ces  4  comtés  magyars  et] 
ces  15  commune  paraison  des  11  au! 

très  comtés  où  la  grand  i  est! 

,  sont  dans  la  prope  *f  à     '  %  I 

tte    disposi; i.  t,    -  |    dovi-l 

v    quati  U  t    mag\t  o1*3 

*,    t7    est    envoyé    v 

h.  c,  et  par  17.000  a.,  tandis  que  dans  le  tés  rouA 

mains,  il  n%est  envoyé  de  d  uté  paA 

1000  k.  c.  et  34.000  a.,  de  sorte  que  les  villes  et  les  corn- 


»)  Si  nous  considérons  que.  d'après  les  donnée*  officielles  du 
cadastre,  les  9.688.741  Jugera  de  Transyl 
clair  et  net.  d'après  le  cadastre,  de  10.898  J74  florins,  nn  J 
donne  donc  en  moyenne  nn  revenu  de  1  fr.  50  cr.  clm 

J  Oette  triste  situation  s'explique  par  l'eut  pitoyable  des  Rou- 
mains avant  1848.  sous  le  régime  aristocratique  et  féodu 
liobage  (le  serf)  roumain  ne  pouvait  posséèr 
ce  qui  équivaut  à  2$  jugera  environ. 

1   .1.^  la  loi  X.  do  1877. 


is    plus 

ition  dos  cercles  électoraux  a  été  faite  égale- 

d  se  fasse  en  des  lieux 
M   dans  leur 
:t   dans  tous  les 
iropéens 
aunes  d 

iroit  électoral  e»t  ment 

stt  aussi  pour  qu'un  pe- 
ins puissent  ar- 
dans  1<  très 

■oient  forcés  de  parcourir  de  longs  tra- 
•  aux  ont  été  formés  de 
rnaines  sont  mêlées 
Magyars,  *) 

»)  |  S&  de  U  loi  XXXIII.  de  1874. 

*)  Par  lr«  décidons  des  réunions  xnuniclpalee  ai  ©ellee  du  inlute 
1ère  de  l'intérieur,  conformes  an  f  I  de  la  loi  X.  de  1S77. 

I  nf  à  e*  eu)*t  attatl  S— ton  Wattson  :   •  La  peraécoUon  politique  en 
,  ria  ».  Part»  et  Londree,  1WS. 

oU»«  n.r  la  guerre  roumaine  •    Lausanne.  1917. 

DuN.*.-,/  .:  ••   i!    i  et  raajosf d*bsl a.   Parts  t**J    (Nets  de 


Comment  on  procède 

à  l'élection  des  députés  sous  le  régime 

constitutionnel  magyar 


(1892 


Nous  avons  vu  que  la  loi  électorale 
lions  «xi •«•ptionnelles  contre  les  I 

e  magyar  est  sans  bornes,  en  ce 
qui  regarde  les  ingérences  dans  les  élections. 

te  suprême,  le  vice-comte,  le»  ra,  les  no-^ 

«s,  les  maires,  les  gendarmes  sont  pres<: 
\<  ment  des  Magyars  que  le  régi 
nos  pays. 
i  ii  tempe  d'élection,  tous  ces  honorables  rat  de 

nation  »  gouvernante,  rivalisent  de  tèle  pour 
olonté  des  électeurs. 

m  fonctionnaires   pul 
n  ont  aucun  droit  d'influencer  les  é 
meni  les  Influai  ils  ce  se 

'•nt  le  succès  des  candidats  magy 
Comment  y  ils? 

Par  i-tions,  en  donna 

•  n  Intimidant,  an  menaçant  les  êU 
tant 

suffit  point  la  gendai  n  art   n  aa, 
tionaux   l'ordre   d'empêcher   br*  sa    parti* 

du  candidat  roumain   d  be- 

soin, ta  fore 


EN  TBANSYLVANIi;    R    KN    HONG  i  H 

idmet  à  voter  en  I  magyar  tous 

t  plus  le  droit  de  vot 
s.  dans  u  «'de  cas,  la  gendarmerie  ^TffrfME  les 

-  plus  suspects,  et  le»  f<  au  nom  dY 

sse  dans  le  local  même  de  Télc 
"sidents  des  commissions,  et 
rs. 
s,   laissons   pari  magyare  qui, 

• -s.se  jamais  de  nous  insulter,  n'a  pu  ce- 
to  fois  la  vérité. 
Pre>"  b  les  électeurs  d<  électoral  de  - 

it  était  en  1884  Mr.  George  V  isetti. 

très  les  Magyars  était  l> 
-nanti). 

ainsi  cette  élection: 
st    un    fi 

ur  candidat  contre  8  à  900 

.  par  m  inelle, 

■ 

6  à  700  électeurs  ro<  par- 

ires  du  ma- 
tin it  déjà  pour 
ils.  Ils  y  furent  reçus  par  la  troupe,  qui, 

isait    dans    la    \  Manvars  y 

•ous  ;  la  majorité  est  dé- 
président annonce  à 
:  mé. 

que   les   électeurs  sont 
s  arrivés  aux  portes  de  la 
y  laisse  pas  péi 
I 

du     pr. 
ementetri  mmandh 

militaires,  U  le  but  des  Houmains  n 

l'armée  doit  protéger  la  liberté  des 
• 
un  i  '   d'empêcher  la  lil>erté  des  élec- 

l'étouffer. 

Tout  tri  In  ' 


88  LA    QUB9H0N    BOUMA] 

»  Les  électeurs  roumains  sont  retenus  en  dehors  de  la 
tille,  et  le  président  proclame  Neményi  comme  représen- 
tant élu  ».  *) 

Lorsqu'une  feuille  magyare  s'exprime  ainsi,  qu'au- 
rions-nous à  ajouter? 

S'il  arrive  au  candidat  roumain  de  réunir  malgré  tout 
la  majorité  des  votes,  le  président  de  la  commission  ar- 
rache quelques  feuilles  des  protocoles  du  vote  et  pro- 
clame comme  représentant  élu  lo  candidat  magyar,  qui 
réuni  que  la  minorité  des  voi 
Il  y  a  eu  des  <  as  où  le  pré-  ie  du 

m -rutin,  a  menacé  le  candidat  roumain,  lui   déclarant 
franchement  qu'il  annulerait  tous  les  votes  qui  lui  se- 
raient favorables,  et  qu'il  ne  p> 
du   CSlldidsJ   magyar.*) 

lu   un  mot,  en  Hongrie,  ce  n'est  pas  la  volonté  des 
citoyen!  qui  élit  les  députés,  c'est  le  go< 
qui  les  nom 
Les  Magyars  affiru  tout   parti  qui  présente 

un  candidat  a  le  droit  d'envoyer  des  h 
fianr<-   dam   ht   commission  de  sep:* 

ngrie,  cette  expression  <>  a  le  droit  F«  Il 
a  de  droits  en  Hongrie  que  pour  les  Magyars. 
ï)niii<  ms,  le  fait  est  reconnu  par  les  Magyars 

Charles  Eotvos.  pour  ne  citer  qu'un  cas,  a 
•  lit  en  i  rlement  :  Je  pose  cette  que* 

(Tune  politique  prudente  de  la  par* 
précédé!  une  politique  pi 

du  cabinet  i  il  n'y  ait  pas  un  *• 

h  in  in  dans  cette  chambre,  quoiqu'il  y  ait  phi  s  de  2  D 
lions  et  demi  de  Roumains  Nos  rapp< 

eux   seront-ils   améliorés 
mus  les  éloinnoi 
Le  fait  môme  que  dans  tous  les  cercles  r  s  il  y 

a  abondance  de  candidats  magyars  qui  ignorent  la  langue 
électeurs,  ne  connaissent  aucunement  leurs  be*»< 
nt  pour  eux  nulle  sympathie. 
luL-même,  d 
1rs  candidats  magyars  ne  comptent  qu< 

')  «  Ellroték  »,  Nr.  148  do  2S  juin  1SM. 

i.utlf  CS  *'**  préaw,lé  à  B»***»-Oto.    Hollaky   m   prttenutt  a 

»)  Discours    du    d.  :  Kôtvôt    à    la    Chambre  hnimnlri    le   11 

juillet  1891  w-mw»  noofroMC,  »   n 


EN  1  vmk    !  i    ln    BONOSH  M 

!/|/ar  d  /  i>oti- 

in  et  les  autres  peuples  non- 
lyarsï 

l  loi  donnent  du  reste  lieu  à  beau- 
Iles  prescrivent  que  le  vote 
ion  doii 

«levant  les  tribunaux  ma- 
rs,  les   i  testations  pour  annula* 

à  la  Chambre  de  Pest,  n'ont  jamais  eu 

in  n's  point,  dans  sa  propre  pat 
ice! 

I     faits     qui    on> 
ns     à     décr 

les    élections    de    Trans  . 
v  ont  d*  l 'unanimité  iab   ' 

m  Transylx 
H 

-  affirment  pourtant  que  ce  n'est  que 

ne  qui  s'est  abstenue  dans  les  élec- 
Iroits  le  peuple  est  allé  au 

Les  •  igyars  qui.  malgré  toutes  ces  vio- 

ndidat  nati< 
à   en    -  a   conséquences  après   l'élect 

rribles  adresser,  auprès  de 

irs  ne  savent  pas  le  magyar  des  au 
i aires  ne  savent  pas  la  langue  du  peu- 
M  Valaq  !>es,  des  v 

•    voté   pi  rrédentisme  »,  pour 

l'Omladiniste  >»  ou  pour  ««  le  Pan- 

l'un   cai 
nno   grande    major 
héros    n'est  ir   de    son    éleeti 

Dan*     la     <•  ion     électorale    de     Bogsa-Romana, 

roumain 
iceanu.  avocat  a  I.ugos.  11  v  avait  4000  . 

chérissaient  Dans  ses  visites 
torales  dans  les  villages  le  peuple  le  recevait  l 

les  larmes  en  l'écoutant  l'accompa- 
gnait par  milliers  pendant  des  journé< 
tînés  par  des  no 

ies  de  feuillage.  Le  cand 
gouvernement  était  le  comte  Ladislas  Tisza,  un  oncle  du 


90  LA    QUESTION    ROI 

comte  Tisza,  l'actuel  président  <lu  conseil  d* 

qui  n'était  connu  ni  agréé  par  perso: 

cription.  Le  jour  de  l'élection   a  Mille  moyens  de 

corruption  et  de  terrorisation  ci-  resque  sans] 

effet.  L'agitation  est  énorme.  Cet 

peut  se  présenter  devant  la  commise 

vertement,  selon  la  loi.  I  ise  majo;  pour  le 

Roumain,  le  candidat  du  go  D'obtenant 

gré  l'énorme  pression,  que  quelq 

Brediceanu   obtient 

noms  des  \<>tants  et  leir 

d'ordinaire   dans   le   «  prot- 
t    de    la    commissioi 
tout    prix    faire    élire    le    < 
Koloman    Tissa,    était    alors    aussi 
vernement 

milliers     d"hom.\  i     savai-  [uelle     é< 

Bante  majorité     ils  avai 
cli.'int;i;. 

mation  du  résultat  alors  «m  vit 

</>/'•   tout  protocol 

gistre  «i 

• 
plot 
ndarmes, 

à    la    ' 
-se  la  protêt 
de  forme  m   le  i  siégé  n 

entant  de  la  «  na* 
Voilà    i" 

ment  sont  constitués  q» 

<iu  pouvoir. 

!   magyar  nai 
in. 
uBgyeU 
raient  pur  foret  let  i 

haussai 

.  M 
\   <  hivrMi.  dans  1»'  nord  de  la  Tran-  ,  élec- 

teurs rouma  ;on«. 

La  gendarnx  lant  les  saisir  étj 

•i   Kk> clartés.  No  80  de  1892, 


\MK   ET   EN   HONGIUl 


M 


.  les  Itouniains  ne  voulant  bou- 
îsant  consta: 

>uet 
ns  ! 
m    barbare,    plusieurs    Koumains    de- 
ivrvnt  innrts  sur  le  carreau,    et     l>eaucoup     fu: 
blattes, 

s    p< 

lu  l'abst< 
dans  I  Us  la  ju  aques 

s  do  leurs  droits,  les  mè- 

i  décrété  la  pai- 
ns de  la  présente  an 


,>lir  des   volumes   à   décrire  ces 

m   fan  importance  que 

nié  de  s'abs 


I88t 


la  Chambre  législative  de  Buda- 

et  et  la  '    elle  n'a 

ire  des  lois  au  nom  du  pays. 
a  nous  i 
>rt  des  Polonais  de  Posen  et  de  la  Russie 

is  d'Al  >urs  été 

ités  dans  les  chambres  léj 


I! 


t  environ  2  mil 


rtant  ont  pu,  dans  toutes 

I 

\  la  di 

la  Hongrie  éts 

peuple. 

orps  législatif  él 
>ns  par  suite  à  la  statistique  lui 


Karodi 


un 


92  LA   QUESTION   ROUMAIN  I 

G  millions  de  Magyars  élisent  417  représentants;  et  10 
millions  de  non-Magyars  élisent  0  représentants.  M 

Oui,  il  se  commet  en  tous  pays  des  illéga 
élections,  mais  que  des  peuples  entiers  soient  représentés 
dans  les  chambres  législatives  de  Irur  pair  >x  en- 

nemis mortels  de  leur  existence  national  spèce 

de  liberté  constitutionnelle  n'existe  que  dans  la  seule 
Hongrie. 


II. 
.1916 


Nous  avons  la  Chambre  des  députés  de  Buda- 

pest, où  siègent  les  400  «représentants  (!)  du  pays 
n'y  a  pas  eu,  pendant  des  disaines  d'années,  un  seul 
député  des  Slovaques!  Depuis  quelques  anm  D  n 

—  trois!...  Mais  ils  ne  par  car 
aussitôt  qu'un  d'eux  dit  quelques  mots  concernant   u 

in  génères,  de^ 

gyares  s'écrient  e1  l'apostrophent:  «hazadrv  •! tri- 

us  /•»  un 
mange  du  }  lyar  doit  être  Magyar*;  uon 

lui  faire  son  procès»,  ^agitateur  sans  conscience**  (• 
/  auitntor».. 

Les  3H  millions  et  Honiuaiiis,  \ 
(Tannées,  n*ont  pas  eu  un  seul  député  à  la  Chambre  des 
du  pays».  Depuis  quelques  années  ils  en 
ont  cinq!    Les  Serbes,  les  Ruthènes  nt    pas 

seul!  F.n  un  mot:  les  Magyars,  qui  forment  In  > 

habitants  tfl  II  Hongrie,  sont  seuls  représentés  à  la 
Chambre  par  &  peu  près  400  députés.  Les  nationalités. 
qui  forment  la  majorité  des  habitants  du  pays,  : 

—  en  1916  —  que  8  (huit)  députés.  Seule  la  Cro 

vonie  a  l«  droit,  de  par  la  constitution,  d'y  en  envoyer 
une  quannti 

')  Exceptons  les  200.000  Saxon*  de  Transylvanie  qui  envoieut  m 
i»  h  près  7  députes  des  leurs,  lesquels,  dans  les  d- 
sont  entrés  dans  le  parti  libéial  magyar. 

pulès  roumains  siégèrent  à  Budapest.,    quand  ils  n'é- 
taient pas  mis  a  la  porte  !  (Note  de  ledlteu 


IN  TRAK8YLVAM:  !     B0N01  W 

s  nationalités  ne  réussissent-elles  pas  à 
résentants?  Parce  que  nulle  part 
ne  régnent  u  isme  et  det 

>nces  comparables  à  u  œuvre 

ns  des  n  *•  lesclrcons* 

i««8  gouv-  ta  ont   tous- 

sé ces  élections  libres.  V< 

îrs  été  d 
jus.;  p  donner  à  l'Etat  hongrois  m 

igyar  dans  lequ  ait  que 

ir  produire  D  pression  au  dehors, 

il    fallait.    d  nécessité,    empêcher    par    tous 

•gaux,  q 

urs 

s  à  la  (  de  Budapest  La  seule  pré* 

i  à  la  (  .'50  députés 

.  !  —  an  oilé,  à  1 

s  du  tout  un  pays  «national-ma- 

us  les  Magyars, 

il   pays  de  nationalités,  polygl 

puis  le  pouvoir  de  l'Etat 
très   facilement  échapper  aux  mains  des 

t,  l'a  ce  «  le  gouvernement  li 

grois  et  les  Magyars  a  toujours  eu  pour 

onalités  de  pénétrer  à  la  Chambre.  A  < 
nts   font 

ulidats  magy 
à  toute  épreuve,  tout  au  plus  d.  ues, 

ayant  renié  leur  nationalité.  D'autre  p 
ils  n'essaient  d'empiéter  péri 
ions   magyares  qui  doi\ 
16    domaine    du    vrai    inagyaris 
du       Kossuthis!  s   partis  magyars  toujours  op- 

posés   à  une   ».     I  moyen,    ta 

oujours    l'apparence    d'être    exclu>i\ 

à    cha<;  asion    fit 

iander    à     Vienne    de    nouvelles    «corn 
but  de  <î\eiopper  l'indépendant-* 

d'obtenir  l'union  purement  per- 
le vœu  profond  de  tous 
Magyar-.   Mais  pour  que  les  gouvernements  osent  for- 
demandes  à  Vienne,     ils  doivent   pou- 


9i  LA    QUE8T1'  MA1NK 

voir  invoquer  «l'intransigeance  de  l'opposition»».  Donc  les 
circonscriptions  électorales  magyares  resteront  le  do- 
maine des  Magyars.  Cet  accord  a  dominé  toute  la  vie 
publique  de  la  Hongrie  depuis  1867  à  i 

J'ai  oublié  de  dire  que  les  200.000  Saxons  de  la  Tran 
nylvanie  sont  représentés  à  la  Cham) 
députés  nationaux.  Cela  s'explique  par  le  bes< 
toûjotl  ivé  les  Magyar  .ssé  entre 

oumains  et  les  Saxons.  Car  si  200.000  Saxons  ont 
pûtes,  3    %    millions  de   Roumains 
avoir  plus  de  200?...  Mais  ils  n'en  ont  q  |  dire, 

ils  n'ont  jamais  demandé  que  le  nombre  de  d» 
leur  revient,    -  c'est-à-dire  70  députés.  I 
s'étonner  de  l'indignation  des  i    les 

pays  en  préseï  des  million 

mains  en   Hong] 

OUtW  il  faut  remarquer  que  les  députés  des  Saxons 
anie  ont  toujours  fait  partie  de  la  i 
rite  de  ton*  les  gouverne i 

-"u jours  gouvernementaux.  Les  d 
lions  mds  de  la  Hongrie  pifs  te  (du 

Banal,  etc.)  n'ont  jamais  eu  de  députés  al 

niant  pas  se  brouiller  avec  les  Magyars  à 
cause  de  ces  tlots  germon i 


ruin,  ÛMMfcM 


<-ne,  Stfl  ,  déjà  rltto. 


La  „Loi  des  Nationalités44 
une  parodie  de  loi 

(1892) 


11  n'y  a  point  d«  plu*  cruelle 
tyrannie  que  celle  qu  on  exerce  à 
I  ombre  dea  loin  et  avec   le*   cou 


li-ur»   «le   la   Jnatlce. 

Montnquiru 

ne»  atibtro-hon- 
nida    au  go 
i  des  nationalités.  A  la 
ait  410  députés  et  dans  laqn. 
à  l'épo  iasme  général  des 

Magyars  seulement  de  représ 

îutros   !  jorité  du  pays,  avai 

l" •!.■  t  proposa  un  projet  de  loi  sur 

roits  (1rs  Les  députés  rou- 

lis, serbes,  sl<  combattu  se  véhé- 

Buffisanf  lee  Rou- 

Rabès, 

nalités  pré- 
parlementaires  longues 
et    furieuses  nt    la    Cham 

Toutes  les  fois  (j  .nx  Magyars  l'oppres- 

ic  réponse  presque  sté- 
réoty 

«Toutes  les  accusations  que  les  Roumains  lancent 
contre  nous,  quel  q'  lo  nombre,  et  mille  autres 

>)    Montetquieu:    Grandeur    et    décadence    de»    Romain».    Pari», 

Didot  â  fie.  1886.  p.  97. 


%  LA   QV\  ROtJMAJ 

accusations  qu'on  pourra  imaginer  aujourd'hui  ou  dans 
l'avenir,  quelle  qu'en  soit  la  gravité,  toutes  sont  réduites! 
à  néant  pas  ce  seul  fait,  qu'il  existe  <rie  une  loi 

fondamentale  de  l'égalité  des  droits  des  nationalités. 

»  Cette  loi  respecte  à  ce  point  les  intérêts,  la  j 
la  vérité  que  rien  probablement 
paré  de  tout  ce  qu'ont  produit  les  temps  moderne- 
Avant  de  prouver  que  ces  fanfaronnades  ne  sont  plus; 
i*   mise,  il  nous  faut  accentuer  qu'en  Hongrie  il  ne  s'agit 
pas  d'un  parti  de  la  «nation»  mis  en  minorité,  mais  de] 
cinq  nationalités  opprimées  par  une  sixi» 

En  ce  qui  regan;  ustice»  de  cette  loi,  nous 

rons  l'opinion  d'un   Polonais  autri»  i  on  ne  p 

pçonner  de  partialité  pour  les  n- 
M.  le  professeur  Dr  L.  (iumpl  rsité  alle- 

m.i!  raz,  un  sociologue  connu  qui  suit  au 

stip  t  dfl  la  valeur  et  de  l'équité  de  cette  loi  tant  prônée. 
<  loi  déclare,  dans  son  introd  it  les 

citoyeni  de  la  Boni    e  ne  forme;  arde  la 

politique,  qu'ont  ISUli   nation;  mais  il  est  • 

foule  tl  iitités;  il  est 

us  les  < 
»»  de  la  patrie,  qu'ils  apport 

»  nationalité ,  sont  les  membres  égaux  i  s  de  la 

»méme  natioi 

»  11  est  donc  très  clair  que  <  .   la  saine 

logique  d  de  belles  phrases  sur  l'égalité  d» 

ns  la 
alités»  rt  une  seule  i 
tion   magyare»  ou  «hongroise»,  il  est  évident  qu  > 

Hl  pas  de  droits  éga  moment  que  1rs 

tioii'  un-magyares  soi 

ne  former  qu'ui  q  magym 

jyare  peut  se  permettra 
former   une  nation    aux  dépens  de  l'égalité    des  dr 
nationalités,  il  est  évident  </"••  ces  dernières  ne  )<>i 
sent  pas  de  cette  égalité. 

Met,  des   le  second  alinéa,  cette  égalité 
droits  a  à  souffrir  d'une  clause 

»  Il  y  est  dit  que  Véy  i  droits  ne  sera  réglemen- 

tée qu'au  seul  point  de  vue  de  l'usage  officiel  des  di\ 
ses  langues  du  pays,  et  en  tant  seulement  que  le  | 
tront  l'unité  du  pays,  les  nécessités  pr.v  du  gou- 

vernement et  de  r.Mlrninistration 

<le    lit    jiiv 


\ME  ET  EN   HONGi  13 

noua  serions  disposés  à  croire  que 
.  et  que  ce  «en  tant  seulement»*  qui  le 
sent  guère  à  l'égalité  des  droits,  la 

i  deux  petits  mots  n  l  à  néant 

-us  ensuite  à  considérer  combien   M 

sea  lea  expressions:  tes 

la  justi 

•  galité  de  droits 
nues,  n'est  plus  qu'un  mot  \i<l<>  de  sens, 

c,  celui  par  ei  i'oppresst 

droit,  des  langues  parlées 
•  in   fait  que  In  tangue   magyar» 
ngue  d>  *) 

pas  nous  qui  disons  cela,  c'est  un  professeur 

i  se  réduisent  les  phrases  ronflantes  des 

Vguiser  la  vérité  que  de  dire  que  dans 
loi  aussi  libérale  à   l'égard 

môme  au  Ca- 
2)  les  n  *s  sont  i 

dissent  de  plus  de  droits  que 

a  inspiré  cette  loi  boi- 
oût  été  possible  au  ma- 
int sun- 

•  une  vél 

n'a  été  faite 
;r  fournir  au  magyarisme  un  moyen  de  pom 

•ne,  aux  yeux  de  l'étranger,  de  ses  senti 
le  libéralisme.  Mais  même  cette 
ne  reconnaissait  qu'un  minimum 
fj  été  appliquée.  Tous  les  partis  gou- 
nartis  magyars  d'opposi' 


M   Prof.   Dr.   L.   Gumplovici.   Da*   Beckt  der   Sationalitâten   und 
(>e*terreich-I'nfjarn.      Innsbrnrk.    Wagner,    1875.    pp. 

m  m. 

Sprachenrechte  in  den  Staaten  gemi$chter 
nalitdt  naeh  den  von  Dr.  Adolph  Pi»chhof  gesammelten  Dnten  und 
grmachten  Andeutungen  darge*trîlt.  Vienne.  1WC».  Manz. 

1   A     <>t*F9TÎON     ROI'KUIV 


H  LA    QUESTION 

ont  été   d'accord,  depuis  1868  jusqu'à  ce  jour, 
fait  que  cette  loi  ne  doit  pas  être  respecté* 
de  ces  48  ans,  un  seul  Magyar  a  eu  le  courage  de  de- 
mander dans  ses  discours  et  dans  ses  publication- 
respect,  l'application  de  cette  loi.  Ce  fut  le  vice-prési.i 
du  parti  kossuthiste,  M.  Louis  Mocsary.  Mais  à  cause 
de  son  amour  du  droit,  le  parti  Ta  expulsé  !!  C'était  en 
1890. 

Mais  laissons  parler,  sur  la  violation  patente  de 
loi  fondamentale  de  la  Hongrie  M   M    I     Mocsary  lui- 
même,  Magyar  de  vieille  souche,  le 
la  ChamJ  -vare.  il  d 

n>st  point  assez  que  cette  loi  (des  nationa 
tans  la  collection    de  nos    /< 
ri  un  (ait  qu'on  fl   confectionné  plusieurs  lois  qu, 
trot  action  de  principes  avec  la 

nationalités)  de  1868 

»Nous  avons  rappelé  que  s'il  existe  en  Hongrie  une  loi 
des  nationalités,   ses   dispositions   ne   sont   pas   resj 
tées.  »    -) 

M    Joseph  W.   1  -ilt.M-h.     député  de  la  nation  saxonne, 
écrit  : 

/  des  droits  que  nous  rappelons  plus 

M   Mtll   n'cxiste-t-clle  que  sur  le  papier,  ou  bien  ell 
uiilée».  *) 
Mên.  zette  nationale  des  Saxons  de  Tran- 

écrit  : 
«Que  l'on   n'aill.-    pas  croire  q<  angement    do 

quelques  personnes  dans  les  postes  de  comtes  su] 
SOi1  «I     nature  à  mettre  un  terme  aux  plaintes  des 

is.  Nos  plaintes  ont  trait  à  des  j  M  réfè- 

rent à  lu  déconsidération  des  lois,  et  spéciu 
i>>i  des  nationalités».  3) 

Voi  sut  les  Slovaques  au  sujet  de  la  viola- 

la  dite  loi  :  «...Cost  une  char  0  de  la  1 

rs  que  de  faire  dans  le  parlement  une  loi  des 
nnt  la  soumettre  à  la  sanction  du  r 

tef  uu<  une  de  ses  dispositions,  pas  une  s- 
In  fouler  tout  au  contraire  aux  pieds,  d'en  considérer  in 
violation  comme  un  mérite  et  de  le  récomper 

Mocsary  Lajos.  A  kSamflvelôdéai  eryletak  m  a  neroiet 
kéfdftt,   Bude-Pefith.  Kokal   Lajoa  bitomanya.  1SSS.   pp.  M  N 

-)   Joseph    W.    Flltsch.    Zur    Sprackenfrage    in    lugn,,,     llra*nv 
(Kronstadt).  Johann  OCtt  et  8ohu 

•)  «Kronstfdter  Zeltung  .  n.  151.  du  6  Juillet  1SM. 


EN  TBA  \NIE   ET  EN   HONOBIE  H 

injustice  qui  -ngeance,  c'est  une 

la  haine  la  plus  naturelle  au  cœur 
s,  qui  fait  q  ilisé  se  mo- 

des Magyars,  et  les  condamne  !  »»  >) 

me  sens  que  se  prononcent  dans  leurs 
:  naux  les  Rot.  les  Serbes,  si 

Voila  ce  qu«  >ngrie  l'existence  des  lois, 

spécialement  la  valeur  de  cette  loi  tant  | 
nationalité*,    inventée    et  appliquée    exclu* 
r  les  si  «chevaleresques*»  Magyars. 
Nos  frères  de  Roumain1.  mes  n'ont  Jamais  nié 

v  cette  loi,  main  ils  ont  accentué  qu'elle  a  été 
l  résen*  le  qu'elle  ne  sera  jamais  ap- 

Les  Magyars  ne  sauraient  rien  prouver  à  personne  avec 

pi  lois  écrites,  pi  ous,  on  ne  respecte 

I  Pressent  la  seule  nation  magyare  ; 

*  gens  qui  jouissent  ici  de  l'hégémo- 

iu  il  est  suffisant  i  lois  existent  sur  le 

qtM  » i i t   un  juriconsulte  au*  le  Dr 

D  tel  escamotage  des  droits  des  nationa- 

tel  état  des  rlinsos  est  plus  dangereux  que  la 

es  droits,  car  elle  détruit  la 

saint  de  la  loi*  corrode  la 

I  le  peuple,  et  ronge  à  la  racine 

il  bdmi 

me  disposition  de  la  constitution  ne 
>ir  d'effet    plus  funeste  que  de  justifier,    fù 

imputation,    la  croyance    que  la 
morceau  de  papier.  »  *) 
is  aurons  tout  à  l'heure  l'occasion  de  prouver  am- 
a  dite  loi  est  abrogée  de  fait. 

Xarodnle  I  8,  133  de  1898. 

.  Cari  Hogelmaiiii.  Da»  R§cht  des  Sationalitâten  in  Oetter 
H  und  da$  Staatsgrttndgeset*  ûber  die    allgemeinen  Rechte  der 
Staatêbiirc  1880.  p.  5J  et  MQ. 


L'instruction  publique 
mise  au  service  de  la  magyarisation 


(1892. 


Les  griefs  principaux  des  Roumains 
magyar  ont  trait  &  l'instruction  publique.  Le  système 
magyar  se  sert  de  la  force,  de  la  puissan 
pour  faire  progresser,  mais  pour  ov  l>eul 

pie  roumain.  Celui-ci,  au  contraire, 
tion  publique  serve  à  développer,  à  « 
lité  dans  le  sens  de  la  civilisation  occidentale.  Voilà  où] 
flil. 

Il  y  i  det  années  que  les  gouvernements  magyars  nous! 
exaspèrent  en  voulant  nous  contraindre  à  appn 
langue  magyare,  parce  qu'elle  est  la  langue  d  ioM 

naires   implantés  parmi  nous.   Personne   plus  cjuc   noua] 
n'a  la  conscience  de  l'importance  des  langues  étrangères.] 

zèlr.  :  mains  apprennent  1  1.  le  frai 

litaiien,  parce  qu'ils  s.i 

de  sagesse  et  de  beauté  se  trouvent  rassemblés  dans 
littératures  de  ces  natioi 

nous  demande  d'app 
hongrois,  parce  que  le  temps  que  nous  passerions  à 
tude  de  cette  langue  serait  pour  nous  du  temps  perdu. 

toute  évidence. 
Nous  faisons  abstraction  de  bien  d'autres  ci: 
tous  n'insistons  que  sur  ce  point  que  la  lit* 
magyars  se  trouve  aujourd'hui  au  même  degré  de  d< 
lopi  Uure  roi]  cul- 

ture, nous  voulons  la  puiser  aux  sources,  et  non  dans 
une  littérature  qui  est  insuffisante  pour  la   culture 

public. 


101 


la  base  de  la  culture  occidentale  que  nous 

aie. 

peut  se  <>n  se  ser- 

vani  >gère;  la  euh  e  ne 

•   propre».  *) 
ie  les  Magyars  savent  aussi  bien  que  nous  ; 
«  »  îoi   ils   (I 

vit  If  ne  le  disoi  ors- 

ni  nus- 
me,  dès  qu'il  t'û  res. 

is  les  pi 

ition  ail 

<  irisation  \m  écoles  et  des 

Mt tire.  Les  Magyars  ont  été  les  pre- 

o  ces  dispos  i  ient 

ation,  q  culture  leur  fussent 

lans  un  esprit  étranger. 

révolté-  les  systèmes  germa- 

re  laquelle  ils  pi  hingue 

I  II  est 
que  nous  avons  pour  le  moins 


iers  à  m 
dura nt   dos  années,  avec  les  accents 
à  peine  6  À  7  millions 

•us  laisse  étr 
mprondre  si  vous  D 
naisses  pas  d  même  dans  des  parties  étendues 

i  ne  peut  servir  par-delà  n'imp 
mt  la  littérnt 
cela  équivaut  à 
lin*  arrêtée  d  er  le  développement  na- 

-  dont  il  s'a*. 

Les  l  M  H.-  Trani  lo  Hongrie  possè- 

dent plus  de  3000  écoles  popula  Mag] 

'  of,  op.  clUt.,  pas.  SI. 


102  LA   QUESTION   ROI 

Oui,  nous  possédons  environs  3000  écoles  populaires,] 
mais  non  grâce  à  la  bonne  volonté  des  Magyars,  non 
payées  de  l'argent  de  l'Etat,   mais  ues  par  les 

contributions  particulières  du  peupl 

pas  à  sacrifier  son  dernier  d<  :and  il  s'agit  del 

sa  culture  et  de  celle  de  ses  fils.  Ces  écoles,  si  nous  les] 
possédoi  la  volonté  intime  des  M 

qui  d'ailleurs  ont  dès  longtemps  disposé  leurs  1 
pour  détruire  notre  autonomie,  aussi  bien  dans  l'écols! 
que  dans  l'Eglise.1  > 

Quand  un  peuple,  exploité  comme  nous  le  sommes, 
après  avoir  tous  les  impots  souJ 

tient  encore  bénévolement,  de  ses  contributions  privées, 
8000  st-ce  que  cela  prouve?  (  qusj 

la  soif  de  la  culture  est  inextinguible  dans  ce  peuple,  en 

qu'il   aurait   athiut   aujourd'liui   un   degré   plus   élevé   dm 

pas  été  sans  cesse  arrêté  danm 

loppement  ! 
Les  diverses  confessions  religieuses  du  pays  ont   le 
droit  d'établir  des  écoles  dans  toutes  les  communes  oui 
nt  des  fidèles.  L'Etat  ne  a  on  riem 

ou  presque  à  le  ces  écoles. 

Ces  écoles  étant  autonomes  ou  sous  la  j  n  im- 

médiate de  la  confession  à  laqn 

il'  B  son  droit  de  contrôle  par  des  inspecteurs] 

scolaires.  Ce  droit  d'inspection,  suivant  la 
borner  surtout  à  obsen  ^  ordonnances  i 

an   plan  d'études  et  à  l'admini  -onfl 

sèment  exécutées.  f)    liais 
ns  de  la  loi  n'est  respec 

irs,  sous  couleur  de  i  t  un.' 

ing< 

]«  im  nt  ils  cherchent  à  empêcher  le  développement  des! 

écol  nnclles.  mais,  sous   -  \tes, 

les    ferment    ou    les   transfon  rnu- 

nales  (c'est-à-dire  magyares).1 

es  £  IFtat 


Là  où  les  organes  de  l'Etat  ne  j 

M  affirmation*,  faites  en  1802,  ne  m  «ont  trouvé*  vérifiées  que  ds 
trop  !  Pendant  les  année*  de  UM7  et  1918.  prfqut  touSm  les  école*  roo- 
maine*  ont  été  fermées.  (Note de  lédltr 

')  Loi  XXXVIII,  de  1868.  !  14. 

»)   Ainsi  dans  un  seul  protopopiat  (celui  grée© -oriental  A 
N*),  1  inspecteur  magyar  a  si  bien  trav, 

tonnelles  (roumaines)  ont  été  transformées  en  écoles  com- 
munales (magyare*). 


EN  TBAN8YIA  AMI 

s  écoles  mmmunilti.  ils  établissent  des 
éco!.  me  dans  les  communes  où  les  < 

fesM  .tes  écoles.   Ces  écoles,  soit 

ut,  dans  lesquelles  la  langue  des 
n'ont  aucun  sens  au  mfliou 
agyare.  Le  but  de  ces  écoles  est 
sggressif  :  c'est  la  magyarisation.  Il  arrive  sou\ 
ont  pas  un  seul  él* 

ces  sortes  d'écoles,  le  peuple  rou- 
rasé  d'impôts  nouveaux,  éta 

n  son  école  confession- 
ie  l'école  magyare  dont  il  n'a  nul 

Krouvernemei  a  i  ini|K>sé  par  bm 

••  mugy.  obligatoire  d'études 

les  écoles  non-magyares.  Cette  disposa 
rovoqué  le  resseï  de  toutes  les  nations  non 

D   flagrante  avec  la 
contraire  à 

trs  scolaires,  à  l'occasion  de  leurs  visites 
i  nos  écoles.  Pressent  qu'aux  progrès 

are.  Les  instituteurs 
plus  de  progrès  dans  cette  langue  sont 
ses  par  l'Etat,  les  autres  sont  persécutés. 

les  organes  de  l'Etal   introduisent  la 
notre  corps  enseignant,  en  le  poussant 
an  ts  d'enseignement  au   profit 

0  magyare. 

ECOLES  SECOSDAIBI 

rapports  annuels  du   ministère  de 

es  écoles  secondaires  de  la  Hongrie 
>89-90  par  U),596  élèves. 
\2  ou  72  %  étaient  Magyars. 
1    %   étaient  Roumains. 

•  ligion  :  7.992  ou  19,7  %  étaient  Juifs  (les- 

irs). 
.  k;  mil  Magyars  en\ 

'ions   d-  Î300  élèves 

les  écoles  secondaires  ! 
La  c  isproportimi  >.r  son 

énoi  par  le  fait  qu'il  existe  en  Hongrie 


104 


LA   QUESTION   ROUMAINE 


180  écoles  moyennes,    dont    6    sont    roumaines    et    167 
magyares  ! l) 

Cela  veut  dire  que  si  les  Roumains  ne  vont  pas  aux 
écoles  secondaires,   c'est  parce   qu'elles   n'existent    que 
pour  les  Magyars  ou  pour  ceux  qui  ont  le  courap 
touffer  leurs  sentiments  pour  entrer  dans  de  par 
tutions  étrangères, 
lycées  roumains  ont  eu  en  1891  la  population 
vante  : 


Blaj   . 
Beius  • 
Brasov 

Nàscu.i 


n  7-i 

M  M 

H  H 

n  in 


1502 

:.v  m  ■ 

29  61 

i  m 


l'on  compare  maintenant  avec  cet  chiffres  le  nom- 
i«>s  Roumains  qui  se  trouvent  dans  les  gymnases 
magyars  existant  sur  le  territoire  n  :  ■) 


Lieu 


Arad 
Cluj  .     . 

Lugoj 

Iulia 


106 

:<r>i 
501 
192 
HO 


45 
81 
H 

87 
77 


88  81 

88  :\\ 

88  88 

78  88 

78  18 


m  n 

6.80 

i  m 

|*.08 


On  peut  déduire  de  ces  quelques  exemples4)  que  dans 
ces  comtés,  quoique  les  Magyars  r  :ue  de 


)  Dans  quelques-unes  de  eea  écoles,  dans  la 


niasse,   on  se  sert  aussi 
tangue  qne  le  magyar, 


MNB1 

ilialn 


langue    auxiliaire,    d'une   antre 


»)   Dans  ce  comté  11     existe  un  lycée  magyar     à  Oradea maro; 

et  roumain  de  Beius  a  été  dernièrement  magyartsé  d« 
•)  Voyez  les  rapports  annuels  de  ces  lycées. 


TRANSYLVANIE  BT  EN   HON(.i  N6 

»*8  à  disparaît r*\  il  ne  s'y  trouve 

es  magyars,  ot  c'est  la  raison 

I  des  élèves  roumains  y  est  si 

rait  disposer  la  loi,  si  les 
moindre  respect  pour  les  loin 

la  loi  des  nationalités  s'exi 
progrès  de  Tins' 
nie  est,  a  ItUrs  généra! 

i-i. "i  "8  buts  les  plus  élevés  d< 

'  obligé  itoyens  de  t 

''-s  masses  plus  corn- 
aussi  près  que  possible  du 
''t  dans  leur  Un 
études 

Il  ev  t  seul  est  obligé  d'en- 

us  les  q 
le  gymnases  purement  roumain*,  dos  éo 

Mais  l'Etat  ne  dépense  rien  pour  une  seule  école 
secondaire  qui  ne  soit  pas  magyare  !  Il  y  a  plus  t 
Le»  nations  non  magyares  ne  peuvent,  pas  même 
à  leurs  propres  frais,  obtenir  la  permission  d'ouvrir 
des    établissements    d'éducation!     COBÇOlt-00 

datante  démonstration  de  la 
progrès  ions 

nous  exploitent  d'une  manière  si  révol- 
progrès,  osent  m  ns  per- 

de libéralisme  e(  tutionnalismc  | 

un 

A    .t/;.!/' 

i   des  nation l 
-  haut.  l'Etat  îbvenir,  pour  ne  prendre  qu'un 

nple,  dar  rad.  à  1  • 

cours 
dan-  té.  comme  parti 

•les. 
Il  était  don  i  Roumains  cherchassent 

•  r  un  hcée  à  leurs  propres  frais.  Dans  ce 


106  LA    QUESTION   ROUMAIN  F 

les  marguilliers  de  confession  gréco-orient a le  du 
d'Arad,  se  basant  sur  les  lois  existante^  en 

1885,  de  créer  dans  leur  ville  un  lycée  roumain. 

Le  paragraphe  26  de  la  loi  est  ainsi  conçu  :  «  I 
toyens,  les  communes,  les  églises,  les  communes  ecclé-j 
siastiques,  de  toutes  les  nationalités,  auront  dai 
nir,  comme  ils  l'ont  eu  dans  le  passé,  le  droit  d'établiid 
prêt  frais  ou  à  ceux  d'une  association,  des 
Institut!  ition  élémentaire,  secondaire  ou  supé-j 

rieun 

Pour  subvenir  aux  frais  de  ce  lycée,  le* 
rlés  -  roumaines  offraient  au  go> 

les  garanties  possibles.  Elles  disposai  -e  autre*] 

d'il,  ayant  1rs  salles  nécessaires,  i  parM 

des  revenus  d'un  fonds  qui  dépasse  SÛ0JÙ00  florins. 

Il  HdftâU  <-n  outre  d'autres  ressources  sûres,  c< 
la  |  églises,  une  souscription  publique  des  Hou 

i na Km  'le  confession  gréco-orientale 

Malgré  cela,  le  ministre  magyar  refusa  l'autorisation 

inistre  motiva  ce  caprice  ad  il 

tait  déjà  un  lycée  (magyar). 
•  correspondait  point  aux  intérêts  d«- 
du  magyarisme),  mais  provoquerait 
•ique  !  *) 


'FUS  DE  LA  ISS  h 

A  CARAK-SEBES,  DANS  IM  BAI 

Les  conseils  communaux  de  84  «  tes  de  popula- 

tion purement  fourni  faisaiet 

«•onfins  militaires  roumains  du  Banat  prir<  1881, 

la  décision  unanime  tribuer,  au  n. 

fonds  qui,  lors  do  la  disso! 
tairas    qu'ils    avaient    défendus  ies, 

étaient  devenus   la   propriété   particulière   et    exclusive 
des  anciens  soldats  des  et  le  contribuer,  di?- 

s  nécessaires  à  l'établissement  d'un  lycée  à  I 
llstrict.  Dans  ce  es  cours 

lonnés  dans  la  langue  du  pn 

')  Adressé  ministérielle  n.  J3.W7  du  14  Juillet  1S». 


\MK   ET   EN    HOXGKll 

la  loi  scolaire  ei 

mnunM  n  idi- 

■ 

plus,   V 

i  de  faire  les  dé- 
dans l'aff/t:  .  s'acquitta 
de  sa  mission, 
à  sa  tête  le  général  Trajan   Doda.  re  comité 
au  mini 

18  février  1882,  et  solli- 
la  décision  des 
0  fnt  d'un  besoin  absolu  et   pressant 

alaon  D  mi- 

nistre n'a  pas  donné   la  moindre  réponse  jusqn 

Les  cons-  aux  n'ont  cette 

I  à  rêpoy  font 

*'rst  tu  -ssé  de  se  taire! 

Los  fréquents  appels,  \m  réclamations  et  \m  recours 

par  la 

i  \n\o  privée,  n'ont  bu,  dtp 
1884  jusqu'aujo'  >  innrhrr  un  seul  mot  à  nos  gou- 

•es  perdues  en  efforts  constants  ont  m 

Banat  que,  malgré  une  observa- 
des  lois  de  leur  pays,  ils  ne  peuvent  avoir 
ultivor  lotir  langue  nationale,  même  à  leurs 

ant  combien  est  paternelle  In 

•are  à  l'égard  de  ceux  de  nos  lycées 
qui  existent  • 
Ra  toutes  ces  institutions  datent  du 

•n.  L'Etat  ne  c 
absolu  î,  à  les  i  si  notre 

qui  l  I  par  ses  contributions  p< 

Le  seul   souci   que  nourrisse  le    eoi 

à  Tégar  tabUstementa,  es!  de  guetter 

«»nque  pour  los  magyari 
Magyars  ne  craignaient  de  produire  cbfll  le  peu- 
ple n    une  réaction  naturelle  contre  eux  par  la 


108  LA   QUESTION   ROI 

fermeture   de  ces  établissements,  c» 

puis  longtemps  le  sort  des  établissements  slovaques. 

C'est  pourquoi  le  gouvernement  a  estimé  plus  \ 
que  de  magyariser  nos  lycées  petit  à  petit,  et  s 
veinent 

Le  premier  pas  fait  dans  la  réalisation  de  ce  plan  a 
été  la  loi   XXX  de  1883,  pnr  laquelle  )•  moment 

magyar  s'est  arrogé  le  droit  de  sur 
de  dirig<  ta  autonomes,  et  a  réussi  rn 

tempe  à  introduire,  avec  U  ;>'  tins 

•re  faits  en  hongrois,  Vétm 
rt  dr  la  litt  hongroises. 

MAGYARI&  iTIOh  PAR  FOI, 
Dl 

in    éréque   roumain   de   confession   gréco-catholique, 

la  ville 
Toute  la   population  iges.  était  et  est 

iréo  purement  roumaine. 

•oque.  la  dans  la<; 

cours  ai  ta  était  ' 

décida  que  du  n 
nain,  la  langu» 
mément  à  l'intention  du  fondateur,  dev; 
main.    l) 

été  en  tout  car  dans  Y>  »nda- 

ié   à 
ton  «In  peuple  roumain,  doit 
purement  roumain.*) 

ment  sut  absolu  de  1851  a  reconnu 

ion  le  caractère  roumaJ 

')  A  et  u  m  eat  de  sUbilienda  Institution!*  linirua  ae  detennlnatum 
'  OVmnatlum  hoc  sit  natinnatr  Rnmnnum:  ait, aima   t  ■ 
ttoni  COmformitêT  linguam   Inttitutiottla  Romnnam   r- 

lerlptns   in    omnium-  lienm    In    i»rir 

Jitilitator  nm  natlnnln  Valarhioae.  otilt 

indigno.    Pnedairojrltnu    son    mlnu^ 
puis:      ac    nunuinm    hoc   imtitutum    pr>: 
rhla    fundntum    xit.    ete.    Grammatirae    Item    ar 
ohiae  peculia  !ltj0 

ni.    *r.    catli.    pyinnaftii    IM-uyewiensi*  r.lntlona 

les  .  Punet  2. 


EN  TBANBYI.vanii  \    HONG]  MM 

onséquence,  a  approuvé  la  décision  des  au- 
in  langue  det  cours  fù> 
u  l) 

réservé    au    m  institutionnel 

es  voies  pour  détruire  cette 

-sait,  jour  ni 
it. 
il  fut  d'avis  que  le  bâtiment 
It   trop  \  îaça 

i   répara  le  lycée, 
Is,  et  bâtit  même 
■ 
ression  sur  l'évèq 
trois  professeurs,  les  plus 
is  aimés  des  élèves,  sous  pi  pi  il 

ris,  grâce  à  <  rs  magyars, 

•sseurs  seraient  des  «Da< 
lésobéissance  le  uni 

espérant   du 

-ommeil 

l'u  i  minlsl] 

mare  soii 

ours.*) 

rnnase  q 
usformé 
pré- 

■s  eaux  ci 

LE6   I  MFJ 

site  de  Budapest  a  compte-  raière 

(1892)  3533  étudiants. 
Après  les  Magyare,  la  nationalité  la  plus  nombreuse 

[a    gymnaMs    BelenyeaW'i  I    ayêtemato    literar 

gente.  ad  nonnam  aliorum  regni  gyranaaiorum.  ligua  inatltutiont* 
ff.it    Latlna...    Anno   1851   aubaecuto   novo    -  système'. 

>  organisation!»  hulua  gymnaali.  ut  iurenn  propositat  m 
tiat  facilita  ac  malori  cum  fructu  sbi  propiag  redderc  po$slt,  na 
rlonalitati»  iuvenum  reapectu  habita  Exceleo  C.  *erio  pro 

lingua    sti    propotita    Rnmna    et    qua    taU    ab 
:     ministerlo  decreto  ddto  8-vae   Julli   anni   1851    Nr. 
3194/277  emanato.  haec  eUam  aprobata  est». 

•  rdon.  minester.  n.  24835  du  32  juillet  188$. 


110  LA    QUESTION    ROUMAIN  K 

on  Hongrie  est  celle  des  Roumains  ;  ils  n'ont  et» 
sentes,  sur  ce  nombre  déudianta,  que  par  5  %  environ.1) 
Le  nombre  des  professeurs,  des  agrégés,  etc.,  était  (en 
1892)  de  217,  dont  un  seul  roumai 

Nous  avons  vu  que  les  Roumains  do  Hong] 
Transylvanie  forment,  sur  U 
un  tout  national  compact.  Vers  le  centre  de  a 
toire,  dans  la   \ill<"   transylvaine  d.  1   se   trouve 

une  université.  Qu'y  aurait-il  de  plus  naturel  et  do  plus 
juste  sinon  que  cette  université     fût  formée  d'après  les 
besoins  de  la  nationalité  qui  constitue  sur  ce  territoire 
e  majorité  écrasante  ?  Quiconque  possède 
liment  d'équité  admettra  que  cet* 
être  roumaine,  ou,  pour  le  moins,  être  surtout  rouma 

Malgré  cela,  et  quoique,  sur  Magyars 

ne  soient  qu'une  minorité  insig 
Cluj  ost  exclusivement  magyar- 
nombre  des  étudiants  dk  rsité  a  été. 
<!p  565.  D'après  les  nationalités,  on  trouve  : 

Roumain  i  67  ou  11.6% 

Magyar*  446  ou  71V 

\f.  Seku  •  kff,  un  Saxon  lui-même,  ami  des  Ma*; 
s  les  études  duquel  nous  puisons  ces  données,  d 
est  uns  chose  Ermppante  que  >bre  si  petit  des 

liants  roumains,  d'autant  plus 
mais  les  comtés  ât 
de  la  Ti  en  grande  majorité 

M  par  les  Roumains.  La  cause  û 
doit  être  cherchée  dam  les  relations  na: 
tiques,  ainsi  que  de  langues».*) 

nombre  des  professeurs,  des  agréais,  etc..  est  de 
narmi  lesquels  PAS  UN  SEUL  ROI 

/'/./;>/:  i  rjoss  coNit 

DANS  LES  ÉCOLES  M 
Dans  les  écoles  secondaires  magyares  —  et  nous  y 


')  En  réalité.  Il  n'y  an  a  même  pas  en  5  0/0,  car  dan*  ce  nombre 
nous  avons  compris  tona  le*  étudiant*  de  l'nnlverslté  appartenant 
A  la  confession  gréco-cntholloue.  Mais  beaucoup  dentre-eux  «ont 
serbe*  et  russe*.  Ain*l  le*  Roumains  n'atteignent  même  pas  le 
chiffre  do  s  0/0  de*  étudiante  de  la  première  un 
patrlet 

»)   Prof.    D,      I.    u.   Schwicker.    Da$    I 
in    Ungarn.    in    Ot*terreichi$ch  Ingaritchr    H  ]**1. 

t«SM  XI..  page  345. 


\ME   ET   EN    HONCii  Ml 

avons  étudié  I  —  1m  élèves  de  nationalité  non-magyare 
sont  traités  nui»  isutom  étrangers,  mais  en 

jamais  l'occasion 
te  manière  scandaleuse,  de  IoHk 
mains.  Du  haut  de  in  chaire.  Il 
M  que  les  lloumains  sont  les  descendants 

des  révolutions  roumaines,  Horia,  C 
•  risan,  I  talent  des  eh 

Kniuis.  et 
I.es  sociétés  do  lecture  des  Élèvai  roumains  ont  etr  ter 
•  ques  ont  été  confisquées  ;  à  chu 
léâ  par  leurs  collègues  magyars,  de- 
ia  de  véritables  virtuoses  dans  Part  de  dénotx 

Lugoj,  i!  ■  cée  magyar,  i 

la   popu  ntour   soit    rou- 

ies l'esprit  de  la  loi  des  nationalités,  ce  lycée 
a  roumain    I 

•is  par  semai 

îsses  super i  ■ 
éducatif  aies 

progressaient  pas,  résol  e  se  ré< 

salle  de  radministration  des  f... 

par  eux- 

nes. 

.is  de  foi  Btj  (jh  ils  le 

ures  roumaines.   Ils  se 

tl  pour  s  essais  littéral- 

en  peu  d 

du  chaleur* 
-   gens  ,:  perfocltom 

littérat 
professeurs   magyars,   apprenant   que   ces   élèves 
adonnaient     à     de     par 

renvoyer 

n     élèves,     f  r  instar. 

professeurs,    la    bibliothèque    des    élèves    roumains    fttl 

>)  Celui  qui  écrit  cea  lignes  était  alors  membre  de  cette  société 
aire  et  avait  contribué  lui-même  avec  34  livres  roumaine»,  à 
la  constitution  de  cette  bibliothèque  <>onim> 


112  LA   QUESTION   BOUM  Al 

confisquée  par  le  comte-supréme  ;  aujourd'hui  elle  gtl 
dans  le  grenier  de  la  maison  du  comté. 

Les  Roumains  de  la  localité  protest  réclamè- 

rent conti  ;  tout  fut  «  : 

I  la  même  époque  la  bibliothècj  séminaire 

roumain-catholique  de  Budai  beaucoup  d 

encore,  furent  égfl  confisquées. 

A  Semnitz,  à  Cluj,  ailleurs  encore,  les  jeunes   Rou- 
mains ont  été,  à  plusieurs  repris*  \a  bas- 
ses dénonciations  et  perquisitions,  de  rein 
tion  de  bourses,  et  tout  cela  sous  des  prétextes  ridicules, 

Que    de    fois    n'est-il    pas    arrivé    au\  seurs 

magyars  à  leurs  élèves  roumains,  dans  l'école 

même  :  «  Allez-vous  en  dans  le  pays  des  Valaque* 

Si  fom  manges  le  pain  magyar,  si  vous  respirez  l'air 
magyar,  si  vous  attendes  la  protection  du  Dieu  ma» 
gyar,  vous  devez  des  Magyars»». 

Quant  aux  épithètes  de  «  Enragé  Valaque  »,  de  «  misé- 
rable sandale  »»,  de  «  bête  d'Olah  »,  et< 
rore  elles  résonnent  à  nos  oreilles,  souvenir  du 
où    nous   nous   asseyions    sur   les    bancs    des    lycées 
magyars.  *  ) 

noms  propres  des  élèves  roumains,  dans  toutes  les 
i  magyares,  sont  naturellement  altérés  de  par  l'or 
thogr.  «y are,  pour  paraître  plus  magyars. 

on  m  tient  presque  aucun  •  des  fêtes  du 

pour  les  élèves  roumains.  Par  contre  ils  * 

v  sans  cesse  des  hymnes  comme  «  To 
<Hre    homme   et    Magyar 
lis  les  Magyars». 

/  non 

ll;i     I  II  l  •  /,!  ; 

Tous  nos  livres  didactiques  sont  soumis  à  ui 
censure  de  la  part  du  gouvernent  >ncor« 

dent   pas  avec  les  intentions  de  nos  nmKvnrisants,  ili 
sont  interdits  sous  prétexte  qu'ils  dans 

\te,  des  notions  contraires   à   la 
,  aux  intérêts  des  Magyars. 

■)  En  hongrois,  ces  expressions  sont  stéréotypes:     TakaroéJatoÈ 
a*   ebadta   olahorstaoba**,    —    t/tt    magyar    a    kenytr.    magyar    a 

ftS5f*,^7,War   *"    *'r    ItUnt-    -    *Buta    Olahok:   - 
duhôs  OtahokK  -  *D4z*a*  Mocn.   -  «Te  Mokany>. 


EN  TRav  113 

des   auteurs   rou- 
•  st  pas  permis  de  se  servir  de  la  nomen» 
la  toponymie  rouma 

lis  des  siècles  dans  le  langage  du  peuple.  Au 
<ix    roumains,    le   gouvernent 
ioms  magyars  que  perso  i 

i»our  la  composition  des  manuels 
•  ;   il   n'est  pas  permis  aux  auteurs  dfl   «lire  le 
le  au  sujet  de  notre  existence, 
passé,  de  nos  héros  ou  de  ceux  de  la  I 


dans  un  livre  d'histoire 
ait  quelque  chose  pour  ce  pays, 
pilla  ont  isi   leurs  héros. 

lu  temps  on  interdit  les 
is,  ceux-ci  sont  con- 
fondre au  moins  en  partie  aux  ne- 
dès  livres  magyars. 
tttTM  •  rat  les  mensonges  les  plus  ré- 

i  regard' 
re  obstacle  à  to  culture 

•  »s  frères  de  la  Houmanie  libre,  le  gou- 
rdit  les  produits  les  plus  inof- 
ature  roumaine. 

des  journaux,  nous 
i  loin  qu'il  i  pour  la  presse  roumaine 

qw<  .-lins  ont  été  traînés 

;nt    les    •  ;x.   jotév  ison,    accablés    d'a- 

I>ersécuti  lie   «  Siebenb 

)K>urtant  amie  des  Magyars, 
s   didactiques  taxés  d'être  contraires   à 

Il  suffit  que  le 
-ur  l.\utri(  1m   Hongrie  soit,  dans  un  li- 
nmé  •  mpereur,  et  non  roi,  pour  que  ce  livre  soit 
prose 

persécution  doit  paralti  •  aux 

natures  les  plus  don  s  plus  pacifiques.  Car  toutes 

font  qu-  r  cette  malheureuse  I 

qui  pu 
Ur   qu'il   existe  s   gens   que   les 

jyars...  C'est  une  nouvelle  preuve  nor  >us  nous 


\\K  LA   QUESTION   ROUMAINE 

assimilons  à  nos  maîtres,  mais  que  nous  nou 
profondément  plongés  dans  un   Etat  de  policiers 


WAGYARIS 

nuée  dernière  (1891),  on  a  élaboré,  à  la  Chambre  de 
Budapest,  une  loi  spéciale  pour  la  rnagyarisation  ded 
dions.*) 
.•rès  l'esprit  d  loi,  toutes  les  commune* 

obligées  de  fonder  des  asiles  d'enfants.  Tous  les  parental 

ont  prouver  qu'ils  sont  en  état  d» 
h  urs  enfants,  sont  contraints  de  les  r  aux  siiHssl 

d'enfants,  et  cela  dès  l'âge  de  3  m 
Là  on  leur  inculquera  la  connaissance  de  la  langue 
lyare  ;  on  leur  apprendra   II  îan-j 

gue,  on  Jour  fera  réciter  des  prières  en  langue  magyaraJ 

I  n   un  mot,  il  s'agit  de  créer  un  office  de  dénu; 
nalisation,  —  dans  le  grand  st 

«Nulle  part  en  Europe,  sauf  en  Prusse  HongriaJ 

nulle  part  xur  le  globe,  jamais  depuis  que  les  hommes 
Ûnti   constitués  en   société,   ne    s'est    vue    semblable 
pression 

i  humanité  qui  eût  poussé  les  Hongrois  à] 
fuire  une  telle  loi,  ils  n'auraient  poii  tint  nos  «M 

fantfl  à  apprendre  le  hongrois  dans  ces  asiles,  et  dans  un 

ils  veu-l 
l*  nt  ravir  à  nos  enfants  la  langue  de  leurs  pères,  dans 
l'espéra  m -e  qu'ils  pourront  ainsi  les  magyariser. 
Lorsque  aattfl  loi  fut  votée  au  parlement,  le  peur' 
main,  an  de  nombreuses  assemblées  publiques,  protesta 
et  Unîtes  les  forces  de  son  ânu-  en  face  du  monde  et  de 
utat  asiatique  à  son  existence.  M 
>testation  resta  sans  effet  La  tyrann 
tionnelle  ne  comprend  pas  la  de  in  pou]' 

ne  comprend  pas  le  langage  de  cette  résistance,  -  ••  <r 
veut  i  ke  résistai 

BUe  M  connaît  qu'un  seul   idéal  :  la  magyarisation.  ; 

')   Siebcnbùrgisch-DruttchcM   Tageblattt.  du   S  Juillet    1»1. 
»)  Loi  XV.  de  1891. 


EN  TRA  s    HONG 

et  peuples  non-magyars  aient  atteint  les  limites 
du  désespoir,  cela  importe  peu  aux  Magyars  1 

Ils  s'en  i  La   Hongrie  sors  magyare, 

ou  périra 

Ils  n'ont  qu'a  aller  de  l'avant  I 


L'Administration    magyare 

(189 


la  violation  des  lois,  par  la  fausse  ii 
qu'on   leur  donne  par  toute  espèce  d'ordonnances   ni 
les,  le  Roumain    se   trouve    presqu'eniièrement 
ie  publique. 
Dans  les  municipalités,  on  a  assuré  la  suprématie  des 
Magyars  en  sont.  privilégiés. 

Les  i  paux  son' 

par  ceux  qui  paient  les  plus  forts  impôts  directs 
a  11  ontribution  des  privilégiés  est  comptée 

double;  '    Pautre  moitié  des  membres  est  seule  élue. 

Les  plus  forts  contribuables  sont  d< 
Diana  et  les  Juifs  magyarisé-  iéj  se  re< 

tent  dans  la  troupe   des   champions    de    l'ldé< 
magyar. 

ix  qui  sont  élu.*-  «uvement 

organes  de  radmii.  rand 

ais  ne  soit  élu  un  Rounu 
Roumain  indép-  -expose  à  se  voir  taxé  d'à? 

P,   de   Da  C'est   exprès  ci  i   avons 

mot  d'indépendant,  car  les  notaires, 
des  orpl  res  sont  tous  à  la  discrétion 

leui  ant  pas  d'autre  moyen  de  conserver  la 

fonction  qu'ils  o 
des  autorités. 

WI.  de  188*.  ft  ». 
Los  employés  privilégiés  (honoraU)    sont:    les   professeurs   des 
ri  instituts  privés,  ceux  des  écoles  de 
confessionnelles,  les  membres  de  l'Académie  des  sciences  magy 
{es  artistes  de  l'Académie,  les  rédacteurs  des  revues  et  Journaux, 
les  prêtres,  les  membre  internes  et  externes  des  chambras  de  • 
>ii<-n  r.    les    doetaura,    les   professeurs,    les   avocats,   les   Juges,    les 
ingénieurs,   les  architectes,   las   pharmaciens,   laa  eh 
gardes  forestiers,  les  inspecteurs  des  caisses  d'économies,  lea  • 
rinniros;    tout   cela   forme  chez   nous   une   imp< 
Magyar»,    et    pourtant   c'rtt    >tr    71101    te   compote    la    majorit- 
ptivtU 


\MK   ET   EN    HONG!  HT 

tau  des  comtés  pttft- 

nagyars 
Magyars, 
Lors  l'arbitraire  et  toutes 

tis  à  subir,  nous  réussissons 
i  ombres   i 

a     lutt-  n,    l) 

i*>sée,   elle   aussi,    m 

■ 

lectorsJ  de  Masca  *)  où  il  y  a  200  élec- 

n  seul  magyar,  lors  de  l'élection  qui 

1887  hmnt  élus  9  Roumains. 

à  la  volonté 

ii  rapporta 

d'illégalités.  L.  les  nou- 

des  Roumains  qui  sor- 

iltét  furent  encore  suscitées 

ti  les  Roumains. 

s  des  injustices  q 

>  se  péri  par  un  simple  si 

s  cercles  d'une  manière  si  arbitr 
qui  ains 

ns.  C'est  ainsi  que  les  cercles 
ins  sont  annexés  à  d'an 
\  éloignés  de  25  à  40  kil.  *) 

dus  éeni  mou- 

préteur  et  à 

ses   instruit  tous 

lig»:  il   ne  suffit  pas  de 

l'arl  ts  tyrans,  oh!  alors 

le  n  h  doit  être  mis  à  la  raison,  de  force,  — 

arme  qui  est  ton  jours  aux  ordres  de  l'admi 

• 

i)  U  **6.  I  25.  décide  que  la  eom  mission  de 

I  membres  Annuellement  élus  par  Passera 
générale,  et  d'un  président  et  det  îhres  nommés  étra 

lerr-  me  année,  et  choisis  parmi  les  membres  du  co. 

rétaire  est  le  notaire  de  la  municipalité. 

'ans  le  comté  de  Bistrita-Xaseud. 

omme  cela  se  fait  dans  le  comté  de  BlstritaNaseud. 


118  LA   QUESTION   ROUMAi 

Le  peuple  roumain  peut  en  dire  long  sur  les  l 
les  tyrannies,  les  persécutions  endurées  dans  ce  pays  que 
les  gens  de  Budapest  nomment  si  impudemment  le  dé- 
positaire et  le  bouclier  de  la  liberté  ! 

Que  Ton  ne  croie  pas  que  les  protesta 
les  appels,  puissent  rien  changer  à  cet  et. 
nous  pouvons  regarder  comme  une  vérité  mathén 
que  le  fait  qu'ils  ne  donnent  jamais  un  résultat  positif. 

Le  conseil  du  comté  ainsi  constitué,  son 
turel,  le  comte-suprême,  nom  m* 
plus  importants  fonctionnaires  de  la  i 
entendu,  que  dans  le  nombre  des  élus,  il  ne  peut  être 
question  de  voir  figurer  un  seul   Roumain 

ore  à  sa  nationalité.  Le  reste  des  employés  muni 
paui  est  élu  par  le  conseil  du  comté  sur  la  propos!  ? 

la  commission  des  candidats,  2)  /< 
de  telle  man  omte-suprêv 

sident,  et  ses  comparses  aient  la  majo 

De  ce  que  nous  avons  exposé  Jusqn 
de  quelle   mauvaise  foi,  de  que  les 

Magyars,  lorsqu'ils  essai  luire  le  monde  à  cr 

Q  ne  dépend  que  du  candidat  roiinif 
•  on  fiance  de  ses  électeurs.  Là  où  tout  êêi 
<  <>mte~suprême,  où  tout  se  fait  selon  ses  désirs  et  son 
capr  \§  peut  être  question  de  gagner  la  confia 

des  électeurs.  Les  «comtes-suprêmes»»,  dans  les  comtés 
des  nationalités,  sont  autant  de  gouverneurs  à  la  fn 
de  Gessler  qui  tyrannisait  les  cantons  suisses 
ï'ri  i 

Mais  laissons  encore  parler  les  faits. 

1877  devait  avoir  lieu  le  renouvellement  des  n 
cipalités;»)  une  commission  de  troi- 

')  L<  le  188*.  iM.Ce  ftont  :  le  caissier  principal  de  le 

municipalité,  le  capitaine  de  police,  lee  comptable»,  lee  eo> 
et  les  comptables  des  instituts  pour  orpb. 
districts  et  dee  céréales,  lee  pratiquante  de  l'administration. 


me  aussi  le  personnel  ponr  les  manipulations  H  s- 
sont  nommés  à  vie  par  le  comte-suprême 


*)  La  loi  XXXI.  de  1886.  |  83.  dtepoee  que  la  liste  dee  candidats 
soit  formée  par  la  commission  dee  candidate,  qui  est  compote*  du 
comte-suprême  comme  président,  de  trots  membres  ûkci> 


parmi  oeux  du  conseil,  et  de  trois  antres  choisis  par  le  conseil. 
En  cas  de  parité  des  votes,  celui  du  président  est  prépondérant. 
La  commission  des  candidats  n'est  point  obligée  de  motiver  ses 
décisions. 

•)  Le  renouvellement  dos  municipalité»» 
législative  de  cinq  ans. 


NIE   ET  EN    HON(.  119 

présenta  te-suprémo  du  comté  de  Bistrita-Na- 

■réscnter  aussi  pour  les  fonctions 
les  Roumains  y  formant  la  me- 
né  absolu.-     A    li    honte   «in    libéralisme   magyar 

m  public  \iare 

s  de  nation'! 
i'ostes  ad  'tifs,  et  tans 

I 

'tires  nommes,  c'est 
de  là.  ui 
•»s  les  postes  rs. 

Is  éléments  • 
idats  qui  présid<- 

ut  ses  titres, 
s  années  ^re  que  soit 

sse  de  < 

té  de  Fagaras,  faite  le  14  octobre  1891  :  le  h 
•te  place  n'a  pas  même  pu  I 
f>eo. 
i  presque  me  organisa  le 

i  iotiques.  Pour  se  recommander  au  t 
l'omme  des  hommes  énergiques,  qui  sa- 
îrt  le  Olah  (Valaque).ils  r 

rossions  qu'on  se  croirait  ramené  aux  siècles  passés. 

i  se  sont  acquis  un  éclat  par  les  abus 

qu'il  se  sont 

as  rempli  le 

n  prison 
qui   sont    protégés  et  ménagés   pm 
Kne  le  môni 
être  foi 
mima]  est  composé  cl  Kèn 

pal. 
le   l'assemblée   électorale   est  le   préteur 
qui  a  le  droit  de  présenter  les  can- 
didats.*) 

i  XXII.  de  IM  |  aident  de  l'assemblée  de  renou 

lient  «st.   dans   le*   communes   grande*   ou  préteur 

on  son   délégué,   le  préteur;  sn   cas   ou   Us   en 
omte  nomme  nn  substitut. 

XXII,  de  188S,  f  77,  Le  droit  de  présenter  les  candi  i 


130  LA    QUI  M 

Voici  comment  le  préteur  s'acquitte  de  cette  obliga- 
tion : 

Dans    la   circonscription    purement    roumaine    de    Si- 
mand,  M  on  publie  un  concours  pour  un  p< 

Krai  la  condition  expresse  que  les  concurrents  sa- 
<  lient  le  roumain.  Quatre  candidats  se  présentent,   un 
Magyar,  deux  Magyarisés  et  un  Hou 
que  la  loi  discrétionnaire  lui  en  d 
.suprême exclut  delà  liste  le  Roumain,  qui 
possédât  un 

tinn  eft  donnée  à  un  Magyar  de  la  puszta  de  Hongrie') 
qui  n'avait  de  sa  vie  vu  de  Roumains  et  ne  savait  pas  un 
mot  «!«'  leur  lanfl 

électeurs   protestent    au    conseil    adimi. 
qui    repousse     leur    protestation.4)     Ils    en 

îstère  de  l'ii  ci,  sans 

aucune  hésitation,  approuve  l'élection.*) 

Dans  la  commun  tent  roumaine  de  S  us  ta  r 

pour  1*04  m  poste  de  méd»  x  candi! 

se  présentaient,  un  Magyarisé  et  un   l: 
pré»  i  communale  unanime  voulait  Ai 

main,    I  préteur   suprême   rrfusa 

candidat,  et  comme  le  Juif  magyarisé  ne   | 
obtenir  aucun  vote,  l'élection  fut  s  joui  née.  A  un  second 
«  encours,  le  peuple  voulut  Rou- 

main ;  le  résultat  fut  que  l'élection 
que  fut  annom  •  troisième 

tournai-  au  préteur  8  ter  la 

Nolonté  des  électeurs,  lui  démontrai 
valent  régulier  i>our  le  peuple  de  ce  qu'un  emploi 


appartient,  dans  le*  commune»  grande»  et  petit**,  sa  prétr 
le»  élection*  de  maire*,  de  notaire»  de  commune»  on  de  cercle». 
médecins  de  commune*  on  de  cercle»:  pour  chaque  fonction  d 
vent  être  présentée  trois  candidat»;   il   n'eet   fait  d'exception 
lorsque  ceux  uni  se  présentent  ne  remplissent  pas  les  condt- 
voulue.  Le  préteur  suprême  n'eet  pas  obligé  de  motiver  se*  d. 
«ions. 

')  Rimaud,  dans  le  comté  d'Arad.  cercle  de  Cblslnen. 

est  un  nommé  l'atkoy  Oabor  de  Dova-Vonya.  qui  se  I 
de  Szarvas. 
")   Les  membres  du   conseil  administratif  sont  élue  pour  5  an* 
pat   l'assemblée  générale  du   comté,   présider*   par   le  comte,   et.   à 
son  dfaut.  par  le  vice-comte. 

I)  Décision  du  conseil  administratif  u.  643  de  lafl. 

•)  1  ta  ministère  de  l'intérieur  n.  68171.  dn  7  a% . 

«)  Corat.    du  Timlch.  cercle  (arrondissement)  de  Lipova. 


EN  IN    HONG] 

noccupé.   Le  préteur  »u\ 
orablement  sa  candidat" 
••  100  florins 
DM  manière  que  Ton  procéda  à  l'élect 
m  dans  les  <  I  roumar 

i  conco»  ndldsU  rou- 

■    I 
Magyar,  grâce  à  deux  votes  offi<  1 

main  parvient  à  quelque  foi 

il  6il   uns  |  lu   porte  sous  des  prétextes  ri 

i  ta  I 
-')  lequel,  pour  \o  motif  qu'aux  él 
^81  il  n 

puis  lors  on  \ 
al  des  médecins  juifs-hongrois. 
'tue  du  peuple  dans 

•'S. 

nt.  la  plus  indispensable  d< 
humanitaires  est    mise  au  scn 

is.  Il  n'est  pas  permis  au  Houm 

<ins  roumains  à  ne  pas  | 

l'un  médecin  qui  igi 

re    avec 
sa  mission 
:  il   s'agit  do  IN 

magyar 
pas  annoncé  en  pleine  séance  du  tribunal 
t.  par  la  for 

C'est  di  la  même  manl< 

des  maires  des  COmtoHMt, 

1S91.    trois     Houmains     et     trois 
t  pour  l'office  .! 

m  des  /.' 
Magyar.  «)   La  mémo  an 
•    nommer   un  nouveau  notaire   n    Halmagi. 

re  du  préteur  suprême,  n.  850  de  1881. 
ncdoara. 
ïiumune  entièrement  roumaine  du  comté  de  Zaraud. 
v.  lea  acte*  n.  839  aux  archives  de  la  préture  de  < 


122  LA    QUESTION   ROUMA  ! 

circonscription  purement  ro>  r  refusa 

de  déclarer  candidats  les  Roumains  concurrents,  et  im- 
posa à  la  circonscription  un  Magyar.1)  Le  notaire  rou- 
main de  Banesti  2)  fut  contraint  de  démissionner,  pour 
qu'on  pût,  aux  élections  qui  eurent  lieu  le  26  n< 
1891,  en  repoussant  les  concurrents  roumains,  élire  un 
Mai  môme  fait  s'est  produit  dans  le  cercle 

tarial  de  Suciul-de-Sus.  3)  Quoiqu'il  y  eût  ph 
currenti  roumains,  le  préteur  ne  présenta  que  son  fa- 

i  magyar,  qui  fut  déclaré  élu,  quoiqu'il  n'eût  oit 
qu'un*  seule  voix!  La  plao 

ante,  de  par  Voré  Magyar  fut 

mi  par  le  pr< 
ola  sans  ït  procédé  à  s  électio; 

.  on  1<-  voit  d  sont  un< 

même  à  Cristior,  à  Buces.  ù  Brad.  «)  on  ne  pré* 
qui  des  Magyars  i>our  les  postes  de  notai 

Il  n'est  sans  doute  plus  nécessaire  de  rappeler  qu'on 
prive   les  ce  oint  m*  moyen* 

prot 
tal 
d'obtenir 

Quand,  dnns  une  commune  pur» 
que  Juif  mai 

Magyar  il  est  «  un 

i  sera  él<  r  p.» ri-  r  plu 

nommé  maii 
si  un  maire  roumain  ot  vu  de  mauvais  œil  par 

it  aussitôt  sous  la  main  un 
ni.    qui   se   plie  a   lour   fantaisie:   ils  Im 
de  la  part  d« 
taire  magyar  de  la  commun 
veille  un  beau  matin  a\ 
sur  le  dos,  et  r1«  ■  ■  qu'on 

quelque  faute,  on  le  quand  i 

qu'il  ne  sait  pas  bien  le  mayar.  •>    I^e  but  est 

')  V.  les  actes  s.  m  aux  archives  de  U  preture  de  Halmaae. 

I  omté  d'Arad. 

*)  Comté  de  Rintrita  Nafceud. 

O  Pretare  de  Brmd  dan*  le  eomté  de  Hunedoeia 

°)  Il  n'existe  aucun  article  de  loi  qui  exige  dee  mairee  dea  eom 
ntinee   non-majryarea   de   connaître   le   matT«r 
S  21,  22.  23  de  la  loi  dee  nationalité».  il  restort  avec  rfrWr.tr.    r/K, 
les  maires  doivent  connaître  ta  langue  dont  InqueV 
les  acte»  de  leur  commune,  et  nullement  te  magyar. 


EN  \NIE   ET   EN    HONCl  M 

lire»  magyars  ou  magyariaanU  ne  parviens 

io  des  transgressions  telles 

Ils  volent,  ils  a 
et  ce  sont  les 

•  x presse  de  la  loi 

s  impôts,  le  r 
abord  o  lui 

ses  alcools  frelatés. 

le,   appelée   à  témoigner  contre   la 
îsme  des  Magyars,  fut  l'ordonnance  du 
te  Banffy,  par  laquelle  ?  itle  disciplinaire 

1rs  mai 

\  ouïe  de  maires  de» 

destitués  et  punis  dan 
le  50  à  100  !  rnps  ava: 

usieurs  d'entre  eux  avaient  été  D 
s'ils  n'acceptaient  pas  c< 
!  ')  C'est  ce  qui  est  arrivé  aux  maires 

sont  ptfftjj  <lun  rôt 

'    \ 
-nuire  ! 

t  amour- 
magyars,   lorsqu'ils   sou- 
it    la    loi    existe   réel 
us  !  Pour  le  Roumain 
raité  en  paria  </ 
a 

montrer 
référés. 

iace  son  ■   tète  de 

i  ternes  des  imbéciles. 

>spotes,  mais  avant  tout  chau- 

• 
•  les  ehoi 

>)  Ordée  du  conite-tuprême  Banffy.  "•  63  de  16». 
»)  La  loi  XXII.  de  1SSS,  fi.  71.  décide  que  ce  u'eat  que  dana  de* 
ra«  exceptionnels  qu'on  peut  refuser  la  place  de  maire:  en  cae  d> 
s,  la  peine  eat  une  amende  pouvant  aller  Junqu  à  100  fl. 

»)  Commune  de  Birtrita-Naaeud. 


m  I  A    QUESTION    ROI 

Les  Magyars  disent  que  sous  l'absolutisme  autri 
de  Bach,  il  ne  se  trouvait  point  de  Magyar  parmi  les 
employés,  et  que  par  suite  nul  employé  ne  comprenait 
quoi  que  ce  fût  peuple  magyar,  qui 

raillait  doux,  tel  appelant  "1rs  hussards  de  I  Nous 

le  demandons  :   les  employés  magyars  qui  se  trouvent 
aujourd'hui  parmi  nous,  sont-ils 
tion  magyare  des  hussards  de  Bach? 

*  des  abus,  des  né* 
kIïk  l«'S  caprices  de  ces  fonctionnaires,  ils 

t  que  la  plus  complète  indiff* 
ont  le  devoir  de  remédier  au  mal. 

Pour  donner  un  exemple.  If  préleur  suprême  dt  \ 
Cris1)  ayant  commis  force  abus  et  illégalités 
manda   un*    «>nquéte  disciplinaire  « 
qu'il  fût  suspendu  de  l'exercice  de  s« 
le  eooasfl  admli 

nsidéra- 
tion. 

<ie  de  Bu  ise  de  bon  nombre 

(fabui  qu'il  avait  commis  à  son  I 

la  demande  <ju  il   fût  mis  on   j 

■UT  ses  décisions  coi 
glig< 

•  ainsi 
d'une  amande  de  100  fr.  tandis  «pie,  dans  d»   -, 
Il  chambre  des  avocats  «)  est  seule  comp 
|uger<  Une  antre  fois,  dans  un  procès  qu'il   |q§ea 
dernier  ressort,  il  avait  accordé  à  l'une  des  parties  20  % 
d  intérêts  moratoires,  alors  que  le  maximum  U 
de  6  %,  »)  et  il  avait   puni  la  part, 
de  |  les  allant  jusqu'à  4000  f 

nistrr  '  de  prort> 

uire.  *) 

H)  on  nomma  comme  préteurs-suprêmes  des  ind 

I   Dans  le  comté  de  Hunedoara. 
')  Résolution  dn  ministre  de  l'intérieur  n.  77747  de  188e. 
M  N.  du  1er  Janvier  1891. 
i  XXVII.  de  1887.  |   8. 

III    de  1887.  8.  4  et  de  1888.  I 

«)  XXV.  de  1888.  fi.  1.  S  et  8. 
i)  Du  ministre  de  la  Juh 
•)  Dons  le  comté  d'Alba-Inferioara. 


EN  TBAK8YLVAMK   ET  EN   HONOi  Ht 

à  peins  une  instruction  élémentaire.  Il  n'est 

aux  mains  desquels 
ûm   citoyens,   puissent. 
19  ans  ù  t  masser  une  for'  j>or- 

arrosse. 
s  notaires  ai  ta  la  même  catégorie  il 

^    maires,  on    fuit    radeau   aux   communes 
»*ns  sans  aveu,  dont  tout  homme  qui  se 
respecte  doit  éviter  la  in 

de  Su- 
Magyar  qui,  à  cause  de  tes 
i  se  créei  »no 

rs  illégalités,  au  lieu  d'être  révoqué, 
'ère  à   Hogna  mi   il  »  ses  malversa- 

tions. 

par  le  dépla 
I  nommé  un  esa 

I  est  prouvé  par  son  propre  dos- 
(iraprèi  m  constaté  que  cet 

^ifiait  même  ibli- 

>,  qu'on  le  trad'  daux.  Jusqw 

n  voler  à  sa  guise  les  «  Olahi  »,  fort  dit  la  : 
ion  des   .  tgyars. 

tms,  les  notaires  magyars 
le  ><»i  tn  rs  pas.  Us  sa  ren- 

trs  chefs  comme  délateurs.  C'est 
.onça  deux   i 
ir  engagé  le  peuple  à  ne  pas  v< 
1884,  pour  le  eu 
alifié  <i 

main  matin  ils  sont 
uge  de  Baia-de- 
D  prison.  jus<iu" à 

libé- 
lésespéréo  ebntN 
i   ordonnrr   uns 
éteur  mng?  »r  lui-même  releva  à  la 
lpé  non  moins  de  16 

«le   lui    infliger   une   punition  e\ 
autorités  administratives,  pour  les   serv 

.  4488  du  14  août  1891  (Prétnre  de  I  '!iRur««e.> 

>rde  pretorlal  de  Brad  (eowM  .!♦»  TTunedoara). 


LA   QUE8TI0N   HOUMAl 

de  cortes  1)  que  cet  individu  avait  rendu  aux  élections 
législatives  de  1888,   non   seulement   ne   le  re 
point,  mais,  dociles  aux  ordres  di 
rrnt  dans  sa  chat  | 

tuteurs  des  orphelins,  auxquels  ci  ait  mieux 

tout  autre  dénomination,  sont  nommés,  —  car  on  ne 
saurait  parler  ici  d'élections.  —  selon  les  circonstances, 

i  les  parents  les  plus  proches  des  chefs,  qui  pour 
U  ur   créé]  plus   convenal  octroient 

tration  communale  d 

difficultés. 

In  de  tels  cas,  si    le  préteur  a  son  fu 

îe  cortes,  savetier,  cabaretier,  (  i   fail- 

l  convoque  le  conseil  communal, 
la  loi,   il    demande   aux   personnes  préseï  Saves- 

< invoqués?   —   C'est   pour 
•ilà  comment  se 

Nous  voilà  donc  chassés  de  l'administration,  à 
par  les  municipalités  des  villes  et  jusq< 

dldats,  ayant  leurs  titres  en  règle,  sont  pour 

la  plupart   r.-rnpiacés  par  des     individus  presque  Igna- 
ix.  dila]  s  des  deniers  publics,  et 

Mitre  titre  q 
ruinés, 
as  môme  on  le  Homain  c:  ne  charK 

s'il  no  veut  pas  al- 

>olé  de  ses  conationaux.  sans  qu'il  lui 
ris  dfl  lire  un  livre  ou  un  J< 
Nous   avons   rapporté,   on    I 

tes  dont  nous  avons  à  b< 
regarde  l'adn.  Il  nous  faudrait 

si  nous  vo  nregistrer  toutes  les  \ 

que  Jour,  à  chaque  heure,  on  exei 

-  L'administration  comme  partout,  lu  (ni  **j 
lés  est  oiy  nt  foulée  aux  pieds. 

te  loi  établit  .  *)  que    dans   les   comte 

rédigés  en  magyar. 
'"   wngue   réclamée  par  c  ris  la  5me   /< 

du  conseil  ou  de  la  commissi 

VlectoTml*"1  *n  Hon*H*  ,e  tenne  offlcï*n*  !*>»»■  àMe 
■)  Loi  XT.Iv'.  de  1868.  |î. 


EN  s  aoNoi 

:  10  demande  lu  s  les  Magyars  n 

('est  pourquoi  les  actes  » 
i   magyar.   Bien  en 
it  par  ceux 
ire  respecter  I  Ainsi  le  pre- 
Mi     Coloman  Tisza, 
s  nationalités»,  père  du  comto  actuel, 
ita-Naseud,  tous  les 
magyar.  >) 

ire  des  comtés  le  droit 
sa  lang  le.1) 

à  se  servit 
i.   fort   ds  la  loi. 
■ 
t  assourdissant,  à  crier,  à  anostroj »! 

Roumai: 
loi. 
iprès  la  loi.3)  les  comtés  peuvent,  dans  leur  corres- 

îr  de  la  langue  do  ! 
r  comme  les  actes  publics  ne  soi 

;>oseB)  que  dans  les  actes  officiels,  les  fonc 
i  des  ca*  -la,  se  sei 

is  hors  de  ces  cas.  Ils  doivent  toujours  se  servir  du 
Hongrois. 

ii  regsj  i8  prévues  par  la 

tous  les  fonctionnaires  sont 
M  servir  qno  du  magyar. 

des  comtés   doivent,    dai 

les  communes,  les  as- 

v ées,  se  v  'le  la  la; 

Magyar  Polgat*.  CluJ  n.  13  du  17  mai  1875. 
i   XI  IV.  do  18*8.  *  ». 
de  1888.  f  4. 
est-à-dire  la  langue  dans  laquelle  aont  redlret  leara  acte* 

I»ubliC9. 

6)  Loi  XLIV.  de  18S8,  |  5. 


138  LA   QUESTION    &OUMAJ 

En  réalité,  tout  ce  qui  est  écrit  est  i 
car  dans  les  relût  c  les  corporations  et  les 

tituts  publics  aussi  bien  qu'avec  les  personnes  privées, 
la  correspondance  est  exclusivement  t-  «rois, 

sans  qu'on  prenne  en  considération  rsonne  m 

laquelle  on  s'adresse  entend  ou  non  cette  langue. 1)  Qui- 
conque proteste  c<  te  violation  de  la  loi,  faite  ou- 
nent,  est  traité  de  Daco-Roumai  ultre  à  la 
patrie,  <  4 

C'est  dans  le  même  but    que    dans    l'n  ation 

communale  cette  même   loi   est  réduite  à   néant   Don- 
nons-en quelques  exemples. 

La  loi  des  nationalités  porte3)  que  la  langu< 
dans  les  communes  non-magyares  est  celle  d« 

qui  y  li  il  gré  cela,  presque  partout  la  lan- 

gue de  ces  nationalités  est  1 
des  communes. 

Les   autorités   do   l'Ktat   commit 
.if  l-it  t  .lire. 

Le   vice-comte   du   comté   d'Arad.    par    exen 
donne  8)  qu'à  l'avenir  toutes  les  r 

procès  r   des  séances    comi  igyar% 

que  les  et  le  budgrt   </■  .?.   Le» 

communes  protêt  HUM    r.  : 

un  nouvel  ordre  «)  q«.  mpose  d 

prix  1.'  mag]  u 

maires  et  aux   notaires 
opposition  à  cette  brutaU   riofatt 
comte  ordonne  contre  eux  un 

<i     révocation,  ainsi  qu'il  est  arrivé  s 
communal  de  Sepreus.  *)  Contre  ce  terrorisme,  il  est  fait 
appel  au  ministre,  qui  saj  rocédé  de  ses  sub- 

ordonnés, et,  ce  qui  est  plus  fort,  ini 
davantage!  i) 

-''in nation    si   souvent    répétée   dos   chevaliers    de 
Budapest,  qu'en  Hongrie,  les  ^yars  p* 

lever  au  plus  hautes  fonctions,  est  isonge  «'•bonté. 

,L^d^ci?ion  du  «"»•*»  d'adminliitraUoii  du   eomt« 
au    n.  lR3.dc  1888.  et  celle  qui  porte  te  n.  1808  de  1888,  laquelle  a 
trait  à  la     Réunion  dee  dame»  roumaine*  de  Seli 
»)  9.  20. 

•)  Ordon.  nr.  1801  du  4  février  1871. 
♦)  Ordon.  nr.  2385  du  15  mare  1873. 
l)  Ordou.  nr.  1991  du  11  mara  1878. 
•>  Décision  mlnist.  nr.  27718  de  1878. 

•don.  minUt.  nr.  41570  du  25  août  1875. 


I  N8YL\   U 

La  sa  ra>  s  ce  cas 

I  s'assur* 

li  soi  naux  af 

(égrité   d'un 


cet  qualités  sont  autant  <i>mp< 

pour 

saa  M            •  s  s'assurer  nu.' 

. 

iidre  qu<               il'ai 

ppartenir  n  un»» 

mail 

fuse  est  révoqué.  A  ce  su 

nin>                              Se  des  forél 

''iirs  des 

dans  un  ordre 

lressé  à  ses  fonctionnai! 

sati<                                 ') 

forets, 

l  choses  étant 
est   lu  >n   de 

■  >rtrr.   d- 
.  *) 

nés. 

qu'à  présent  ointe  une 

,n  timbre  <!'•  50  er.,  accompagnée  des 

cortifi< 

d'Arad  et  de  I  <t>a. 

dreeae  du  président  de  la  direction  des  foréU  <l 
aux  administration*  des  for*'* 
101  du  16  décembre  1881. 

■  français  dans  le  text*.        Nr.  du  Tr. 

i  •  9 


130  LA   QUESTION   ROUMAIN  F. 

ices,  dans  lequel  il  faut 
i  profession  et  la  moral! 

,ciuj,  ig  décembre  1881 


vices,  dans  lequel  il  faut  inscrire  le  >sam 

la  profession  »  t  la  moralité  du  demandeur. 


;r>ik  m.  | 

on   »    m  prend  que  placés  en  face  d 
M-amlaleuse  pour  les  dénationaliser,  la  plupart  des  fonc- 
tionnaires roumains  aient  préféré  s'expatt 
gré  et  passer  en  Roumanie  plutôt  qu» 
•  iitrcprises  purement  asiatiques  de  la 
libéra  Magyars. 

On  procède  de  même  pour  la 

aires.  Lors,  par  exemple,  de  l'organisation  de  1 
D   1S72,  une  foule  d'employ»  .agyars. 

qu'ils  possédassent  des  titres,  ont  été  révoqués 
pu  obtenir   qu'une    fonction   moindre  qu  qu'ils 

avaient  occupée.  Mais  tous  ceux  qui  portaien 
magyar,  quels  que  fussent  leur  capacité  et  leurs 
<  itnt  fonctions  plus  élevées.  Anjou  i  i  h 

on  suit  le  même  procédé.  Si  un  Houmain  parvient  au 
poste  de  sous-juge,  il  doit  attendre  des  10,  15  ou  20  ans, 
t. m. lis  que  le>  avancés  au  bout  de  3  4  j 

ans  de  service  au  plus  m  dans  i 

rOUmi  me  un  Juge  i  n  ee  sont  set 

I 
pas  te  > 
i.tat  magyar»  se  trouverait  en  dang< 
1H86  dans  la  rommum 
Et  lr  peu  '/'•  juges  roumains  que  nous  posséda; 
les  transfér- 
ât magyars,  tandis  que  dans  1rs 
par  /a  /.'  i7  nommr  des  perso 

•i  mot  <t>  ifninni> .  \nv  meitret  i  ar  là  réo-î 

pins  proi 
fil  rouge  qu'il  l  au-dessus  • 

t»ù  se  manifeste  la  vie  publique.  !) 

Toutes  les  institutions,  toutes  les  dispositions  de  la  loi 
qui  pourraient  servir  les  intérêts  des  nationalités,  sont 

<)  Maîtrisé»  par  cette  idée,  lea  Magyar*  travaillent,  avec 
coup  de  persévérance,  à  la   Iléforme  d*  V*i  -  oulaat 

la  rendre  absolument  dépendante  dn  jrouvcrnem  on  t.  qui  pourrm 
alors,  encore  plu»  qu'aujourd'hui. 

au  milieu  des   Magyars,  et  implanter   les   employée   magyat»   au 
milieu  des  Roumaint.   Kl  il  y  a  parmi  le»  Magyar»  de»  gen»  qui 
pareille»  réforme»  ier   le»  natlonn 


■H  1  s    B0K01  131 

our  l'Etat,  si  elles  ne  peuvent 

i "it  des  Magyars, 

la  disent  et  ♦■•  tout  homme  qui  remplit 

loyauté   son  d»  vers 

n alite  qu'il  appartienne, 

joui  "iisidération.   Ji 

s  que  celui  qui  veut  Jouir  de 

I  partisa  idée 

•  s,  il  doit  persécuter 

1er  ses  sentiments  nation 

de  ta  haine  pour  tout  ce  qui  est 

il  passe    pour  un  bon 

ou  l'absence  de  patriotisme  se 
is  nos  malheureux  pays,  d'après  le  degré  de 
«lue  l'on  Jette  sur  les  autres  citoyens 
Magyars.  Plus  grands  sont  cette  dé- 
sur  les 

.  car.  selon 
hongrois,  seuls  les  Magyars 

Magyar  est  synonyme  d. 

Magyar  correspond  à  celles 
nslavist  i  mot,  à  celle  de 

nsonge  par  lequel  les 
le  monde  à  croira,  que,  tant 
élus  dans  les  comtés  que  pai 
umés  dans  les  bureaux  des  ministères,  au  centre, 
is  aussi  i  ves  sont  représeï 

très  respecta 
nous  exposerons,  en  nous  basant  sur  des 
nées  pos  quelle  mauvaise  foi  les 

firmation. 
e  qui  nous  est  faite,  on  nous 
sans  ces^  ons  point,  nous  autres  Rou- 

un    contingent   assez   nombreux   d'hommes  qui 
-es,  et  qui  soient  capables  d'occuper 
que  nous  réclamons  en  vertu  de 
lis  millions  de  Roumains,  et  des  so- 
mmes et  d'argent  que  nous  fai- 


1H2  LA    QUESTION    ROI  M  MM. 

Que  ce  soit  là  un  pur  pn  I  con- 

clure du  nombre  très  grand  de  Houi. 
la  carrière  in«i» -pendante  d 
de  i  entourée  de  beaucoup  de  diffn 

de  nombreux  sacrifices,  les  Roumains  soi  rpaj 

des  avo<  il  plus  nombreux  *\u-  ded 

fonctionnaires  publics. 

A  ces  considérations  il  nous  faut  .ombre 

très  grand  de  Roun. 

née,  chaque  jour,  dans  le  ro>  t  roui 

moyens  d'existence  qu'ils  de: 

Voici  ce  que  .lit  un  étranger,  M    Roâotphi  BaffJfc 

en  parlant  dt  dm  émigrés  en  Roumm 

émigrés   les   Roumains   de    Transylvai 
nt  un  r-  le  important.  Leur  nombre  dans  le  paya 
alué  au  moins  à  15.000  hommes  ;    U 
de  travail  i 
députés.  itaines    de   méd*  saeui 

employé*,  journalistes,  etc.  Ce  sont  t 
ont  dû  quitter  leur  pays  à  ce  me  mi 

,/  // 1 

Èroi  au  delà  i»eul 

vent  fort  bien  emploj  e  royaul 

n  de  ces  hommes  intellignts  •  leua 

îsions  de  plus  en 

Ht' à  la  r,it a \trophe  o>  utÀM 

nisi,  gui   leur  avait   r  possibUm 

iu'à  ce  qu'il  t  force  d 

pie  r  ou  via  ii 

Or  la   loi  des  nationalités *)   porte  que   <•  aussi 

i  celles  de  UÊ 
futi  't  dans  les  fonrti 

le  u  ni  sir  au  <  différentes  H4j| 

tionalités  des  personnes  ;    rfaiA 

tentent  la  tu 

Bn  Uenl  an  iU  m  d'au  moins  15  comtes-suprêmes  é 
tUmaHU    roumaine,   depuis   quarani  nous    n*mi 

avons  pas  eu  un  seul,  et  D  '    même  pas 

notre   palri>\   un    reifl    n- 

M   Kudolf    Bergner.    < Humants».    Eln* 
und  der   Leutc*.   Breuslnn   n.   RnkarrM     J     \V     Krrn    a.   8ooec  m 
Comp..  1887.  p.  J5. 

*)  Loi  XI  IV    ,i,    18M.  |î7. 


HONGRIE  M 


TABLEAU  (de  1802) 

■ni  déu  les  Magyar»  sont  préférés  aux 

les  fonctions  publiques. 


Population  tu  * 


8J6         89  16         H 

5.26        280  35        252 

78.79       15.02       257  23       201 

364  58       284 

77.83        16.80       184  10 

àud    .  76.97         186        134  IM 

23.02       141  106 

.    66.27             18        286  24        189 

.  63.36       23.12       695  m 

tgiu        61.97        34.93        162  100 

673  17        KM 


12.  T  119  4  N 

16  54.03  442  15  195 

4057  130  6  52 

6.80  573  40  228 

36.18  29.62  212  11  77 

res-Turda    ....  SIMM  56.51  179  23 

34.85  58.83  438  22  149 

25.91  10.82  280  24  72 

16.43  453  12  68 

21    Haroms/vk     12.78  86.57  20 

12.02  86"  11 

12.88  a5.66  78  4  10 

10.72  72.74  168  8  17 


Somme  .  405      3310 


134 


LA   QUE8TI0N   BOUM  M 


b>.  Fonctions  des  Ministères 


Dénomination  du  Ministère 


Présidence  du  ministère  ..    23 

Ministère  a  latere 13 

»  de  l'intérieur  ...  184 

»  des  finances 476 

»  du  commerce  ...  332 

de  l'agriculture  .  185 
»  des  cultes  et  de 

linstr.  publ.    ...  152 

de  la  justice 115 

des  bonveds  . . . .  226 
Booum         RH 


1^ 


TrJt.ur.iil 


c).  Fonctions  des 

I 


Curie  royale  .112 

royale  de  Buda-Pest  .  277 

Bornan  .  H 


4 
2 

■ 
103 

M 


H 

m 
n 


m 


il 


07 


r  tout   Itettui  impartial,    ces    tableaux 
à  quel  régime  inouï  est  soumis  le  peuple  rouraaii 
trnint  de  payer  de  lourds  impôts  pour  que  des  léaion 
entières  de  fonctionnaires   magyars  puissent   exploit* 
impunément  les  districts  roumains. 


»)  Les  Roumains  constituent  17  11  0/0  ls  population  de  ls  H  or 
gris. 


La  justice  magyare 

1892 


•  •  ut  le  bai' 
O»!  le  T  t«t  «t  c'est  toujours  lui 

qui  te  Juge. 

/'<"(, i  ti  \»    >  »<K le  i  ' > 

«•garde  la  j  a  loi  des  nationalité» 

disposition*  suivantes  : 
ibitant  du  pays  peut  se  servir  auprès  des 
maux  de  rercle  et  distri«  t  de  la  lanv 
de  sa  < 
Plus  loin,  la  loi  dispose  que:  »)  ««le  juge  doit  réson 
ion,  procéder  à  i 

!>orts  et  faire  tous  actes 
les  proc.  pic  dans  les  procéd 

la    langue    des    parties    et    dans    < 

•ces- verbaux 
^es  seront   rédigés  dans  la   langue   choi 
parties.  Les  a  dans  l'intérêt  des  par 

rédigées  dans  la  langue  de  leur  na 
i  juge  doivent  être  rédigées 
la  même  la  es  procès 

us  les  procès, 
[id  rendent  nécessaire  l'intervention 
levant  les  tribu- 
naui  I  bien  pendant  la  du 

<  sentence,  on  observera 
ir,  jusqu'à  ce  Que  du  moins  le 
irlé  d'une  manière  définitive 

emière  instance  et  à  la 
non-écrite.  »  *) 
s  sont  les  dispositions  de  la  loi. 

1818.  |  7. 
1*68.  |  «S. 
Loi  XLIV.  de  1868.  |  S. 


136  EN  TRANSYLVANIE   ET    RM    HONG] 

Mais  à  quoi  servent-elles,  du  moment  que  la  loi  n'est] 
nullement  respectée? 

C'est  en  Transylvanie  que  le  premier  coup  fut  porté' 
à  ces  dispositions,  lorsque  le  président  de  la  cour  royalej 
de  Tirgul-Muresului.  rendit  en  1873  une  ordonnance  cofll 
traire  à  cette  loi. 

Plus  tard,  en  1875,  le  ministre  lui-môme  (c'était  alors; 
Perczel)  dispose  que  l'intervention  des  avocats.  —  sol! 
qu  ils  plaident,  soit  qu'ils  rédigent  des  actes  —  ne  doiA 
reçue  que  s'ils  se  servent  exclusivement  de  la  langum 
\jarc.  *) 
Par  rdonnan  ,<ose  à 

ntés  que  les  communes  dans  tous  'te*\ 

res  avec  les  tribunaux  se  sa 
sivement  de  la  langue  magyare.*) 

Dès  lors,  la  Cour  royale,  les  tribunaux,  les  Juges  de 
paix 

une  hin<iiir  autre  <jtir  (r  magyar.*)     Les  tribunaux  von  A 
même  plus-  lof*,  >t  prétendent  g 

écrits  originairement  en  une  langue  auti  magyar, 

■  njar  au   fro  s.  «) 

Pas  plus  loin  que  les  mois  derniers  (en  1892  . 
noJ  l'un 

de  créd  "XUi 

que  les  statuts  étaient  rédigés  en  roum< 
la  loi,  i»'  on  appeler  d 

rien,  car  c'était  non  la  loi.  mais  la  for 

on   tant   que  représentants  des  parties. 
itraintx   de  ne   s--  ustt] 

bien  dans  les  procès  qu'ils  ont  d« 
tances  chUes,  rat  «inns  la  défense  des  accusés  devan 
jup-  est  dans  cette  langue  que  sont  rédigés 

on,  les  demandes,  les  en 
cès-verbaux,  les  sentences;  c'est  n 

')  Ord.  niinlst.  nr.  tt71ô  du  11  novembre  187S. 

*)  Ord.  mlniet.  Dr.  43721  du  7  septembre  1875. 

•)  Voyez  les  actes  du  tribunal  de  8lblu.  n.  7544  du  14  dèoeanbre 
1881  et  Tord,  du  vice-comte  de  P  «ud  n.  4é7t  de  1875.  le 

sentence  du   tribunal   d'Alba-Iulia   nr  1*8  et  de   In 

royale  d'Osorbetn.  n.  1412  de  1891. 

4)  Décisions  du  tribnnsl  d'Arad  nr.  174»  de  1878  et  nr.  51 
1877.  du  Juge  royal  de  Banfl-Hnedin.  n.  3744  de  1S77,  et  dn  tribnnsl 
de  DeJ.  nr.  149  de  1887. 

&)  Sentence  du  tribunal  de  Satmar  nr.  13745  du  13  novembre  1891. 

•)  Ord.  du  vice-comte  d'Arad.  n.  18435  dn  18  décembre  1875. 


\MK   ET   EN    HONG! 

la  dan»  tous  les  procès  civils  et 
I  pas  Pli  ion  des  avo- 

t  peut  aussi  servir  à  m<  om- 

espectéea  les  dispositions  do  la  i 

loieries  d'un  procès  criminel,  trois 
mains  insistent  pour  que  l'affaire  soit  i 
usé,  c'est-à-dire  en  roum 
fa  loi  (§  9).  Le  président  d 
•lissant  mande,  les  avocats  refusent 

i  loi  et  m 
■  n   procès  disciplina; 

avoir  laissé  Ktur  «lient 
sans  défens*  nôlé  la  politique  (!)  dans 

nous  jouissons  apparaît  «lai 
p  d'assises  de  première  instai 
les  journalistes  roumains  < 
a  ■set  so  Là  aussi,  tous  les  a< 

ires  se  f  magyar. 

tcéi  criminel»  où  sont  en  jeu  lé 

te  passe  devant  l  u'il 

'  obligé  il  ces- 

<alion  en  magyar,  et  le  dé- 
:  autant  plus  flagrante,  que  les  juges 

là  à  qij-  état  magyar  dé  soin  de 

\  Roumains,  aussi  bien  qu'aux  Sla- 

Le  d  n'est  pas  à  l'abri  de  ce  chau- 

igé. 

aux  dispositions  des  paragraphe 

inscriptions 
fonds  et    aux   cours  d'appel,   les   sentences  sont 
ni 
Le  n  le  la  justice  n'a  pas  craint  d'ordonner  que 

r  de  base  aux  Irai 
s  des  biens-fonds  soient  rédigés,  et  les  documents 


138  LA    QUESTION   ROUMAI 

originaux  traduits  en  magyar  par  quelque  traducteur 
judiciaire  ou  un  notaire  public.  J) 

t  là  du  plus  brutal  arbitraire  et  la  preuve  la  plus 
évidente  de  la  manière  dont  on  applique  la  loi  des  un- 
nalités. 

Pour  prouver  les  suites  funestes  de  •  nière  d'à 

im    noua  rappelerons  que  le  peuple  roumain  n'ose  plus 
transi-rire  ses  acquisitions  en  terres,  à  cause  des  deven- 
ir<,p  élevées.  Outre  la  taxe  à  payer  au  trésor,  qui  est 
pour  lui  trois  fois  plus  forte,  il  doit  • 
docteur,  qui  demande  ce  qu'il  veut  Lei  traductions,  qui 

très  sou 
tueuses,  Ci  naissance  à  des  sèrv 

les  soutenir,  le  pauvre  paysan  perd 
pendant  de*  il  a  gagné  h  la  sueur  de  son  fr 


•  Ion.  du  luiniirt.  de  U  Ju*Uee  n.  9t 


De  quelques  autres  abus 

(1892) 


l'évaluation     de      i< 
règle  composées  de  Hongrois,   même 
la  où  la  population  est  Les  consé- 

te    situation   sont    faciles   à   deviner 

\    l'indu  -an,  est 

âgé  s'il  est  magyar,  frappé  sans  pitié  s'il  est  rou- 
main.   Les    fait^ 

est  vaii 

Tandis  que  nos  maîtres  prennent 

n  la  %\  religieuse  des  Israélites. 

ris  sont  •  fête. 

let  questions 
ntinns.  et   leur  impose  exprès  la 
es.  Aussi  citerons-nous  l'un  des  cas 
-  suggestifs  :  le  prêtre.  1  ^on- 

I  ei  de  B  ont  été  cités  à  c 

le  juge  !  le  Jour  «lu   13   jatr. 

trois  fois  saint  dans  l'Eglise  roumaine.  *) 
Dépoir  paysan  de  son  •  fut,  de  tous 

ne  institution  d 
rela  ne  s'est   jamais  accompli  avec  autant  dimpudence 
qu'à  l'abri  du  constitutionnalisme  magyar. 

Dep'  le  peuple  a  été  délivré  du  servage  féodal. 

la  plus  brû  questions  à  résoudre  a  été  la  ques- 

st  de  son  heureuse  solution  que  dépen- 

•    en   grande   partie   la   prospérité  et  les  progrès  de 

tat 

Pour  régler  cette  question,  l'empereur  François- Joseph 

')  Comté  de  Àlba-Inferioara. 
»)  Citation  n.  3024  do.  29  oct.  1891. 


140  LA    QUESTION   ROUMAINE 

1er  est  intervenu  lui-même,  rendant  plusieurs  ordonnait- 
ces  à  ce  sujet.  ') 

Après  la  révolution  de  1848,  il  fut  alloué  aux  seig 
féodaux  magyars  une  indemnité  propon 
rang  et  les  anciens  iobagi  2)  de\  propriétaires 

par  le  gouvernement  autrichien;  quant  aux  pâturages 

aux  forêts,  il  restait  à  les  partager  plus  tard  d 
manière   équitable.    Les   lettres    patentes 

t   1rs  dispositions  légales    les  mieux  faites 
pour  Bal  artie  les  prétentions  et  les  droit- 

des  ex-iobagi  et  des  ex-seigneurs. 

in  prenant  pour  base  ces  lettres  patentes,  l'on  po 
trai  Me  question,  par  une   manière  de   proc« 

irnpMiti  açon  à  satisfaire  tout  le 

!  i     luttes  politiques  qui  curent  ensuite  lieu  dam 
l'en.;  ment   en    Hong! 

second  plan  cette  question   importa' 
1866  lai|u«>ii«,n  i  ts  fait  un  pas  de  >rd. 

les  rênes  du  g< 
ment,  ont  exploité  mèn  importante  que» 

lémant  mag] 
Par  lois  nouvelles,  par  des  in- 

terprétât onées  des  patentes,  Is 

a  été  favoriser,  au  d 
H  des  droits  du   pnn  main,*) 

0  ans  après  la  disparition  de  l'iobagic 
la  question  agraire  den  d  grande  partie  nor 

Quant  à  la  manière  dont  est  rendue  la  justice  dans  de 
pareilles   causes,   nous   pouvons   ritor   c  pies 

uni   fouir  d  justes  que  les  Roumains  ont   i 

pi  a  idées  par  des  Roumains.   Rappelons 
ici  !  soutenu  par  la  commune  de  Lar 

contre  les  comtes  Zi<  >cès  par  lequel  29  f 

ont  uQMtl  do  leur  avoir.  •) 

')  Ces  ordonnance*  sont  comprises  dans  1m  lettre*  patentes  de 
1858  pour  la  Hongrie  et  de  1*S4  pour  la  TransjrKr 

*)  Iobag,  serf. 

•)  Une  preuve  éclatante  des  injustices  qu'a  en  à  souffrir  le  peu 
pli  roumain  peut  être  trouvée  dans  le  mémoire  que  les  juriscon- 
sultes roumains  ont  présenté  en  1880  à  la  diète  du  pays 
projet  nui  est  devenu  la  loi  XLV.  de  1888. 

*)  Dans  le  comté  de  Blhor. 

»)  Ce  procès  a  duré  178  ans,  et  il  ne  s'est  pas  trouvé  d'autorité 
assez  tyrannlque  pendant  tout  ce  temps  pour  nier  le  droit  de  ; 


EN  m 

De  même  le  bar»  ,•  un  pareil  procès 

!»s  presi 
*ne  gon  conséqti 

a  lo*  plu  n.  Des  pando 

l 

llllrs    ai 

!  dénués  do  tout' 
igéa  de  passer  l  ra  en  pl< 

•s  mères,  les  vieillards  pleui 

oyable  et  n<  : 

s  cas  pi  Los  liai  i 

h  comno  Ritenlitse  *)  sont  rou- 

fabricn* 

lans  ses  parties  \m  pins  él< 

dans  leur  profession,  ils  ont 

ire  1890. 
i   dans  la  cou 

ir  déclar 

s'ils 
a  la  force  nom*  faire  exécuter  sa 

injustice  ont  et 
;>rétmr,  voya  nnmun 

pour  défendre  ses  dr> 

.-uo 
lui  rapport  ordonné,  et  envoie  une  coinpaK 

soldats  <  On  fai 

s   que    les    soldats    eurent    séjou 

:inmno.  lo  o  •  ant 

•é  de  ce*  familles;  pour  que  cela  arrivât,  il  a  fallu 

régime  chauviniste  magyar.  V.  les  acte*  du  Tribu 
nal  royal  de  Oradea-mare.  nr.  1761  do  18M. 
i.    Hunedoara. 


142  LA    QUI  ROUMAI 

quelle  injustice  on  avait 

en  leur  faveur  et  obtient  l<  <Ies  soldats.     Après 

quatre  mois  de  détention  pr<  on  rem> 

Us  30  Roumains  arrêtés,  contre  <|m  rien  pu 

prouver.  Le  procès  que  i  me  intenta  au  prêt- 

pour  être  remboursée  des  dépenses  occasionnées  par  le 
séjour  des  n  ses  res- 

sortissants fut  résolu,  —  comme  le  1»  :    —  , 

8  les  Roumains. 
U  les  cas  d'agrég; 
metli  tres  faux  ou  falsifiés  tés 

des  ex-iobagi  des  dizaines,  des  centaines  d'arpents  qu'on 
attril  propriétaires  magyars. 

\crtu  de  la  loi  d'agrégation,  les  portions  de  terres 
des  paysans  pn 

propriétaires  le  demande.  I,es  propriétaires  hongrois 
qui  leur  mains  la  plupart  des  fortunes  des 

nobles  ruinés  exploitent  cette  loi  à  leur  avantag* 
posent  l  agrégation,     les  uns  par  le 
donne  leur  race,  les  autres  grâce  à 
éprouvé»»,  af  la  nouvelle 

tés,  ils  accaparent  les  terres  les  plus  fertiles,  tandis  q< 

ne  aux  Roumains  les  plus  stériles,  q 
prix,  et  qu'on  les  force  encore  à  payer  de* 

•••s  dizaii  illiers  de  francs,  dépenses  faJ 

t  te  occasion. 
C'est  de  cette  manière  que  s'est  égal' 
partage  des  forêts.  Le  trésor  et  les  barons  hongrois 
pris  ce  qu'il  y  avait  de  mieux  ;  aux  commune* 
particuliers,  il  n'est  resté  que  ce 
1rs   taillis. 
-  du  partage  des  foi  -i 
pâturages  des  montagnes  ainsi  que  les  <h 
qui  se  tl  dans  les  forêts  du  trésoi 

moment  où  dans  lu  plup  itées  par 

tmains,  leurs  seules  sou  sont  la 

L'éta  I  frappés  dans  leurs 

plus  vitaux. 

te  est  la  •-aisse 

u-  les  déliti    \  <  au* 

sont  pas  toujours  à  mé 
(!<•  payer  à  temps  Vanv  : 
leur  de  1s  pan  d 

lui   attribue  um  journa- 


\N!i:   i;t   in    H0N01 
i  :r>  n  .  de  sorti 

Los  Magyars  tauli  pauYtnl  répondre  .t  cette  quacttan. 
M  bœufs  et  le  peu  d'avoir  que  possède 

rou- 

iIch  de  la  Tran- 

irs  aïeux,  et  ont 

maudissant 

itrnignnicnt  à  abandonner  I 

a  conditi 

•    la   conscience    nation.. 

'tans  son  ni    M 

de  ses  aï- 
seront  une  preuve  < 

«n  Hong]  liberté. 

• 

aï,  à  1V>< 

A  ces  f 

*ou- 
iea  à  la  poiti 
se  trou\  lit  en  péril  cl» 

<  dr  8  d  10  jours  de  prison,  et  de  50  A  90 

l'égard  gens 

une  réjouis>  e  en 

ilusalii  (mai),  s  • 

national.  Ils  furent   mis  m  ; 

i  à  de  fortes  amen- 
l  édictées  fussent  al 
sées  en  api>  nstances  supérieures  furent  incitées 

*) 
1885,  on  punit  un  jeune  Roumain  de  liodna  \ 

prison  et  de  Î00  fl.  d'amende,  pour 
à    un   carro 
jaune,  1 

■ 

H  Voy.  Sentence  du  juge  de  Hahuag* .  !u  S  juin  1S8S. 

*)  Sentence  dn  Tribunal  d'Arad.  n.  4066  du  5  nov.  1885. 


14'»  LA    QUÏflmOH    K<>1  MAIXK 

vertu  d'ordonnances  ministérielles  qui   into-  Tu- 

sage  des  couleurs  et  drapeaux  nationaux  roumains. l) 

Nous  devons  rappeler  ici  que  les  couleurs  nationales 
forment  une  partie  intégrante  d-  séculair» 

tant  cm  couleurs  nationales  ont  passé  a 

le  temps  dans  le  co>  imain.  Notre  peuple,  il  y  a 

hui. 
loi  qui 
Pende    le     port     do    ces    couleurs.    Au    c«  la 

toi     donne     expressément    aux     nal 
,i,tl  urs.2)     Et    nos    Mmlturê    ne    > 

nt      tes  l      du      rouan  m 

mai)  lies    </'»/><    Etat 

I  • 
///     /  .    de    la    ruer    r< 

mes   <i\i    pays   rt   se   trot' 

De  même  qu'il  ne  nous  est  pas  permis 

is  voulons,  U  aussi  dêl 

des  fêtes  lu 
luth-  pour  ht  Ub(  IS85, 

un  siècle  était  révolu  depuis 
roumains  sous  Horia.  Closa  et  Crisan.  qui  ont  sari 

-••lierai.  Ils  ont  péri  sous  la  i 
bourreau,  mais  les  Roumains  avaiei  >ins 

quirenl  ce  droit  qu'ils 

a  mémoire  de  ces  martyrs 
nationaux  noua  I  m  Rouni 

nou  si  noms. 

:it   1rs   mesures  les  plus  drfi 
-  ne  pussent  avoir  lieu,   i 

I  surgi  < 
•lution.  tarent  mondées  de  u>  r.  CAmp- 

petite  localité  de  ces  montagnes,  fut  mise 

i  roumains  fur> 
d'êtl  l  comme  des  chiens  s'ils  bougeai  urs 

unis  le  et  les  prêtres  qui   vaqua 

>ir  mess  'urent   jetés  par 

'.armes  hors  de  V église  ;  tout  r,la  en  vertu  fl 
donnanee   ministérielle.  *) 

)  Ord.  dn  min.  d«  l'Intérieur,  n.  tSMt  du  •  Juillet  1874.  et 
dn  24  nov.  1885. 
»)  Loi  XXI.  de 


■me  choae  eut  arrivée  à  Lupea.  à  Yalea-Lapeli.  rt  en  maint 
nr.  384  dn  14  ter.  liB. 


RIK 

nain  s'est 
noblehse  magyn 
nous  déî 

tint 

pru  <t(irtu-    l 

dan  des    fonctionnaires 

■lei  per»<  ont  à  la 

itateur»  non' 

Mil 

••s  Magyars.  Un  ordt» 

Il      flll.     fO$i 

ié  à  6 

.1     uni' 
un  re- 
fait 

Maria, *)   : 
re  sous  escorte  pendant 
60  à  70  I 

été 

:  que  le  désir  .»  de  se  l< 

dénonçant  au  monde  1« 
nme  des  agi 

mune  de  Drag.  le  vice-eomU  «té  de 

ie  roum. 
'  près  d'un  an,  aux  dépenses 
>,  aidés  de  18  à  48  agents,  charaés,  jour 

proprié- 
localité. 

us  qu'on  pût  savoir  qui  l'on  en 

S  de  1883.  Jurement  criminel   du  cercle  d'Alba  Julie  | 
ce  nr.  1806  de  1885. 
')  Comté  de  Cojocnn. 

157  de  1883  du  tribunal  criminel  royal  de  ClnJ. 

to 


146  LA    QUE8TI0N    ROI 

devait  accuser.  Quoique  le  soin  de  garder  son  avoi 
à  la  charge  du  propriétaire  et  des  agents  de  la  police, 
il  a  été  causé  à  cette  commun»  'ns  de  6006 

fL  Le  but  de  ce  procédé  infdme  et'  urrir  lu 

munc  l'élément  roumain  comme  cri> 

ncrndiaire. 

1885  fut  lancée  parmi  le  peuple  roumain  un 
clamation  signée  d'un   «  Comité   irrédentiste   roumain* 

te  procl.  D  effet, 

très  violent.  Elle  était  écrite  par 

naissaient   bien   les  souffrances   dos   Roumains,  et    elle 
exhortait  <  <  nr-ci  à  sortir  de  la  voie  légale.  Nous,  et  tout* 

sse,  nous  avons,  en  son  temps,  désaj 
ton    de    cette    proclamation.   Ce   qui  nous   a    poussé  m 
le  faire,  M  n'est  pas  que  notre  état  fût  supportable 
qu'aujourd'hui  mémo  (en  1892  !)  nous  pensons  que  c'est 
dans  les  limites  de  la  loi  i  devons  an 

conquérir  nos  droits  méconnus.  Les  auteurs  de 
clamation  ont  du  reste  reçu  leur  rhAtiment.  ils  ont  été 
expulsés  de  Roumain 

^est  pas  coi 

mais  a  <  ■•ritable  persécution  i 

nous.  Roumains  de  Transyh  1rs   a> 

lies  par  les  Roumains  sont  placées  sous  un  formi- 

v.  les  ai  police. 

font    des   perij  .    intim  >s    ci- 

toyens, les  jett 
et  les   insi  i   qui   sont   les   premières    victimes   de 

ses  ouailles. 
hail-Deaertul,  sont    h  rusés  par  je  ne  sais  quels  renégats 
de  fain-  partie  de  Vlrrcd*  ^ans  plus  am- 

ple  information  pour  sav.  ation  e>" 

dée,  les  gendarmes  s'emparent    d'eux,   les   rliargent    de 
fers,  et  les  escortent  jusque  chez  i 

I  Cluj,  où,  ap  rent  restés  plus  d'un  mois 

en  prison,  ils  sont  libérés,  i 
prouvé  contre  eux.  Le  prêtre  dut  oyage 

<L    marchant    devant    les    gendarmes,   et    traverser 
ainsi   ilnutres  communes,  comme  lr  plus   vulgair 
nuilfuitn 

même  année  et  sous  le  môme  prétexte,  trois  ins- 
tituteurs roumains  furent  retenus  en  prison  de  4  à  61 
mois  sans  qu'on  pût  rien  prouver  coir 

A  Naseud,  l'édifice  de  la  librairie  Concordia  est  en-! 
touré  par  les  gendarmes;   une   perquisition   mlnut 


vMi     il    |  s    HONG  Ufl 

Les  Roumains  des  Montagnes  occi- 
nuute  il  prisons  et  ils  y 

es  a  été  i  ut.  re,  en  1891,  à 

pl  tbles  de  Brasov,  parce  que,  dans 

-  toasts  • 

plu*!.-'  ih  J(  •  eu  à  su 

es  de  pres.s.  ,iont  la  cond 

'••  M 

«lans  toute  la 

SOnt    rj 

•♦•uple  ro 
pai  pl'  \  différa; 

magyn 
posé  cont h ■•  irir 

••s  habitants.  Peut-il,  par  s< 
plus  grande  ni»-  têê  ins- 

tl>'   /♦//»    M  lies  ne  ser> 

i  citoyens,  mois  leur  fassent  à 
issrnt   tous    I 

•  ait  d'autre 
lément  magyar  par  l'a- 
'yars.  Ce 
pour   r<  idéal  »». 

-  publii  sont  ces  mêmes 

v  à  nous  nous  Roumu 

les  les  f<  le   fonctionaire 

un  Roumain  et  m 
.1  no  pourra  être  impartial. 

Mocsary,  \o  seul  Magyar  qui  porte  un 
te  dans  la  question  des  nationalités,  dit 
<>us  sommes  consternés  d'en» 
ls  plus  bizarres  les  unes  que 
os  d'apr  I  que  le  but  just 

la  magyarisation  ;  nous 

Le  code  pénal  (8  174)  qualifie  < d'agitation  contre  la  loi.  tonte 
n.nnifeatatlon  faite  lorsque  la  sentence  est  définitive. 

Pans  lea  inscriptions  et  publications  comme  en  tonte  chose,  la 
topoftraphique  est  conn  dans  le 

le  paraisse  hongroise  à   l'oreille.   C'est  surtout  aux 
stations  des  chemins  de  fer  qu'il  arrive  au  peuple  lea  plus  déplai- 
sants inci.!  -ette  manie  d'embellir  le  pay« 
magyar*. 


148  LA   QUESTION    BOl 

entendons  émettre  cette  opinion,  nous  voyons  q  . 

pose  comme  mesure  que  Végalité  des  droits  aliquando 

ralet,  aliquando  no  plus  d'ui 

zèle  serait  prêt,  dans  l'intérêt  de  la  magyarisation,  à 

demander  la  suspension  des  lois  sur  le  *  adminis- 

iif,    la  de     plusieurs     lois 

etc.  »  l) 

Le  i  '    avec 

les  fonctionuaii  gens  étrangers  a  sa  lang 

à  ses  coutumes,  est  traité  avec   une  impolitesse  r» 
tante.  Aux  yeux  de  ces  hussards  kossuti  Uah 

st  bon  qu'à  être  dépouillé,  méprisé,  it 

mille  s'é- 
.ri  ..  nt   s'écrire    absolun 

gnent  ceux  qui  lai  port  I  menu- 

sigi  |  sont  é- 

dan  .'H-niatn  naissan- 

nom   de   famill-  lésngré- 

nts.  Mais  les  fonctionnaires  magyars,  depuis  le 
Jusqu'à 
DOUA   \<>ir  Fii.iKVnrisés  une  liruro  plus  tût,  s- 

v  familles  n. 

I 
mil-  nuis  se  I  xposé  le 

roumain  dans  les  questions  de  propriété,  dans  les  : 
i  riptimi  pour  des  terres,  etc..  à  cau*« 
Dans  toute  In  Trans\  ><  bureau- 

amplis  de  rk 
mail  n  les  aposti 

termes  »  tu  >  »,  *)  cotn 

tours  in 

h.  Mocsary.  A  régi  magyar  neme$.   Buda-Peat.  Frank  lin 
18».  ch.  *I.  pat.  ST 

•)  Voloi  de*  exemple*  de  la  manière  dont  lea  fonctionnaire*  ma- 
gyars défigurent  le*  noms  roumain-,  leur  Imposant  forthorr.' 
magyare: 

Do  Joandrra       il*  font  Znandry*     De  Prâttld     1U  font  f'rcetlf* 
!  font  Klrlta  m     IU  font 

De  Ciorogariu   Ils  font  Ctorogàr    De  Llretcw   iU  font  Llre$ko 

Il  est  évident  qu'ainsi  transcrit»,  lea  nome  roumaine  ne  sont  plnsl 
un  titre  de  droit  pour  le*  famille*  qui  le*  portent. 

*)   Mol.  prononciation   magyare  de   ma.    Ma  et   fâ   viennent   de 
masculus  et  de  femina;  ce  sont  des  mot*  d'appel  très  vulgaire*.  Wfl 
appeler    un    homme,     le    second    ponr    appeler   BStS 
femme. 


140 

bru  de  la  na- 

• 
îles  aux  \at\on  hilotisée  ! 

qu'il   M 

•  pa»  notre  lanu  ><lre  les  plainte» 

par  1'imvrmédlaire  de  ses  serviteurs 

et,  sans  plus  tarder,  le  paysan  à  la  porte. 

Il   a:  i  gares  qu'un  ne  délivré  pas 

<les  billets  d>-  parcours,  parce  qu'ils  ne 

savt  t  pas  les  demandât  en  hongrois,  I 

nain,  la  vie  pu- 
étrangère? 

les  railleries  de 
gers  à  l'adresse  du  peuple  dont 

ics,  s'il  est  M 
un  air  de  Grand  d'Kspagne  lorsqu'il  a  af- 

!  un 

-ire  jus- 
te que  par  amour  pour  • 
r'est  à  d 

10    mil- 
Magyars,  se   trouvent    placés  en 

ma- 
tt  n   droit  dans  l 
ret  sont  exposées  d 
appren- 
iffirilr,  afin  qu> 
i^nces  de  leurs  propres  em- 
ples  sont-ils  donc  mis  au   monde  pour 

tôt  les  fonction- 

nsidéra- 

fort  peu  aux  Mngvars.  Ne  sont-ils  pas 

du  constitutionnalismr».  ain*l  que  M    I 

•:no<;se  rn«Rv 


Déni  du  droit  d'association 

(1892 > 


Hongrie,  il  n'existe  pas  de  loi  sur  les  réunions.  Le 
it  d'association  dépend  de  la  bot  nté  du  ( 

MON  'lit   magyar.  Ce  gouvernom.  nt    j 

gyars  de  fonder  toutes  les  so< 

même  des  sociétés  qui  ont  un  t 

tiont  que  dans  ■ 

constit'.  revancl 

'%me  des  casinos,  des  as* 

d'où  se  s'expl; 

prospérité  des  associations  chez  les  nations  non-mai. 

res  est  la  pr 
iice   national 

plus  grand  obstacle  que  rencontre  la  /> 

gyarUatlon,  Ceai  <  ncore  là  i 

sation  et  Vabsolulisme  sont  deui 
Mail  laissons  parler  les  faits. 

/.  RefKJ  >i  autoriser  la  création  d'une  ass- 

Plusieurs  notables  Roumains,  de  toutes  les  régions  du 
pays,  réunis  à  Sibiiu,  le  3  sept, 
résolution  de  for 

d'agriculture  pour  l'amélioration  du  sor 
population  rurale  roumai 

Le9  statuts  de  cette  association  furent  soumis  au  g< 

pour  obtenir  une  résolution  approba- 
nistre  mit  pour  tion   »)  à  son 

l'i-obation  que  l'activité  de  la  so< 
Wirli  ire  d'un  seul  comté. 

»)  Adresse  ralnlst.  nr.  .17018  du  25  août  1883. 


151 

ette  société  agricole  fit  obser- 
istait  b>  d'autres 

dont  l'activité  n'a- 

tagyar  de  renoncer  à  cette  con- 
ditli  ^tre  a  repoussé*)  la 

ré.  A  la  suit, 
tet. 

III:  de  la  société  de  cul' 

ninca  Romdna  ». 

autorisé  et  même  encouragé  les  Ma- 
in- des  réunions  aggressives  de  magyarisa- 

société  q 
i  casions  des  susdites  réunions,  aurait 

société  roumaine  voulait  rulti 
H  le.  nos  trn 
nos  léftndea,  fie. 

dit  *)   la    création   d<» 
-   n'ayons  aucun   m< 

///.  Refus  eTautorUi  in 

été  académinu-'    «  Mi  liants-   roumains 

Le*  sitaires  roumains  de  Cluj.  après 

lissolution    arbitraire    de   la   société   qu'ils   avni 

nom   do   n  Julie  ...   ont   insisté   pour  en 
r  une  autre,  dont  les  statuts  réduisaient  l'activité  à 

us  ont  été  remis  au  < 

pour  qu'il  1rs  fît  parvenir  au  ministre 

ndant  près  de  trois  an*. 

[u'enfin,  à  !n  snito  dos  demandes  répétées  de 

se  décida  à  les  envoyer  au  rai- 

refusa*)  d'approuver  cette  créati 

[D'il  y  a  à  Cluj  assez  de  sociétés 

M  Par  ex.  à  Sibiiu:  SiebenbûrgUch-Sàch$i$cher  Landwirtschaft* 
rdélyi   gnzdanàgi   eg»et  filet:   à    Pesth:    Onzâgo* 
</a:datàgi  egyetûlet.  etc..  etc. 

iêmm  min.  nr.  SSS4S  du  27  juillet  1885. 
Décision  min.  nr.  33343  du  27  Juillet  1885. 
•)   Déclsl  m  nr.  4?90  du  4  fevr.  18». 


152  LA    QUESTION    ROUMAINE 

académiques  (magyares  !),  et  que.  d'un  autre  côté,  les  70 
0  étudiants  roumains  de  l'un  n  nombre! 

trop  restreint   (!)  pour  pouvoir  former  une  associatiwl 
sérieuse. 

A  l'étranger,  à  Anvers,  à  Paris,  à  Bei  et  etc. 

nous  pouvons  avoir  des  sociétés  académiques  littéraires] 
roumaines,  juais  dans  le  pays  dr  nos  ai 
net  privé*  même  de  ce  dro 

l\.   Refus   tiiiutmis.)    la  création  à  Arad  d'une  soc 
de  culture  «  Progrès l 

Les  Roumains  d'Arad  se  donnent,  depuis  huit  ans  (de- 
P'iis  1884),  toutes  .os  du  monde  po  r  à  éta- 

blir une  société  de  culture  sous  le  nom  de  ProgresuL  Le 

nt  magyar  |  »is,  >)  refusé  d'à 

riser  la  création  de  cette  société  pour  ce  motif  qu 
roumaine  et  pourrait  occasionner  des  troubles  p 
nationalités  ! 
Mais  les  milliers  de  sociétés  magyares,  formées  au 
M   nationalités,  no  causent-elles   pas 
les  ? 
Et  les  sociétés  de  magyarisation  ne  sont-elles  pas 
plutôt,  des  causes  de  troubles? 

i     Refus  d'autoriser  la  création  d'un*-    Ists 
des  dames  roumaines  d    < 

Le  bol  réunion,  restée  à  l'état  de  projet,  était 

de  prêter  un  secours  mater. 

irréro-catholi  fille»  de  CI' 

[ais  le  go 
risé2)  la  en  é,  sous  j 

écoles  ?  nul  l>esoin  de  secours. 

Comment  en  effet  un  ministre   magyar  admettr 
que  les  écoles  roumaines  ont  besoin 


\l.  Refus  fautorUer  la  création  <i 

roumaines  de  Sdtmar. 

unes  roumaines  du  comté  de  Sàtmar  \oulaient 
société  dans   un    1 

!»éciKion  miu.  nr.  79516  du  »  oov.  IBM. 
')  Décision  min.  nr.  50406  du  6  août  1IS9. 


'      HoN<- 

m  maîtres  n'ont  point  permis  l)  la  créa- 
ion  si  inoffensive,  sous  le  prétexte  qu'à 
te  assez  d'autres  réunions  pareilles  ma- 

ont  adressé  leur 
ités  compétentes,   et   par   trois  fois 
noussée  sous  le  même  prête 
ital  a  produit  la  plus  grande  indignation 
dans  toute  la  société  roumaine,  si  1rs  dames  de  SAtmar 
lié  dans  les  gazettes  roumaines  une  protesta? 
D  peut  déduire  qu'aujourd'hui  la  rare  roumaine 
«idée  à  résister  à  l'oppression  ma- 
re. 


mains  du  comté  de  S 

Les  instituteurs  roumains  de  la  confession  gréco-ca- 

du  comté  de  SAtmar  ont  décidé,  en   1883.  la 

association  Ue.     mais    le    gou- 

fusé  de  l'autoris»  le  prétexte  qu'A 

es  réunions  pareilles  magyares  ! 

\  II'  éation  d'un  casino  f 

à  Fdget  (dans  le  Banal). 

lasse  des  in  ls  roumains  de  FAget  voulait 

i   un  casino.  Le  comité  ad  h  latuts  an 

amant    pour  en   obtenir  l'approbation.   Mali 
min  îse, *)  sous  prétexte  qui' 

DO   maauar. 

I  \ 

sans  roumains  A  Alba-li 

1888,  les  ma  11  roumains  de  Alba 

lulia    décidèrent   la   création   d'une   société   de   secours 

maladies.  Peut  il   exister  de  société 
îais  \o  gouvernement  magyar,  sous 

>)  Déeiaion  mlu.  ur.  18391  VII.  do  7  avril  18M;  adresse  du  vice 
comte  de  Satniar.  nr.  1281  dn  17  fév.  1885  et  nr.  «21  du  1?  août  1891. 

')  Déeiaion  min.  nr.  Util  du  25  avril  1889. 


154  LA    QUESTION    ROI 

prétexte  «-qu'on  ne  sent  nullement  le  besoin  d'un. 
société»,  en  a  intordit  >)  la  création! 


X.  Refus  d'autoriser  la  création  d'une  association  des 
artisans  roumains  de  Blaj. 

artisans  roumains  de   Blaj   voulai»  une 

société  pour  le  progrès  de  leurs  intérêts  indust 
60  môme  temps  pour  fournir  des  secours  aux  membres 
pauvres.   Mais  le  g<  a  pas  permis2)  la 

création,  sous  le  motif  que  >m  caractère  pi 

ment  roumain  I 

Trllr  était  I"  lé  de  rein  H   narie  en  1892. 

iniis  tors:  toutes  tés  pour  les 

M'iijyars,  ait  ierté  pour  les  nation* 

la  grande  majorité  du  pays!  *) 

•  cUion  miu.  nr.  M717  de  1SSS. 
')  Décision  du  préteur  or.  1810  du  S  juillet  ISff  (Prétu 
')  Ajouté  en  1916  par  l'auteur.  (Note  de  rédtteu 


Persécutions  dirigées 
contre  les  écrivains  roumains 

1892' 


-lion,  les  Magyar»  croient 
<>s  sophismes  linjust 
-prit  libéral  de  notre  presse  et  de  nos 
rs»,  disent-Us,  «admet  plus  d'un  fait 
•ssible  dans  d'à  vs.  » 

t*es  qui  ne  prés<M  >  plus  d« 

de  vérité  que     >utes  les  affirmations  des  Magyars,  do&l 
nous  nous  sommes  occupés  jusqn 

t  l'hégémonie  magyare  contre  la  presse 
roui  listes  est  plus  qu'un 

•sprit  d« 
ilt.'   au   plus   rudimentaire    principe  de 

l  tienne  il  existe  drur  lois  sur 
■  ur   la    Un" >tri>-    proprement 
absoluti 

>*riale  du 
'  la  secc: 

dirige»»  s    Roumains.     ( 

encore  si  nous  nous  rendons  cou 
!  un  seu 
ird'hui  i  !>so- 

rétablissent  i  consti- 

oumains  à  main 

lses  affai]  atente. 

Le  seul  avantage  qu'eurent  pendant 
Roui  procès  de  presse  étant  déférés 

i  cours  d'assii  territoire  ssant  d« 

i  Sud  avait  été  mis  dans  la 
juridi  la  cour  d'assises  de  Sil»iiu. 


156  LA    QUE8TI0N    ROUMAI 

Dans  cette  vieille  ville  saxonne,  la  majorité  des 
tants,  et  par  suite  des  jurés,  était  allemande,  le  resta 
composé  de  Roumains  et  de  Magyars,  de  sorte  que  les 
journalistes  traduits  devant  cette  cour 
par  leurs  concitoyens,  leurs  pairs,  qui  appartenaient  eux 
aussi  en  grande  partie  aux  nationalités  non-magyres  et 
trouvaient   exempts  du   chauvinisme   magyar.    D'un] 
autre    côté,    les    Roumains    ayant    leurs    centres 
plus    peuplés    et   les  plus  avancés  au  Sud  de  la  Tran- 
sylvanie, notamment  à  Sibiiu  et  à   Rrasov,  où,  dès 
temps  les  plus  anciens,  apparaissent  la  plupart  des  or- 
gai  Mi<  ité  roumains,  la  cour  d'assises  ri 

\.iit  t'H.       n sidérée  comme  le  tribunal  naturel  de  Un 
presse  rouma 

Au  lendemain  de  1867  même,  les  gouvernements  magyars 
ont  tenté  de  supprimer  la  voix  de  la  presse  roun 
Transylvanie,  à  force  de  procès  de  preste  ;  mais  ils 
MB,  quoiqu'ils  eussent  m. 
uHlo  dont  nous  avons  parlé,  car  les  Jurés  de  sil>iiu. 
ne  dans  l'affirmation,  par  les 
cusés,  de  leur  nationalité,  et  au 
\ ant    .Mre  relevé  cor  .  les  acquittaient  ré^uli 

ment,  et  le  plus  souvent  à  l'unanimité.  C'est  ainsi 
été  acquittés  les  rédacteurs  B.  Baritiu  de  l'«  Obie n 

i,   Ar.   F.   Negrutire  des       CartU  etc. 

Dans  de  telles  circonstances,  le  gc 
«lut   M  I 

•  les  localités  ressortissant  des  cours  d'as- 
-  de  la  Hongrie  prop  -s  que  les  t* 

les    «Fedcii  «Albin*  \    parais- 

Buda  r>  put  pa  ran- 

Telle  fut  la  situation  jusqu'en  1884. 

Dés  date  la  décision  du  gouvernemen 
loman  Tisza  d'écraser  également  et  à  tout  prix  la  presse 
roumaine  do  Transylvanie,  comme  on  avait  fait  de  c< 
la  Hongrie.  Pour  débuter,  on  intenta  deux  procès 

liu     <OJ>< 

'""'  •  r  fut  plaidé  le  3  décembre  1884  et  le  se- 

cond le  3  février  1885  devant  In  cour  d'assises  de  Sibiiu 


M  fouiiii-s  n'ont  pu  »e  soutenir  longtemps  d*ns  U  capitale  <)• 
vHiêation  b  ma*> are.  Ecrasée»  par  des  procès  de  prêtée,  par  lea  dépen 
qui  en  découlaient,  elles  ont  dû  suspendre  leur  publication. 


IN  Tïia  UIIE   h  ONGRU 

mut  Intenté  ces  procès  sont 

caractéristiques.  «L'Obs  apporté  le  bi 

s>  i  ause  de  sa  <  naire  de 

ia  (1784).  et  se   ; 

Dans  la  «Tribu 
ié  un  article  qui,  parlant 
i  Jugé  |  IbunaJ  de  Stbfiu,  fai- 

ressortlr  le  légal  des  pour* 

Itée   Allemands  étaient  jugés   en   Honyï 

des    jurés    saxons,   quoiqu'ils    ne 
pat  nos  a-  .-ut  pu  trouver  dans  ces  articles 

les  accusée 

I 
responsal  loan 

miné  de  ce  jour 

i  H ttés. 

agyare»   s'émut 
s  magyares 
• 

len- 
eu  Heu. 

trouvait  que 
i  magyare,    l'intégrité  de  l'I 
rs,  sont  choses  hor> 

*ter  Lloyd», 
à-dire,  sans 
m  magyars. 
our,  i  février  1885.  à  la  Chambr.ï  des  dé] 

.il   interpella.  Dan.s  un 

à   l'adresse   des   Roumains, 

qu'il  tit  «des  serpents  sifflant  :  fircs  ré- 

ehaufféi  îanda  au  gouvernement 

mer  la  cour  d'à- 
I  iiu. 
Se  conformant  à  cette  agitation,  le  gouvernement  sup- 
prima la  cou' 

184 


168  LA   QUE8TI0N   ROUMAINE 

On  ne  peut  rendre  le  hurlement  de  joie  que  poussèrent 
tous  les  chauvins  devant  cette  brutalité  éhontée  du  gou- 
vernement contre  la  presse  roumaine.  Car,  que  sigi 
cette  suppression  de  la  cour  d'assises  de  Sibiu  ?  Elle  si- 
gnifie que,  depuis  lors,  la  presse  roumaine  n'est  plus  ga- 
rantie par  cette  institution  de  la  cour  d'assises.  En  ef 
par  l'ordonnance  ministérielle  citée  plus  haut,  la  c< 
pétence  de  la  cour  d'assises  de  Cluj  a  été  étendue  à  la 
circonscription  de  1.  de  Sibiiu,  la  pren 

:  connaît  aujourd'hui  de  tous  les  procès  de  preste  des 
Roumalm  de  la  Transylvanie  entière.  Or,  c'est  à  Cluj, 
(Koluzsrar,  en  hongrois),  on  le  sait,  que  se  trouve  le  • 

uiagyariMm-  de  Transylvanie 
la  i  de  la  fameuse  association  de  magyarisa 

KuUuf-rriyb  i.  et  qu'on  rencontre  une  société  corn  y 
meut  fanatisée  par  une  presse  enragée  et  haineuse  con- 

•  jui  est  roumain.  Les  jurés  d 
[•lus  dos  juges  pour  la  presse  ro>  Ban- 

que   compli  tel  du  j 

l'exacte  appréciation  des  choses.  Us  sont  tes 

\uet  des  Roumains,  Us  juu  \>rès  des  intérêts 

nationaux  os  </<•  parti;  ce  n'est  pas  de  simples  citoyens 
n'ayant  d'autre  préo<  u  que  do  juger  selon  l'éqi 

selon  leur  conscionce.  D  gouvernement  j> 

assuré  qu'il  ne  1  d'autre  -  d'in- 

tenter <ies  procès  aux  journalistes  roumains;  quant  à 

irés  de  Quj  en  prennent  le  s< 
C'est  ce  qu'a  voulu  le  gouvernen  ut  la 

(fa  tous  les  <  supprimée  la  cour  d'as- 

Sil.iiu. 

.ait  surtout  aux  < 
Ile  produit  La  meilleure  pr« 
le  k  ugrois  a  soumis  la  presse  rouma 

à  la  rés  magyars  de  Cluj.  ce  sont  les  hauts 

faits  de  cette  cour.  Il  en  résulte  avec  évidence  que  le  I 

ornement  était  de  tuer  la  presse  ro>  qui 

pose  à  la  «politique  de  magyaris 
:  procès  polit  analyse,  un 

ar  poursuivre  un  homme  pour  ses  coni 
tions  laisse  toujours  l'impression  que  celui  qui 
ces  poursuites  manque  à  la  j 
M"<\  «'"ns   i,  trù\%  leg  procès  poli 

ii no  chose  complètement  anormale,  qui  ne  peut  se  Jui 
fior  que  par  une  extrême  nécessité  imposée  par  l< 
haut- 


m  m 

•norois  se  montre  suffisamment  libéral. 

mais  à  Pégai  des 

tés,  et  spécia  ■  l'égard  de  la  pres- 

t  du  monde.  ' 

s  saxons  s  se 

joie%  —   lu 

ngrie  de  la 

te  roumaine,  les 

<nt  tufntprii  depuis 

este 

irnpuné- 
i;    mais   dès   qu  > 
ère  des   I 
i  dans  la  question  des  i 

e  ?  Est-ce  là  une  justice  égale  pour 

faveur  du  gouvernement 

us,  par  leur  attitude  polit 
re  dont  ii>  remplissent  I  s  la 

rétaxts  1 1 
ut.  Jamais  le  k< 

malgré  toute  sa 

importe  quel]»*  fin  jH>li- 

ile  par  des  moyens  illégaux  !   Ils  n'ont 

de  conspira  ls   n'ont 

ri  payé  sans 

«>n  d'argent  et  d'hommes  qu'on 

I  se  sont  imposé  de  plus,  pour 

jet  sacrifices  énormes,  vu  leur  coi 

leurs  accusations  ont 
moyens  léga 
pposition  au  go 
LUI  Injustices  dont  ils  ont  à  souffrir. 

n  usant  des  seuls  moyen* 
dans  des  réunions 
>quées  selon  toutes  les  régies  et   dans 
organes  de  publi 

2  mai  1886  ont  eu  lieu  devant  la  cour  d'as- 

i  deux  procès  de  presse,  contre  les  journalis- 

on  qualité  oV  rédacteur  respon- 

loon  SI  i  qualité  de  directeur  du  journal 

comme  auteur  de  deux 
a  été  condamné  à  une  année  de  \ 
<in  il   B  ond,  comme  simplo 


180  LA   QUESTION   ROUMAINE 

signataire  de  la  feuille,  à  une  amende  considérable.  H 
serait  trop  long  de  repn» 

le  base  aux  procès.  Noua  rappellerons  se'  que 

l'idée  principale  de  ces  articles,  ce  qui  a  just-  xas- 

péré  les  jurés,  était  que  «  ce  pays  n'appartient   ni  aux 
Mugyars,  ni  aux  Roumains,  mais  qu'il  est  notre  pu 
commune  à  tous  ».  Ce  motif  suffit  à  faire  traîner 
son  des  journalistes  roumains. 

Plus  caractéristique  encore  que  l'issue  même  du  pro- 
cès, est  le  discours  que  le  procure'  pro- 
noncé pour  soutenir  l'accusation.  Faisant  appel  au  pa- 
triotisme des  Juri       11   les  B   ivités  à  lirr  ■ 
ils  y  discerneraient  à  chaque  pas  la  )<                     lotif] 
pour  lequel   les  accusés  étaient  mis  en  jugenu 

1rs  lignes»,  et  en  jugeant  non  selon  les  sen 
timents 

ms  la  lui 
tout  accusé  politiqur   non-magyar  doit  être  condan 

t  le  sort  qu'a  eu  la  «Gazcta  7 
sov  dans  un  procès  de  presse  qui  fut  jugé  également  à 
(luj  le  22  mars  188"  vurs  de  cetb  M 

le   Dr   Aurr  >mu,    rédacteur   respons  M 

/  r  de  l'ai  I 

inmt  dès  le  début   q  l-unal  q 

sur  leur  sort  juj 

cèrent  même  à  se  défendre,  d'autant  plus  que.  répond 
m   Dr  Aurel    Muresanu  qui  les   interrogeait  les  jurés 
avalent  «i- 1  mena  deux  m  t< 

par  nait  la  dèfen  / 

damnl  à  s  mois  <ir  prison,  qu'il  fit  à  Vm 

s  passons  sur  d'autres  procès  moindres  traitée  de- 
vant î.i  cour  d'assises  d<  re  des  journaux  rou- 
mait                             été  condamnés. 

I  près,  pour  des  délits  privés.  ant  à  l'hon- 

ju'ils  étaient  accusés  par  différents  h 
du  <  ment  Nous  arri  1890.  Il  y  eut  d< 

grands  procès  politique  nnée-là.   1'  la 

<t  Gazcta    Transil  de    Rrasov.    l'autre    contre    la 

buna»  de  Sibiiu. 
Dan  ir  de  l'i  B 

Pop.  fui  mé  à  un  an  de  prison,  qu'il 

din.  ur.  M.  Murrsanu,  à 

à   Cluj  ;   tous  les 
furent    condamnés    a    des    amendes 


161 

r  esse  a  été  ■ 

fut  jugé 

à  Nasa 

«>ur. 
les  événe- 

I    la 
igyares,  Ko> 
le  la  pot  Tisza  de  la 

soi,  que  les  Houma 
;  posés    au    régime    de    Kossuth,    s'oppo- 
jusqu'à  la   dernière  goutte  de   1 
^Hff.  a  Tisza.   Il   n'en 

Mce  lovant   la   cour  d'assises 

la  ré  vol  1848-49,  en  con- 

ta mémorables 
les  Magyars  et  une  h' 

nie  pour  les 
s   contre   le 
a  accordé  u  un  gou\ 

s  Roumains 
//    les  a  des  hordes  magyares,  c' 

>t  la  favi  en  me 
ftabliss>  ie   magyare.    Ci 

r  défendu   h-ur   vU  et  leur 

A    la  generi> 

•     '  •  ; ry   ron- 

nimité  un    \  ulpabilit 

il  condamné 

dans  la 
prison  d  niu  Albini,  en  qualité  de 

[      V  11 


102  LA    QUESTION    ROUMAIN! 

rédacteur  responsable,  fut  égal  ndamn. 

de  prison  orés^uttre,  i  subie  dans  la  prison 

<iu  tribunal  de  Sibiiu. 

Voilà  les  premiers  résultats  du  transfert  des  causes 
de  la  cour  d'assises  de  Sibiiu  à  oc  îuj. 

cours  d'assises  de  la  Hongri.  dite,  cel- 

les surtout  û'Araé  1 1  de  Budapest  ont  eu  aussi  len 
à  jon  la  persécution  de  journalistes  I 

Devaii  aussi  se  sont  déroulés  pi 

presse  presse  poui  agitation 

e  compn  nd,  ont  fini  /"<»  lu 

sél. 

Le  plus  célèbre  de  tous  ces  procès  est  celui  du  g< 
-  n   retraite    Irajan  D*  nsebes.  Elu  député  de 

ce  cercle  électoral,  il  publia,  le  H  octobre  1887.  nu  mt> 
nifeste  à  ses  électeurs,  par  lequel 

•tait  ce  mandat,  mais  q> 
usag<  o  présenterait  pas  à  la  re  des  dé* 

pûtes,  pour  démontrer  ainsi  au  moud  arque 

I    ij    a    q\  hose    d> 

place  pour  les  Roumains  dans  le 
ion  hongrois 

i  et  se 
ttégé  pc 
fut    trainé  tppé    dan* 

attaque    d'apo; 
présenter   au    jour   du    procès,    f  septembre 

1888.   Le  procès,  néanmoins,  eut 

it   la  cour  d'assises  d'Arad  ;  on 
pas  d  soi'  t    fut 

prononcé   sans   que   personne    d'autre   qu* 
qu'a     64 
d'après  cette  phrase  que  nous  ons  du 

cours  du  procureur:  "En  donnant  un 

'himnation,  iplim    non 

»    de   Magyars  autres 

»,  il   ne  s'agit  pas  seulement  d'un  délit  commis 
i  positive,  il  s'agit  d'un  adn 
que  qui  brouille  les  plans  de  la  p< 

tion.   !  naturel  que  le  général  fut  condamné  ;  on 

Itli  inflip  innées  de  prison  d'Etat  rt  un*  énorme 

amende. 

La  même  cour  d'assises  dÂrad  a  condamné  M 
Util  de  Resitza,  pour  un  publié  dans  «  Ru- 

mu  »,   qui    paraissait    alors    à    Resitza,   et 


1 1  i<i 


EN  '  Mi 

1802)  à  \  lani  |fl  but  d'in- 

né aux  souf- 
tés  oppi  i 

In    l>utr,  t    de 

s  plus  besoin  de  dire  que  cet  accusé  aussi 
a  et  ds  la  Cour  ayant  cassé  la  sent* 

i   traité  à  nouveau  le  1"  l.re  1888  de- 

issises  de 
ê  à  900  !  .  et  trois  mois  de  prison, 

national    roumain    M 

ocès  au 

<>pos 

du  i  d'après  r  Tayblutt  ■ 

is,  adapté  à  la  situation  des  Rou- 

■  collaboi 

resté  six  mois  dans  la 

•  le  condam- 

:  assises  d'Arad. 

<>ns  parlé  que 
de  presse.  l,e  cadn 
i  de  nous  étendre  davantage,  mais 
n  passant  qu'il  y  a  encore  plusieurs  au' 
mot  élastique  d'«a;/ 
es  à  plusieurs  des  chefs  politiques 
irs  prononcés  dans  des 
ies,  M  exhibition  de  couleurs  nationales 
rouii; 

M  persécutions  dirigées  contre  la  presse  et 
iains   est   d'étouffer 
<i<tion  de  résis- 
m  du  gui 
\jar. 

par  les  considérations  sui- 
vantes, formulées  par  nos  concitoyens  saxoi 

r  Zeitung  »  de  Bras< 
Dans  le  procès  de  presse  jugé  dernièrement  (celui  in 
tenté  à  la  <  '  il  faut  noter  en< 

lê$  jurés  étaient  jugr 

tns  les  dernier»  temps,  ont  été  traduits  en  Jo&eraen? 
de  semblable  procès  If.  M.  Dr.  Lucacin  de 


164  LA   QUESTION   ROUMAi 

cause.  Car  l'article  incriminé  vis 

les  jurés...  appartenaient  tous  à  la  «y  are. 

»  De  ces  hommes  privés  appelés  à  si»  me  juges, 

on  ne  pouvait  attendre  qu'ils 

le  tous  leurs  sentiments  personn  ;  juvait 

leur  demander  de  ne  peser,  de  ne  juger  que  le  fait  pm 
qu'on  leur  soumettait  1 1... 

s  jurés  devaient  se  sent  aimes  pat. 

les  articles  incriminés,  et  c'étaient  eux   qui  ava. 
leur    verdict  contre  leurs  adversaires   \ 
ques  et  denat 
»  L'accusa  ta 
rés  à  se  venger,  pour  ainsi  dire,  de  l offense  faite  au  j/ki- 
gyarisme,  et  par  suite  aux  jurés  eux-mêmes. 

»Q  i gy ars  ne  se  laissent  pa>  -spoll 

naïf  que  de  telles  explosions  dans  la  presse  ne  : 
ut  que  les  vues  personnelles  des  auteurs  • 

»  Ils  ne  font  que  donner  une  forme  aux  pensées  < 
sentiments  du  peuple  rounuun   tout 

Ml  !>■  !'■  ses  écrivain* 

»  Derrière  des  hommes  de  la  ta 
Pop,  de  S  de  Bobancu,  se  t 

de  Roumains. 

n'est  pas  le  seul  peuple  roumain,  m 

nt    un 
profond  mécontentent 

■ 
nationalités. 
»  Les  Magyars  ne  comprennent-ils  d<  aux  ensefl 

nents  de  l'histoire? 
•  Ni  ils  pas  que  l'irritation  d'un  peuple  n 

mais  été  apaisée  par  des  persécut  Htiques 


Combien  époque-là    parait   peu    éloignée 

puis  1892  fou*  les  journaux  roumains  ox  i  pr<h 

ces  et  des  centaines  de   Roumains  o 
à  des  dé  prison  allant  ju 

taines    d'hommes   politiques,    de    puhlicistes,    d'avocats, 
de  prêtres,  d'étudiants,  de  paysans  et    d'ouvriers  rot* 

')   *Kron$tâdtrr  Zeitungi.  nr.  191  de  1890. 


EN  M> 

,'iea   mots,   pour 

fft'nsivea.   Et  ils   furent 

.  urs  magyars,  jugea  par 

Mes  par  des  Juges  magyars, 

*svar,  le  iau- 


GM  llfMS  Mot  écrit*»  par  l'auUui  NoU  «lr  \'4*\ 


Actes  de  sauvagerie 

commis  contre  le  peuple  roumain 

par  les  gendarmes  magyars 

1892 


Ils  sont  en  nombre  infini  les  actes  arbitraires  et  il  le 
gaux  dont  nous  avons  à  sou:  «les  déten- 

des pouvoirs  pu  lis  aucun  n'est  <!«'  i 

<>lter  autant  de  -  s  bru- 

les   auxquelles    se    livre    la     pendit • 
non  seu'  «mtre  les  Roum. 

tre  tous  <  font  pas  partie  des  nobles  descen- 

\rpad  et  de  Tuhutum.  C'est  là  qu'on  peu 
au  grand  jour  la  béte 

1e  au  sci 
t  placée  din  sous  les  ordres  dv 

min  l'intérieur. 

La  vie,  l'ho*  us  du 

gendl  est  à  In  foie 

i  Trans> 

s  les  pu  -es.  Les 

les  interrogatoires  minutieux,  In 

non  1  les  motifs  qui  naissance 

B  ces  choses,  qui  font  de 
l'humanité,  sont  laissées  de  côté  1  Tous  Rc  soup- 

çonnés,   ù    tort    ou    à    raison,  «l'un   d 
par  k  irmes  et  jetés  en  prison.  Le  juge,  —  con- 

trairement à  la  loi,  —  fait  ses  investi 
gné  de  g<  ts  qu'on  inflige  en  pri 

son  nux   prévenus   rappellent  les  nquisi 

tion  espagnole.  Pour  échapper  à  leur  supplice,  les  mal 


KN    HOMJKIt:  Wl 


t  des  faits  q  i 
nplètem- 

responsabilité,  grâce 
à  leur  organisai  i  se  plaint  à  M 

l*>sé  à  être  maltraité  de  no< 

Bt  avec  d 
snl  à  la  so<; 
iagyar.  et  se  sentent  <«  m 

passion,  cvh  Rend  Armes  se  jettent 
liions  de  rhaass 
ogres  de  l'Améri 

rr   ont  eu   plus 

ixiysnn   <" 
tf    battu*   et   me 

naert  au  suj 
>>urnt  contre  les  non- 

dans  le  public  c'est  le 

'■  | 

frapper 

•    I  ' 
gendarme,  puis 

if  ;  étant  innoem 
v  les  districts  des  Rouv  '  des 

•  des  gendarmes  qui 
■ 

s'arrêter 
ils  le  tuent  aussitôt...  !     ■    nnais  moi-mémo 

nii  toutes  i<  lan  s'an 

arler,  lui  arrachent  son  boni 

1  )     . 
«s  annéo  ■     fut   la 

les  autours  don. 

Dl   les   villae<  I,   em- 
toupeonnés  d  I  au 

à  Cluj.  I 


)    Koloman    TUza    und   der   maon<  >iitmua. 

hri  rung  dêr  un 

Hmmu).   Rolchs  Herold.  Il 

)  Comté  de  Cojocna. 


Wahrh  Marburr 


168  LA   QUE8TI0N   BOUMA! 

.  cet  ïïiaU  i  turcs  d 

barbare,  et,  tt  const» 

pables;  les  autres  avaient  été  torturés  i 

s  U  pré)  suite 

nents  qu'Us  < 
En  1886,  on  constate,  au 
important   détournement  d'or.    I 
;   les  \illages  ;  le  systèm- 

ii< t.  Des  gens  sont  pendus  au  plafond  par 

par  ces  sbires  avec  des  i  'rempées 

dam  dtt  vhudare  salé.  Il  suffit  dr  rapi  itrr 

malheurtu*  ont  été  torturés  à  ce  point  qu'au- 
ni  (1892)  ils  ne  peuvent  plus  vivre  q 
ité. 

A  Cririora, 2)  des  paysans  roumains  ont  été  brutale- 

•h,  ils  adresv 
t   des  gendarmes;   pour  toute  satis: 
nouveau  battus. 
Individu!  l-Mare  »)  so  s  i  us- 

la  plante  «i«'s  pio<is.  et  lors«i  ^de- 

mii  i  les  visite,  il  demanda  que  ces  hommes 

riiii.i'-.li.r  ï>oiir    q 

prison. 
I  îi  1891,  dans  la  commune  de  Chère) us,  *)  il  se 

un  vo  et.  Parmi  les  gens  soupçonnés  se 

honorable,  —  mu 

es  à  la 

mme  le* 
ni   ne   se   coi  nt   pas   aï* 

Mt  les  gendarmes,  on  1rs  < 

hur    fui 

n.    ils    ji 

ses  i 

d'entrr 

village  :  >!•■ 

notaire   lui 

M  Comté  d'Alba-Inférieuro. 

de  Cara»-Sevprin. 

de  Caras  Severin. 
«i  Comté  d'Arad. 


kii.       m 

•s  arbitraires,  et 
fais,  c'est  st.  dres  se- 

le  au  goi.  <>i  de  la  milice  magy 

irrédentistes 
i    cette 
de  Magyars  dans  la  vili.» 
rs  des  f.  os,  les  m 

•>s  magyars  tins 

il  fâché x 
«gyars  i  <idi- 

Mir  les  assassins,  c'est  aux 
'  déposer 
tayars,  qui  ne  sa 

rli  part  au  massacr- 
ton,  les  accusés  sont  jugés 
rs  assass 
Le  comte  v 
I   Magy. 

son  père  ? 
i»s  1886,  à  l'occasion  égaMn.nt  d'une  fête 
Mogos.    les    gendarmes 

nxbèrrnt  aux  suites 
use  de  < 

lune  de  Mogos.  L'int  n  de  la 

l'affaire 

-  ribunal   compét»  nombreuses 

stées  sans  père  :  quant  aux  assassins, 
des  éloges  >/ 
pour  avoir  en  W  <  mirage  d< 

■ 2) 
pion  impose  pour  prêtre  an 
dont   i!  niaient  point.  Quoi- 

des   gendarmes 
la  commune  roi  d'Ooarda-de-Sus  8)  est 

ribunal  d'Alba  Iulia.   nr.  5561  dp  lSftP. 

H  de  188C 
unité  d'Alba-Inféri.- 


170  LA   QUESTION   BOUMAINL 

le  théâtre  dune   tragédie  sanglante.   Un   Magyar   \- 
faire  labourer  un  jour  de  grande   fête   pour  les   Rou- 
mains.  C'était    l'Annonciation.    Des    jeunes    gens    rou- 
mains, considérant  ce  fait  comme  un  attentat  à  la  foi 

ours  aïeux,  ne  veulent  pas  se  laisser  faire.  Le  Mal- 
donne l'alarme,  accusant  la  conr 

Avant    t  te  tendant  à  véri  du 

Magyar  les   gendai 

ris    dans    la    co 
s'en*  tues  jeunet  yens,  les  m» 

auberge,  le  ■  •  nchatm  ut.  /■  i 

l'ne  fois  ils  se   m> 

mes  gens  qui  passent  doux   la 
nfants,  les  femmes,  les  parents  de  ceux 
qui  avalent  été*  arrêt 

•  qu'on  r« 

nrge 
d$  coups  de  fusiL  Un  mori 

■it  bletti  i  résultai  te.  Mais 

laff  n  resta  pas  là.  Leur  ivresse  passée,  les  v 

it   de  sang   répandu,  soi  se 

par   un   bon  tour.    //*   en 
kdU  un  irs  <m    ' 

î.Honge,  • 

lilit.iir.s  ,  nvahit  la   rnnmiir 

un  nomme  bonnets,       bientôt  au  courant  d«»  in 

lit.     f.n»  ses  soldats  -  après. 

qu'en  appel  qui]  fut  possible  t 
toutes  les  assertions  des  gendi 
s.  Bien  entendu 

In    tête    de    rrs    yrj, 
nminsi  iprèi     i 

trhés.  1) 
uière,   (1891)  le  « 
met  de  i  ados  main 
Roui 
tnalf 

porter  plaii  ses, 

H-  -oin  d'iu 

sentent  dans  ce  but  au  médecin  hongrois  de  Ludos. 

fa H  MUl  du  tribunal  royal  dr  Alba-Iulia.  nr.   1717  I 


EN  171 

il  est  vi, u  qu'au  procès  le> 
\é  les  brutalités  dont  elles  avaient  eu  à 

v  ni  les  témoins 
juge  a  rédigé  le  procès- 
bal  à  sa  |  Aies. 

on   écrit   de   Carnnsebes    à    un    jo 

le  a  été  tén 
ut  le  long  <!• 

ni  obligé 

| 

P8  1891,  une  commission,  accompagnée  de 
s  de  Balint,  se  présenta  à 

'6  ans,  de  Rachita,  pour  lui 
tpots.  Les  gendarmes  lui  demam! 
la  dite  - 

ffroi,  elle  leur  ditqn' 
te  observation  met  les  g» 

rm 
nous 

mes 

•   *) 
10  objet  de  pitié  même 

ait   été   commis,   durant 

mes,   soi 

larmes  à  la  maison  d'arrêt 
malheureux 
i    un    traitement    m< 

i    qu'on    les    gor  -'au,    rt 

/'on   les 

<  *».  nr.  146  de  1887. 
Sudungariiche  Reform  de  Timiaoara.  ur.  du  27  oct.  1891. 

»i  Couit'  na. 


172  LA    QUE8TI0N    B0U1IA1NK 

i/ant  au  sol  qu'un  doigt  du  pied  et 
lu  main  ;  qu'on  les  contraignait  à  se  soi  nro- 

quemêfU,  d  à  se  frapper  sur  la  tête.  On  liait  les  fi 

par  les  cheveuj  n  fil  de  fer,  ues, 

on  1rs  frappait  à  coups  têê  malheureux 

I  pendu  dans  la  prison;  une  femme 
tait  dans  un  état  intéressai 
autre,    qui    était   grave  n  dade,   expira.    Ce    n 

i sieurs  n  de  souffrances  inouï 

antres    furent    délivrées   des   griffes   de   leurs    b< 

/ues   cas    pris   au    hasard 
rs  et  des  milliers  ! 
iuels  sont  les  civilisateurs  de  Vo 


Les  associations  de  magyarisation 


l'associations  qui,  sous  pré- 
education,  tendent   à   la 
sation  des  nationalités, 
•lèbros  associations  stes  pr«i 

associations  pour  les  éc> 
sociétés  pan-magyares  pi 

s,  pers»  tit  à  redire  si  ces  sociétés 

oposé   de   répandre    la    i  au   sein 

lis  les  statuts  de  ces  réunions 

■ 

•  les  natio- 
<*st  dans  ce  but  q  it  les  autorise  à  éta- 

blir  «lans   les    districts 

rs    pour  écoles 

Duver   l< 

il  s'agit 
ient 
rvssif.  Il  est  naturel  <>illé  au 

tes  les  nationalités  un  sentiment  d'ara 

it  poussées  à  une  lutte  résolue  de  légi- 
•  gouvernement  magyar,  s'inspirant  des 
aleresques  qui  caractérisent  cotte  nation, 
nous  a  nombre  de  fois,  de  former  de  parei 

associations  roumaines,  dont  l'activité  ne  devait  s'exer 

nu  le  peuple  roumain*  De  l'oxposé  suivant,  for- 
mulé par  \o  plus  fanatiquo  agitateur  pan-magyar,  *)  il 

I /auteur  de  cet  appel  formel  à  la  lutte  dee  racée  se  nomme 
Gustave  Beksits;  sa  profession  est  dVrre  député  gouvernemental  et 


174  LA    QUI  ROUMAI 

ressort  «  ut  quelle  Ini 

ces  associations  de  cuit  ous  con< 

tons  de  faire  observer  que  c<  int  a  éU 

produit.  faction,   par   la    plupart 

dos  feuilles  magyares. 

nomination  de  Dealul-Craiului  M  n'est  pas  une 
simple  expression  géographique. 

ilgré   l'union   politiq  al  heu - 

•  ut  que  là  finit  la  Hongn 

Il  signifie  que  là  prend  fin  la  -  •»  la 

nation  magyare... 

lui  Craiului 
de  séparation  linguistiq» 
s  pics  chenus  qui  s'élèvent  vers 

monde  social,  id  fii 
magyar. 

n'est  que  sur  te  terrain  politiq 
mes  maîtres  de 
ml. 

puis   le   Dealul-Craiului   jusque  chez  les   Saxons, 
la  langue  magyare  ne  forme  que  des  Ilots. 

»  Sur  ee  territoire,  te  pays  éêt  Roumains  et  des  Saxons. 
<</<    PU    !  n    seul    r-  langue 

tare. 
»  Nous  périssons  en  Transyl 
soit  en  nos  mains  I... 

I  Magyars  </•  t   se   rèp<  ment 

dans  les  villes,  mais  aussi  a 

r    plus 

nJVoi  ions  peser  cornu  c   été- 

U  roummbu  qui  nous  sont  hostiles. 

ni     qui     ■ 

issi  nous  dr  use 

Voilà   le  but  que  devrait  se  proposer  toute  société 
magyare  bien  ot  puissamment  organisée. 

/  es  Magyars  auraient  déjà  dû  se  rejoindre,  gr  i 
un   travail  séculaire,  comme  se   rencontrent 

ois  Journaliste.  Il  Jouit  de  l'estime  et  dee  sympathies  du  son 
vornement.  Il  «  fait  Imprimer  plusieurs  l» 

tes  commencent  et  finissent  par  lYvanci  nairyartsation. 

Récemment,  il  a  publié  un  livre  où  il 

r«   en   oubli    la   loi   dm    nationalit, 
I  avoir  voter- .  etc. 

•ï  Colline  dl  roi.  qui  sépare  la  Transylvanie  de  la  Hoiurri**. 


leui  i   opposés,   r misent  met 

temps 

s   Szcklers  et 
ionisés  comme  une 

lufffft    pas;    i 
ut  pas. 

n  réseau  serré 

I 

ne  sauraient  faire  as- 

|]   faut 

<j*nr  Poigér»  nr.  6  de  1M. 


L'intolérance  de  la  jeunesse  magyare 

<lb 


Cluj,  qui  M  trou 
té  par  une  masse  compai 
de    i  ns,  est,   <  ugyareJ 

1 :  ifl .    I     B 
i  ri fii: 

Les  étudiants  roumains,  forcéa  do  .* 
site,  ont,  en  187» 
■-identique. l)  dan 
hi  littérature  roi  di  cultiver  les  §<•• 

légin 

à  redire? 

pourtant  nos  Magyars,  si  au 
•  tonnés 

-ociéte  était! 
traitée  en  cons« 
Le  signal  de  la  persécu 

re  a  été  donné  par  la  presse 
ars  de  Cluj. 
i    un   spécimen  de  l'infamie 
so  excita  le  public  magy 
«  Il  est  temps  de  mettre  un  terme  au  l  pro- 

\oquées  par  les  agitateurs  roumains  (!) 

»Tôt  ou  >us  arriverons  à  les  agita 

des  nationalités  ruinent 
seulement    un    eonfl 

l)  Cette  société,  nommée  Iulia.  a  été  inutitué*  le  6  avril  1876. 
été  reconnue  par  le  gouvernement  le  T7  mal  187»*,   par  rndresae 


EN  TRA 

rbulL  endie   dans 

Iptfj  h-  i>ays. 

N  pie  la  ville  d 

t  un   véritable  nid  d'ex 

rs   rourn.i  l'as 

Blême    I  pas  même  dans  le  g> 

Hsaud,   on   n'éle\ 

■ 

01   la   \ille  où  s« 

/'/ 
te  assez 

de  société»  ara.!,  r-ijurs    {magyares  .  fl    institue    une   xn- 
cittè 

au    jardin 

demande* 

I    In    /»  Cette   MO* 

Démonstration 

de  la  jeunesse  magyare  académique 

contre  la  société  roumaine  «  Julla» 

nesse  magyare  se  réunit,  en  effet,  dans  le 

irs   déblatérèren 

•>xposé,   nous   avons    soin    d>-    n>'mpru>< 
magyares  la  d<  -   scènes 

tumultueuse*, 

i  feuille  magyare,  a  ii 

t  réunion 
•lé  des  attaques  urnaux 

,  «  Ob$* 
minai  etc. 

I!  rappelle  enfin  que  Horia,  Closca,8)  Jancu  et  Ba- 

')   Observer,  l'infamie  de  eette  insinuation,   puisqu'il   ■*agM 
gymnase  publique  t 

gymnase  de  NasAud  est  une  école  publique,  mais  il  s  on 
faut  —  il  est  encore  roumain. 

n.  113  du  11  mai  18M. 

')   Horia  et  doses  sont  les  chefs  de  la  révolution   : 
par  les  Roumains  contre  l'oppression  de  la  noblesse  magyare. 

i  *  .  n 


198  r,A    QUESTION  BOUMAI 

lint   1)   sont  chaque  jour   proclam» 
«  des  héros  morts  pour  délivrer  les  Roumains  de   I 
hagie»,  et  que  l'anniversaire  de  la  révolutiion  roumaine 
est  célébrée  à  grand   bruit. 

.  Il  exhorte  ensuite  ses  collègues 

I  agir  contre  ces  journaux,  à  prendre  des  m- 
tes    C07it  i    qui    se    déclarent    solidaires    avec    ces 

quels  ils  peuvei  MfM  action, 

>ciété 
lin.  nte    les    I 

déjà  nommés...  c'est  pourquoi  « 

ner  lu  dissolut 
Dt  la  parole,  Szent 
s  prenn-  résoluti* 

la  nation  magyare. 

»  —  Soyons,  dit-il.  conduits  par  la   pensée 
haut   l'honneur  du   non  \qa- 

geons  les  Roumains  à  se  faire  M  agi, 
ns  assimilons-les.1) 
»  La  société  «Julin»  poursu  aire  à  la 

nation  d  car,  dès  son  Institu* 

rage  de  soumettre  à  Tapprobati*  ses 

uts  écrits  en  roumain  se*  ») 

.  membre!  <; 
la  société  acadiM  agynre. 

«•ut  <n\n\,    an  télégramme  de  f  »n  au  r» 

Murrsiaini.    n    l'occasion    d« 

»  //  nous  fout  chausser  nos  bottes,  M  I  èpèes  et 

la    tandaU   <-t   la   faux  roui 

.  »«) 

ption   fait  voir  quels  sont  les  sentiments 
de  la  se  académique  à  l'égard 

ité,  tous  les  om  Rou- 

mains que  de  «  sauvages,  briga  i 
falrs,  traîtres  ».  | 

Boitai  sont  deux  de*  préfet*  de*  légion*  roumaine» 
de  '  i».  alors  que  les  Roumain»  luttai* 

rétablissemenl  de  l'hégémonie  magyare. 

*)  Quelle  sffect. 

')   Horrc  pares  le  fi  27  de  la  loi  dea  natioiialit. 

porte  que  tout  citoyen  pent  s'adresser  au  g<>  pays  en 

se  servant  de  sa  propre  langue. 

M  •  nasJ  1RS4. 


m 

In  la  ré  i  propositions  fui 

iro  magyare  exprime  gin 
lignât:  n>   la    Jeunette  prête  ton 

e  A  l'élément  magyar 
mional  magyar 

it  la  société  ■  /*• 
dresse  au  gouvernement  pour  en 

Dde  au  k  I  d'obliger  le  pro- 

M.   le   Dr. 

gens  Roumains  coupables  «  d'agitations  ■ 
l  les  sociétés  académiques, 

*  à  la  patri 

Brutalités  des  étudiants  magyars 
envers  des  Roumains 


magyare  du  lendemain  (16 
i  1884). 

is  trouvons        La   jeunesse  inaj. 
imposant,  a  pris  la  rue  Manastur... 
monstratioi   telle  que 
lous-mtmes  >ns. 

nesse  a  brisé  les  fenêtres  du  local  de  la  so- 
x   des  maisons   de   deux   avocats 
l 

oure  de  M.  le 
et  a   fait  une  démonstration   «*■ 

Fin   In    jeunesse  magyare,  apprenant  que  la 
lesse  i  *  à  la  salle  Biazini  pour  fêter 

nniTersaire  de  la  révolution  roumaine  de  1848  et  qu'il 
l'y   tr«  ta   et   des   citoyens    rou- 

nains  nation;  itrn  dans  la   salle  ;   à  la   grande 

este  magyare  les  Roumains  cl 

fort   audaeieusement    (!!!ï    <!■  <onx   roumai- 

»  En  entrant  dans  la  salle,  les  jeunes  Ma 


180  LA    QUESTION    ROI 

L'avocat  roumain,  M.  Coroian  mt   la  parole, 

déclara  que  les  Roumains  fêtaient  1  anni  lu  15 

mai  1848. 

»  Il  rappela  ensuite  les  droits  do  la   nation  roui 
et  la  jeunesse  magyare  fut  assez  patiente»)  pour  l'écou» 
ter  pendant  un  quart  d' 
»  Mais  à  la  fin,  perdant  patience.   W/r   lui 

uni. 
•  La   police  invita  la  jeunesse  magyare  à  a 
Mlle  à  son  t*> 

s'éloignait  égal-  *) 

Nous  ne  croyons  pas  nécessaire  d'ajouter  notre  ver- 
sion de  ces  é  ts. 

On  voit  assez  qu'il  s'agit  la 
bestial    courroux,    peinent    briser    les 
toyens  paisibles,  menacer  mêm  la,  sans  en  être  end 

Le  matin  suivai. 
gazettes  nés  sur  la   plac 

tomme  toujours,  resta  h 
!      même  soir,  la  jeunesse 
dispersé   une   réunion 

'•  *) 
occasion,  comme  toujours  du  reste, 

ires   à    l'adresse   des   Roumains.    Nous   ni 
fatiguerons  pas  l'attention  de  noa  lecteurs,  nous  ne  sali- 
rons  point    nos   pages   en    reproduisit  manifesta* 
s  de  la  <«  eirilisation  magyar* 
Il  va  de  soi  que  la  presse  magyare  appUi 
s  encourageait  o 

Les  étudiants  et  la  société  rouniai?  -bservé  1$ 

plus  grande  modération,  sachant  I  aissar 

esprits  malades  >s  de  se  reprend' 

ait  été  le  prétex' 


■  Jeuneaae  magrare  antre  de  forte  dan»  une  réunion 
n'était  pa«  Invité*  et  c'e$t  encore  elle  qui  ett  p&H* 

■)  *Koloftrari  Kôz16»y>  du  16  mal  18M. 

Marivarl  que  devint  populaire  eette  eplritu.  : 

provlaatlon  d'un  Jeun*  file  d'Arpad  de  lAcadén 

pain  e«t  rond;  fourre-le  dan»  ta  poehe.  tauraor   '• 
en   ta   bouche.  —  et  retpectr  notre  patrie.  —  Toi.  t^^M 
.'  —  Ce  monda  ©et  rond.  —  part.' 

pour  le  Valaqur.  une  $eule  croit: 

Oh.  quelle  tandale  puante,  etc. 


KM.  181 

\ 

lions 

Qta  rou- 

ix  aussi  une  adresse  de  féîi- 

lant  les  grat 
les  vacances,  la  son 

.   l'aini 

lé  la  moindre  trans- 

mngyar  s'empressa  d'à 
nés  «  libérai) 

m. 

roii- 

ains  ont   maintes   fois,  depuis  et 
(1916),  insisté  p 

■ 

i   fils  de 

pii  a  déployé  cm 
a  eu   i  aplomb  d'é- 

a  ,.   pour  ^lorifi^r  la  liberté  dont  on 

*a  former**  hgn*»  tarent  «)out**t  p«r  l'auteur  en  1916.  (Nota  da 


Fanatisme  de  la  presse  magyare 
contre  les  nationalités 


.189 


Les  Magyars  s'efforcent  d'inculquer  au  m< 
idée  qu'ils  ne  pensent  pas  à  magyariser  l<»s  autres  nal 
tions. 

Les  faits   relatés  par  nous  dans  o 
de  quel  esprit  phnrisnlque  usent  nos  cl 

es  Magyars  s'ex«  i  uns  les  a- 

l'existence  même  des  nationalités,  • 
tions  infâmes,  quelles  calomnies,  q< 

ti songes  ils  accui 
exposerons  ici  quelques    spécimens 

bonheur  dans  leur  presse  de  toutes  r$  et  dé 

toutes  les  époques, 

nous  constatons  la  violence  perpétuelle  q 
<•  presse,  nous  ne  nous  étonnerons   pin*   de  l'effet! 
Ile  produit  sur  ses  lecteurs, 

lise  presse  provoque  la  dén 
répand  la  bêtise...  L'arme  que  port  re  potifl 

défendre  la  pat»  assassin,  unj 

-  dit  avec  raisoi 
sse  étrangère  est  rmée  qu< 

Magyars  au  sujet  de  la  question  des  nationalité! 
aller  do  colle  des  Roumains  do  Hongrie  et 
ransylvanie. 

t    en   serait-il   a1  isque   <1 

la  presse  magyare  suit  la  I 
urde  au  monde.  nce  syst> 

■'t    lis    tout   ce   qui   poi  '-'   lU4 

mièrt   tut  les   causes  du  méco* 


183 

vea   ou   des    Italiens,   que   pi 
st  pas  u 

.  lorsqu'il  lui  an 
I   rapporta   a- 
i    feuillet    publiques  ou 
■en tinrent    Kénéral   qui   don 

■    les    plus 
h  de  nous,  de  notn  état  de  enli 
. 
Il   n*6St  pas   |uaqu'à  ^se  gou\ 

ns  tous  les  Etats  civilisés,  cons» 

• 

nt  de  toutes 
ttos.  ///  îficicus* 

être  magyarisées  ! 

à  la  solde  des  aa>< 

hor- 
rori- 

opres  à  p  la 

nt  pour  dne 

■ 

-   la   session   d'automtM-    du  du 

posa  do 
r   un  in  (ion 

nu    bénéfirr 

d'uv  Oi        moitié  de  II  do- 

-t  do  nationalité  roumsj 
maint  sont  dom  ne  conlribu- 

afin  qu'on  se  serre  dr  l>'ur  pr>t 

idtton, 

rédigé  en  allemand 

louor  la   «salu- 
propoaition  di  lyi  I 

a 
!>os   du    l 

magyarisati 
rivait  pas  0 


184  LA    QUESTION   BOUMAIM 

un  journal   gouvernemental  :    //  faut    vaincre  ou   mou- 
rir ! 

Après  le  comté  de  Satmar,  ce  fut  le  tour  d  a  im- 

me   I  nrda-Aries,  etc.,  oui  sont  contrai 

aujourd'hui  d'entretenir  du  ieniex    \  sait,  r 

main       ,  la  plus  agressive  des  associations  dr  mayya- 
Kulturegylet  »»  <i<    Cluj! 
que  fois  que  les  conseils  des  comtés,  lesquels 
sont  en    majeure  partie  composés  de   nobles  magyars, 
malgré      la     majorité     écra  la     poj> 

roumains,    ont    voté     d  m     proi» 

tantes,  tous  les  organes  magyars  du  pays 

hymnes  de  louange  aux  us  qui  savent  f 

es  pareils»  pour  la  cause  de  la  magyarisa- 
tton,  —  oui,  mais  au  moyen  de  l'm 

pas  là  proclamer  ouvertement  la  lutte  des 
savons  plus  qualifier  les  situations. 
te  de  la  presse  apport 

ions   dont   la   press* 
tns  tout* 

le  la  prison  les  uni- 

mag) 

•  'S. 

Dans   leur  fanât 
lés  aux  Magyars  sont  allés  si 
pas  hésité  à   demander   drs   loi 

6  à  pers. 
les  journaux  magyai>  I  de 

leur  dei 

'iyars  r« 
ut  s'asseoir  -  ses. 

le  3  décembre  1884.  le  rédn 
ix    publicistc    ro 
Baritiu,  fut 

I  Intenté 
même  gouvt 

mander  /"  suppression  du  jury  d 

rit  :  <«  La  loyale  nation  magyars  a  fait 
le  magna-  card  des 

uat  leur  n  donné,  d-  té  (!) 

<11«»  n'a  jamais  pronono 
agyarr 


L.N     HO 

races  étrangères  M 
te  distinction,  à  sav< 
■ 
');  les  nationalités  étrangè- 
n8  cet  Etat 
parient  tics  lan^r 
I  tat  est  »  M 

/  'tu  pays  entier 

lévelopp<*ni»nt   d< 

iial  du  pays 

u'-re. 

l  se  fond 

I 
J) 

I 

ie.  »>3) 
i  de  rencher 
i  -    journal  n  <ians  le  | 

numén  «lans  la 

de  la  défense  de  la  loi 
1848  les  Ro 

de  la  Pra^mati 
r  courage,  et   font,  par 

■ 

înte   pas 
r  ». 

n  face 

rbembttrgitch   l>  M    mai 

1R90. 

\emzei>  du  14  novembre  1891. 

dii  8  juillet  1891. 
Voilà  les  rodomontade»  que  publie  une   feuille   -, 
a   l'adreeee  des  nati  rnaararee  !   Qu'on   note  I 

•lenee  avec  laquelle  ce  reptile  déclare  que  la   minorité  ér^ 
mer  la   major  if 

■•",mm*  du  20  niai  IKK 
crarc  altère   " 
le  passai  dont  il  uinsi  rédigé:    Par  cette  fête,  non* 


186  LA   QUESTION    BOUMA 

Le  journal  «  Kolozsvar  »  relate:  «La  jeunesse  tu 
sitaire  magyare  a  donné  hier  de  6<  de] 

sentiments  patriotiques. 

rès  la  réunion,  le  soir,  à  8  heures,  la  jeunesse  a 
brù!  uTribunw  IvaA 

rangs  serrés,  elle  m 
passé  par  la  rue  Moyenne  tenant  à  bout  de  bâtons  Un 
feuillets  déchirés  de  deu  roui 

cris  de  «  Abzug  !  •    elle  s'est  diri. 
plai  ii. 

»  Là,  rassemblant  les  feuillets  du  Mémo 
lait  un  tas,  et  y  a  mis  le  feu,  ou  les  a  foulés  nui  piedÀ 
dans  la  boue».  >) 

plus  loin,  on   lit  :       Il    est    devenu  ijour- 

i  pour  les  personnes  qui  ont  passé  en  société 
la  nuit  ••:  soi, 

I  des 
sur  h  ur  passage.  »  *) 
Du  i 
faire  impression  xin  lies  »  (il  s'agit 

peuple  roumain). 

masses  (roumai 
nés)  têfli  >ms.  1rs   Magyars,  sommes 

t  pas  la 

I  nous  renvoyer 
est  pas  tant  les  masses  q 
qu'il  noua  faut  t> 

•  Il  nous  i  ,94 

herbes  dont  tique  des  m» 

mations. 

hose  à  f. 

•   (!)  proi  nous  de- 

que  nous  n'avon»  pu  renonce  à  l'auto- 
nouilo  de  la  Transylvanie,  et  qne  noua  persistons  à  invoquer  en 
sa  faveur  la   prajrmntlqne  (»ai 

magyar  qui  pourrait  $r  trouver  atteint  par  un*  manif 
roumaine,    tandis    une    nona    tomme' 
honorai**.  C'est  ponr  cet  art 
•>  majryar. 

»)  Cet  acte  patriotique  et  al  dlme  de  la  Jenneaae  académique  n'a 

point  mis  fin  à  la  préalable     Réponse,   donnée  par  la  not. 
neaae  an  Mémoire  de  Bucareat.  car  cette  mimr  * 
vitre*  de»  demeures  de»  Roumain* 

*)  •Koloisxh  .  nr.  H  du  21  mari  i*'«i.  Mais  ce  q  pas  la 

rouille  magyare,  c'eat  que  $culs  le» 
eu  le  bonheur  de  jouir  </  la  Jeu- 

BStBf    aOSdémiqUC    IIUISTare    peut    s«-    l>:«  v  •  :     ni,;.:  m-im  nt    .-.■    luxe 


EN   TBAN8YLVAM!  187 

noter  ensuite 

«Ceux  qui  s'occupent  de  ré- 
tttenfl   depuis   longtemps 
pour  communes. 

igné  d'éloges,  car  qu'y  a-t-il  de  plus 
•kles  noms  de  toutes  les 
les  les  villages  soient  magyars».3) 

\  i  i versa ire  de  la  révolution  roumaine 

7  »  écrit  les 
tes  à  l'adresse  des  intellectuels  rou- 

nous  songeons  I 
nous,  si  nous  tombions  jam 
\s  êtres,  ou  s'ils  trouvaient  encore 
e   I    roi  les  qui   ont   permis  l'apparit 

/  i  (les  Roumains),  qui  se  glorifient  chu 

apables  de  renouve- 

,i  8) 

Les  nationalités    , 
le,  a  la  mort,  ne  fon 
n   nous.»  <) 
Le  Magyar,  qui  a  fondé  cet  Et;* 

onsidéré  tout  autrement  que  les 
I  <tr  l'intérêt  de  njyaris- 

es  conqut 
I    il   n'est  milieu  l'intérêt  de 

>s  front  i 
et  fassent  progresser  leur  état  social—  i  *) 

M  besoin 

nir  des  Roumains  et  cor 

i  ne  pourrons  r> 
x   contr-  »•) 

un   fait  certain  et  qui   caractér  : 
Itraïstes  roumains  et  les  agitateurs  des  nationalité*. 
nt  le  prix  de  la    liberté    fl]    dont 

;r»  du  I  août  1891. 
Xoloztvâr*  n.  M  de  MM. 
I)  .  A'<  '  .-".;ry  Kôilôny»,  du  3  uovenibre  1884.  Il  e*»'  *        iue 

peuvent  être  tourmentée  de  telle*»   ••raiutf*   nul   »** 
A  capables  de  commettre  de  telle»  SStl 

•J   <Hudapesti  Hirlap*,  n.  345  de  1891. 
»)  tBudapesti  Hirlap*  n.  199  de  1891. 
Budapesti  Hirlap»  n.  du  S  mars  1886. 


188  LA    QUESTION    ROUMAINE 

jouissent,  Ils  JM  l  >ulent  pas  se  fondre  dans  la  nation 
dont  ils  sont  membres,  ils  repoussent  l éducation  (I)  que 
leur  offre  l'Etat  magyar,  ne  savent  point  |  patrie 

et  n'ont  pas  d'attraction  pour  ses  ii  i) 

Du  «Pesti  Naplo»:  «<  En  ce  qui  nous  rc  ►  ous  avons 

la  conviction  que  la  question  des  nationalités  ne  peut 
avoir  (Tautrc  solution  satisfaisante  (pour  les  Magyars), 
que  la  magyarisation  complète  des  nationalités  !  »*) 

Du   même:   «Nous   ne  voulons  point    n   uvariser  de 
force,  (!)  car  nous  sommes  partisans  de  la 
tion  naturelle,  vers  laquelle  le  patriotisme  (?!!)  pousse 
les    citoyens.     La    Hongrie    sera    magyare    ou    I 
plus.  »  8) 

De  l'«  Ellenzék  »  :  •<  Je  ne  trouve  en  rien  répréhensible 
la  conduit.   <l.   la  jeunesse  (magyare 

>ive  de  h  I  »-sse  a   bien  agi 

l'its  les  vitres  des  Roumains. 
cha>  leurs  assemblées  de 

>»<) 

it    donner    à    1  •  sse    non- 

magyare    une    (  transf or 

"•",  nsées  p>  s  magyar.  s>  |]  m 

fuser  dans  Ifl  ftang  ,A  civilisation  (!!)  magy 
dani  ce  sens  qu'il  faut  répandn  r  |H>ur  i 

nous  formons  des    réunions    de 
ri  de  la  plupart  des  instituts  de  maK 
nessc  sort  non  gagnée  à  la  cause. 
nous  m  dans  50  ans  nous  n'< 

us  besoin  de  ces  réunions.»»5) 

D  sortant  des  éco- 
pressé  que  datt; 
Cent  pourquoi  11  est 
rable  qu'elle  reste  Ignorante  et  que  chaque  école 
la  chasse  de  son  sein*  •  *) 

v  Concert  slave  é\ 

r\pr 

BSe  n.  dn  »  Juillet  IStl. 
')  *Pc$ti  .Vn/»/o».  n.  20»  de  1888. 
'»   ■'  de  1*». 

n.   115  de  1884. 
»)  «i  1S84. 

"»  u.  9i  df  1884. 


EN   TRA  ikm 

l  Hongrie,  a  voulu  en  don: 
aoir  à  Cass 

que   le 

Magyar    H  <>lo- 

x    applaudissements    fréi  la 

des  députés,  a  posé  la  qu*  qui, 

iiê   appartient    aui    Magyars  >»  ;   le    g<> 

■ 

lia- 

*) 
i  même  :     Un  wumven  mai     ■'■■;.■..■.     '/#•  /a 

me  de  /y  elle  a  même  déjà  tenu 

nion  dans  le  but  de  <i«»iu  rou- 

i.  il  a  été  décidé  à  l  sse  rou- 

idapest  doim.  i  .1  n  tout  son  concours  à  < 
arant  en  tout  s< 
rassemt 

irrissent  ici 
;ir  (!!!)  don- 
aux   pages 
lis  qui  se  eu  lui  l'oint 

is  avons  affaire  ici  à  de 
(!)...  Là  ains 

<>n  d'être  traitre* 

soit  à  la  suite  de  q  pres- 

tation... 

:it  scand. 
Kj  fobii  des  de  vu 
I 
r,  de  scruter  un  à  un  tes  Ro 
quets   sont   les   no>  I 

Kpyetértés».  u.  du  10  sept.  1H91. 

irlap»  du   17  juin   1891.  Cet  article  absurde  a  Ml 

écrit  alors  que,  après  des  dizaines  d'années,  le  gouvernement  s'est 

une  seule  fois  (envers  les  Saxons)  le  I  27  de  la 

lot  de  nationalités,  en  nommant  un  Saxon  I  :  halmann) 

j>rême  d'un  comitat  mi-partie  roumain,  mi-partie  sax< 

*)  ^Magyar  Hirlap*  du  13  octobre  1891. 

Cet  article  dénonciateur  a  été  écrit  parce  que  la  jeunesse  rôti 
maino  d«  ités  hongroises  a  décidé  a  \nnanimité  d'adhérer 


190  LA   QUESTION    imima; 

Du  même  journal:  «En  Hongrie  toute  illégalité  poli- 
tique,   tout    échec   parlementaire,    toute    négligence    du 
gouvernement  rit  amnistiée  et 
que  dans  une  seule  question  le  g(> 
conduite  ferme  et  cons>  mestion,  c'est  la 

poUHQUt   d'hégémonie   du    mayyarisme  ».  *) 

Du  «  Szathmar  ».  :  «  Nous  prétendons 

î u  ils  respectent   notre   langue   •  «on 

naissent  tous  comme  une  chose  sainte  et  lég 

»>  Qu'ils  soin  s.  Allemands  ou   Daco-Roun 

ils     M     i M  néficieront    pas  mûrir    de    la    nn 

magyar* 

»  Qu'il  débarrasse  le  pays  de  sa  prés>  ni  est 

Eoaajrmropbo] 

»  Ceux  qui  ne  respr.  i  les  Magyars,  sont  tous 

Imitrrs   a  hi   }><ilrie. 

\  Battu    I    m  maints  autres  endroits,  les  Olahs  (U 
mains)  font  une  agitation  enragée,  arharn< 
loi  des  Kisdedov. 

Cette  bête  féroce  .   sauvage,  est  assoiffée 

7  magyar  y 
<>ir. 
»Nous   te   balayons   hors   du    pays,   peuple   ingrat 

Ire  langue  ne  vous  / 
nNous  n'avons  pas  besoin 

X  arbres  des  forêts  de  nos  | 
HneS,    >t    la     fo%  attend 

COTpi  "...  *) 

t>art  art  h,    g  la  rMactio*  de  la  prêt» 
uge.  Le  magyar  Unie  «I  ckeralerenque  eapere  en  jetant  de  per- 
.??  ionï,Çont  {traUriie  envers  la  patrie!  ete)  à  notre  adresse. 
«in  il  réussirait  peut-être  à   non»  felre   renoncer  en   noble  bot  de 
M  ou ver  à  ton*  la  vérité. 

Il  ont  Intéressant  de  voir  combien  lea  Magyar*,  des  que,  dans  1a 
les  nationalités.  Il  n'agit  de  la  vêr 
véritable  démence  !... 

Magyar  Hirlap*  du  1S  février  1S«. 
')  «Stafmdr»  dn  »  février  lin. 

Aux  feuilles  magyares  qui.  pour  civiliser  leur  public  lui  servent 
de  tollee  sauvageries  et  menacent  les  peuples  du  pu  ma 

«1  inrame  on  n'intente  jamais  des 

misée  en  Jugement  même  lorsque  c'est  en  lisaut  entn 
pner  procureurs   découvrent   le   crime   d'agitation    cor 

lea  Magyars  t 
Faisons  maintenant   suivre  ces  lignée  du  texte  original  mène 
date  le   fanatisme  magyar:  nlon«   par  lé   plaire  h 

Meaaienra  lea  Magyars: 


EN  TBAN8YI.VAM!  [OKOfcll 

et  d'AUema- 
t  liée  aux   Magyars,  elle  les  servait 

i  noi  souffraners  dans  une  corn- 
publiait  rien  de  toutes  les 
vares  commises  envers  nous 
tlités.  pour  ne  pas  nuire  a  la  poli- 
!  on  renom»  de  la  noble 
rès  la  publication  de  la 
s-uns   des   nôtres   réus 
;>s  à  autre  des  articles,  des 
journaux 
mus  ont  toujours  refusé  la  puM 
écrits  à  l'eau  de  rose.   Leurs  visées 
«tes    les    rapprochaient    des    Magyars    qui 
*ai  à  les  disparition 

Ions   slaves   et   latines  de   1* Autriche-Hongrie   m 

ls.M 


nemxet  toràn...  Takarodjék  ortzaaunkbàl.  A:  a  kidagyarfi 

mayart    nrm    I  i    mind    kazatïrulô  /...    K  izdcdô  vdt 

^■T/.'P  nyenen.    Km  tôbbfelé  -  a:  oiàkok.   Dû 

mérgrtm.   Magyar    verre  $zom)ukoztk   A   §ok   frne   radall 

a    fopukat.    Sr-cni    II    mily    ûtàjat  !    KUeprûsûn 

Hdladatlan  ravms»  nép.  Ha  nem  tettik  a  ml  nyt 

f    ,:ûk,égùnk    drulûkra.    A 

Mtri   a   kavaa   bérezeintk    Hengrieg   »ok   6$faé 

rég  vdrja»...  ete..  etc. 

H    Ces  dcrnièraa  llfTM^  furent  arritra  par  l'auteur  an  IMS, 


Oppression 
des  autres  nations  non  magyares 

.1892i 


Nous  allons  exposer  dans  quelle  situation 

se  trmr.  ut  les  autres  nationalités.  Nos  doM 

-s,  nous  tenons  ù  le  faire  observer,  sont  puisées  sus 
soin  plus  uutnentiques.  ainsi  que  dans  la  prend 

es  difféi  ationnlités. 


hi:  l.\   (  nMnriON  DES  SLO\ 

Ce  peuple,  qui  compte  environ  trois  millions  d'âmeaJ 

Ichèco-s!  «lès  les  U 

les  plus    <  q   niasses  compactes  dans  le 

De   i  i os  autres  nationalités,  les  Slovaques 

ont  su  à  souffrir  les  plus  douloureuses  atteintes  portées 
à  leur  ei  >nale  par  les  détenteurs  des  pou- 

voirs put 

liions  de  progrès  ont  été  anéanties. 
•  nfnnts  enlèves  ••»    magyarisés  de  for 
ic  publi  ;  rst   int< 

tion  est  tout  aussi  lamentable  que  \n 


Il  s   de   la   chambre   lèaisl 

D  masses  compactes,  il  no  lui 

est  pas  possible  d1  r  au  pai  des  représen- 

nant  à  sa  race,  de  sorte  que  pendant  des 

nées  les  Slo  m   seul 

!nns  le  parlement  du  pays.    Us  fi 

trois    ttUfourfhui,     Les   hafo»  \    gendar 


m 

Budapest 

île  ses  ennemis. 

//  -va«pir   a    lu   l'onscici. 

. ,  s'il  s'occupe  de  sa  tanf  Is  sa  lit- 

s'il  propose  • 

m  bon 
»inion  pu  .  ure 

Ml  un  rie.  <>n 

>a  laiiK» 

domaiii 
<>ns,  soit  particulières  soit  pubtiqi 

il  doit  pi 

fol  pern  réff  des  so- 

ou   de  secours    i> 

de  Tisc 
e  sociét* 

l>as  ass»  d'autre- 

-ants.  assez  traîtres  à  V 

,j,.    ;  >re   l'auil 

de   pareilles  so- 

:  ■ 
vo- 
lans  l'intérêt  de  sa  race,  on  ! 

arrivé  a 

>mcer  à 
ait. 

organisent    quelques    an 
ats   divers,    bals,  soirées    littéraires,    représentations 
alors  toute  la  presse  magy.  m-Â   ta 

anslavisme  se  remw 

LA  QUKST  UN»  * 


194  LA    QUESTION    K<>] 

Bnoon  un  exemple  du  libéralisi 
qu'on  eut  supprimé  toutes  les  in 
Slovaques,  ils  bâtirent  en  1889  à  Turo< 
.■iiifice  («Dom»),  pour  y  établit  me  très] 

riche  bibliothèque.  Le  gouverner  ce  et  M- 

/  tmthèque. 

lll.  Intitulions  de  culture.  —  Quoique  les  dispos 
la  loi  portent  que  l'instn 

m -magyars,  donnée  dans  la  langue  des 

tes,   il   ne   s>  pas   une  **IM 

.  dans  laquelle  la  langue  sloraque  soit 
peignée. 

•mus  d'éducation  magyars,  on  ne  far 
Ion.  ■  resque  nation   n 

«  dans  les  cœurs  de» 
le  mépris  de  leur  propre  natl 
?sse   slovaque   <l 

I  plus  basses  jetées  à  la  nation  d 
n'a  pour  et 
'  magyars. 
Ce  n'est  pas  que  les  Slovaques  n'ai. 
tuts  d'éducation,  mais  le  gouvernement  libéral  ma*: 
I   trouvé  bon   de  les  supprii 

l>s    tir    l'abs- 

Slovaques,  -  de  la  loi,  créer» 

in   gymnase  inférieur  à  Turocx-St-Mai 

a  Velka  -  Hevica.  «t  un  gymnase  réa 
Znl  rôles  secondaires  étant  destinées  à  dot. 

à  la  nation  slovaque  un  contins 
qui,  à  l'occasion,  auraient  pu  devenir  un  dang< 
plans  magyars,  le  gouvernen 

s  des  enquêtes  et  des  investi 
iioii>  de  u.ute  sorte,  comme  on 

ustituts.  le  gouvernement,  sous  des  pi 
ri  *  1 1  ;  humidité    des    ; 

fions,  ordonna  leur 

Le  peuple  slovaque  voit  aujourd'hui  déborder  chez  lui 
les   fonctionnaires  étrangers,  les  Insl  i  qui   n 

pas  la  moindre  idée  de  la  gramt 

du  pensé 

On  aura  une  idée  de  l'oppression  dont  les  Slovaques 
sont  victimes  sur  le  terrain  relig  -idérant  que 


EN  sYLVANIB  ET  KM   HONGRIE  M 

•igyarc  vile-mime  n*a  point  hésité  à  écrire 
slovaques  de  t  iitè  ont  été  con- 

à  coup  y  <sue,  d'écouter  dans  l'église   un 

<    en  magyar. 

lors  que  dan»  un  dio- 
slovaque   comme   celui   de   Neusohl, 

i  ignore  la  langue  slo- 
tiiiH  les  tournées  qu'il  fait  pour  donner 
.  se   fait   l'apôtre   du   ihuu>inisme  pan- 
es à  apprendre  au  plus  vite 
ftgyar. 
même  sort  qu'aux  gymnases  a  été  infligé  par 

société  littéraire  Ma  uenska, 

progrès 
la  eu 

\,  les  plus 

m  nées,   cette   as  s 
sans  vi 

assée   s* 

—  son  é<  <ilué  à  30.000  fi, 

très  belle  hihliothèque  nation 
^ée,  ce  qui  a\ait   kt   plus 
:  ansféré  à  Budapest 
blioti  e  aux  rats. 

raudace  si  (k  alité  dont 

progrès  aux  rap- 

ères  années,  on  a  exclu  de  plusieurs 

mascs*)   et  des  inst  es  les  étudiants 

nt  osé  lire  des  livres  de  leur  propre 

les  chansons  slovaques. 

wique  des  écoles  de  l'Etat,  à  dé- 

ité  les  plus  stupides  ac- 

usi    qu'on    a    motivé    le  de 

-  garçons  de  la  5me  et  de  la  6me  classe  du  lycée 

s  accusant  d'en'  corres- 

sar  de  la  puiss<i  Sur 

absurde  assertion,  ils  ont  été  exclus  de 

• 


/\  tent  des  enfants  slovaques.  —   Comme  il 

»4»n'oz.    de  Leutacha  a,  de  Gran,  etc. 


«>  «PeaH  Hirlai»  du  9  mai  1891:  A  békétmegyei  tôtok. 

*)    De*   inaUtuta   d'éducation    de  Preaebourg\    d'Ep«»rje*.   de   Lo 


m  la 

vn  use  à  l'égard  des  autres  national  i  lent] 

magyar  recourt  à  tous  les  moyens  possibles  de  magyal 
f*s.  Donnons-en  i 

nfauts    slovaques,    et  sa 

hunsportés  dans  des  districts  ;  igyars  de  Im 

>-.  Cet  acte  barbare  < 
s  a  été  accompli  m  des  a* 

,is  orphM 

lins  slovaques.  Mais  il  f  gouven 

'"  '  ropiqueJ 

nfants  enlevés,  il  l'en  trouvait  en  grand 

nombre  qui  avalent  leur*  parents.   / 

priver  I  <  etté 

deÉ 
cet  mail 
Qtnbattre    vn    jour   leur   proi 

nts,  maltraités  par  les 
ms  desquels  ils  étai  fiés,  se  son 

on  fuis  ot  sont  retournés  rs  parents. 

un  peuple  qui  * 
parlons  plus  de  libéralisme,  —  a 
•i un  dans  tout  le  ilisé.   La  presse  i 

gya  i 

gom 

QUE  n  réalit. 

pures,  il  n'ai<iit  qu'à  créer  * 
■it  U  i  Slo\  aqm 

ut >  um  ,»  temps] 

des  à   leun 

nation. 

s  n'ayons  point  la  prétention  d'avoir  rap» 
walités   (  e   m 

pie  b!o> 
nous  avons  dit,  le  publii 

I   Intolérable  où  se  I   les  nat 

ion. 
qu'on  ne  puisse  nous  objecter  q 
port  faits  immaginaircs,  rappelons  i< 

il  in  île  écrivain  autri 

tion  laite  aux  si. 

Voici  ce  qu'écrit  a  ce 


EN 

.  alors  n< 
des    fantaisies   les    nouvelles 
des     Slov 

système  >ir  ,jui  €oUUUTi  ses 

années  en  arrit 

Magyars 
loire  du 
•it  a 
ica  de  T  rtin, 

dans  le  genre  de  la 
nés,  parce  qu'il 
iques  d'avoir,  pour  d 
-  plus  élevé-  d'unité  de  rui- 

ne se  passa  guère  de  temps  et  Ion  vit  le  gou\ 

-Rôcze  et  les  transforma  magyars. 

écoles  secondaires  de  In  rie, 

Héla  Grunwald,  n 

"•i   d'enfants   slovaques, 
lues  années  :  -  fasse  sortir 

écoles  popu- 
D  met  ù  re  les  enfants  slovn 

leur  r  des  prières  et  des  poé- 

ises  auxquelles  ils  ne  comprennent   pas  un 

-  où  —  le  cas  se  prés. 
KiS,  —  l'instituteur  doit 
fair  i  dresser  ses  sér- 

ia à  ses  ouai  s  la  même  langue  1 

ne  contre 

■t'ion  n  et 

les 

une    fnnrfinn    rfr 
<\e  Budapest   ont  mi  ivé  bon 

tresser   I  [autrichien]    la 

mienne  I 
ducation  fonctions  publiques 

quel  était  le  crime  de  ces  jeunes 
itovaMement  condamnés?  C'étaient  des  pan- 


1&8  LA   QUESTION   BOUMA 

clavistes;  ils  poursuivaient  un  but  pansl  étaient] 

des  traîtres  à  la  patrie!  Et  comment  arai^nt-ils  mani- 
festé ces  sen  si  dangereux  f  Ces  jeunes  gei 
nis  en  sociétés,    chantaient  leurs  ehani  aux  et 
|  de  euMver  leur  dialecte  tchécoslovaque 
élever  au  rang  de  langue  littéraire.»  *) 

les   pouvoirs  p' 
puissent,  an  moi  irtie.  ji:  ■«.     \- 

ies  qu'ils  commettent   < 
•  des  Slovaques,  ils  les  accusent  anslavi- 

Le  même  a»  nt  les  Magyars 

forme  de  panslavisme.  «Ce  à  quoi  les  Magyars, 
impriment  le  stigmate  du  pansl  n 
de  règl*  hement  des  Slovaques  à  leur  r. 

IftM  nationc  tant   rliante  la  poé^ 

suis  et  veux  dcmouror  Slovaque»,  il 

ontre  la  patri»  I   eomm 

I  se  servir,  à  l'église  et  à  l'école,  de  sa  propre  lan- 
gue, elle  est  aussitôt  taxée  de  panslavi-  «Hre 
ou  un  instituteur  s'abonne  à   u 

ce  sont 
là  d»  mslavisme!  »  *) 

Les  dén«  me  dans  les  maisons 

privées.  fa   punition  • 

la  dénationalisation 
■ 

In    litl 


!  I  (  oM'iTlON  DES  SERH 
DE  MOI 

ni  sous  le  même  joug  que  les  autres  I 
nalités. 
Une  feuille  serbe  »)  très  modérée  écrit  —  en  1890  — 
nt  ces  vingt  dernières  années,  les  nationa- 
ogrie  ont  soutenu  une  lutte  désespérée  pour 
nce  nationale.  Cela  est  prouvé  par 
les  procès-verbaux  des  séances  du  parlement,  des  as*»' 

clherr  von  Helfert.  Wiederamfhben  4m  bôhmltchêu  8pmche 

und  Litrratur.  pag.  SM-Ut. 

»)  Ibidem. 

•)  Branlk.  Novlaad  (Hongrie  du  8ud).  7  août  lftM. 


m 


■••>■.  «îi- 


et  municipal*!  i  4  pur  les  luttes  des  élec- 
ts  passées.  Est-ce  pur  1s  sont  satisfaits  que  les 

iques  et  les  Saxons  se 

coup?  On  n'entend  plus  la  voix  de  ces 

dans  le  parlement  hongrois  ;  on  ne  l'entend 

•alités.  Tout 
réglé  de  ce  qui  s  fait  l'objet  des  luttes  livrées  par  ces 
a  été  tranché  contrairement  à  leur 
nté. 

lut  au  je.  au   parlemcï 

lational. 
f.-it    unitairo   par  la 
la  question  des  na- 
lés. 

nous  parait,  à  nous,  const 

Ce  n'est  pas  parce  qu'elles  sont 

•it   les   nationalités   de   Hongrie, 

fil  la  possibi 

assembler*  des  comtés,  des 
I 

faire  sortir 
de  1  à  programn  nal. 

nante»»  regarde  la  Hongrie  cornu 

m  publique,  il  ost  naturel  qu'on 
r  d'un  accord,  d'une  paix  à  fai 
ités,    Mais  non,  ce  caractère  qu'où   \ 

•  sens  est  a  ontre  In 

dispose, 
is  ans,  et  quel  e* 
tout  le  pouvoir  de  VI 
?v    tiu    monde    réussi    à    transfot 

tes,  les  Roumains  et  les 

t   de  force  n'a   fait   pu 

■re  côté  semer  U 

'    majorité   des    habitants   de   la 

nous,  que   tant   que   les   na 

t  deux  tiers  de  la  population  dr 
Iup  les  hommes  magyars 

dm  Isfaction  à  cette  majorité,  tant  qu'ils 

tiendront  au  principe  que  la  Hongrie  doit  être  un  Etat 


200  LA   QUESTION   ROI 

unitaire  national,  aussi  longtemps  il  existera  une  ques- 
tion des  ri.iî  ionalités. 
»  La  gra  I   encart 

K*eUi  .*«■■ 
une  $Tû  uence  sur  notre  t  sur  l'état 

utilités  de  Honyr 
Les  rapports  qui  sont  dans  la  nature  des  choses  doi- 
(I  de  nouveau  rétablis  si  nous  v 
patrie  ait  un  av.  DaJM  lint.rtM 

nous  devons  voir  a 

ngrie  la  m  des  nationali 

I    futirst'  rons 

I  plissrm 


Pour  prouver  que  ce  peuple  aouffro  lui  aussi  de  I  hé- 
gémonie magyare,  nous  le  laisserons  parier  lu 
•    plus  autorisé  des  Saxons. 
layeblatt»,  nou.»  us  les  !» 

ves  m  la  vérité  de  nos  affirmai 

•>st  le  s<>: 

I  / 1>  répète 
\illos  de  pro  Magyar i 

condsnst  tout  Kf  patriotisme  des  Magyars.    ( 
pont  :itestable  perfection.   > 

<iui  n'ol 

re  des   autorité* 
aelles  :  copistes  qui  se  disti  re  à 

•   pénible  effort  d'esp- 
xuberges   ou  pour 

nni  ;  lturo  la  1«mm 

• 

arrogant   avec   le 
"10,  qui  api 
ique  ordonnnno 

députés  qui  no  sav<-  du 

bruit 

<lir  Vépée  ou 

ou  te  sagesse  politique,—  c'e> 
dire  U  rupti  tu  peuple  et  de  ses  besoins  de  progrès,  — 


EN  :    r..\    BONG  IM 

l  génies  uni  ven- 
dables  i 

le  persécution,  «  ' 

résume  toute  la  question 


ns,  rêvant  d< 

croisse  i 

mes 
même,  aujourdl 

tuel 

'  mê~ 

i  allant  plus  sviuit  les 

n  \it.>  ..  <iui 

irise  point  soit 

Magyars  ! 


L'irrédentisme  daco-roumain 

.1892- 


De  Passait  à  la  Mer  Noire,  d'Oderberg  à  l'Archipel,  ce 

sont  les  Roumains  qui  forment  le  peuple  le  plus  nom- 

i  e  nombre  de  tous  les  Roumains  eat  (en  1916)  de 

aillions  environ.    (Voir  la  carte  annexée  à  la  fin  du 

présent  ouvrage.) 

des  actes  magyars  authentiques,  incon- 
ubles.  on  a  vu  les  Roun 
\mii  Hongrie  un  terri1 

là,  des  • 
lesq  irises  ensemble,   n'atteignent  pas  même   nu 

la  la  popui;.' 
Ces  enclaves  au  surplus,  si  nsldère  q 

■  ■i.iin.'rs.  non  m 

r Austrn  Hongrie,  mais  au  milieu  du  terrltoi 
nous  apparaissent  cornu 
•  ut  au  plus,  un  nnlli  D  tournai 

nation  unitaire  par  la  rare      quatorze 
fols  plus  nombreuse. 

us  soient  séparés  en  diverses  for- 

ir  unité 
unie  est  I  -ux. 

ut  le  monde  le  sait,  que 

•\    lionirv 

idérablt,  possède  la  i  i  elle  pourra  un 

quasi  laco- 

eomme  disent  les  Magyars. 


tour  *ur  oe  chapitre  majrietrel.  qui  démontre  toute  le  peUeaoe  et  le 
t  i  .lu  peuple  roumeln,  ainsi  que  I 


EN  TRAN8YIA  AMK   ET   EN   H<>  KM 

tous  avons  dj  «encornent  de  cet  é< a 

îe  des  cause-  it  poussé  et  poussent  encore  les 

■  atisrae  de  la  magyarisat 
les  Roumains  d  1 
ndépendant. 
mdes  masses  du  peuple  roumain 
us  ou  non  Vu 

■ 

nf- 
.  abstml 

nulle  pai 

nandé  leur 

lant  un 
irs  pensé,  d* 
il  n'y  a  pas  de  bon 

««bourg   établi»     iur 

•>bra niable  q< 
lujourd'hul   (1892)  n< 
n  se  transfonnant  en  un>-  fèé 

in  de  la<  H  tous 

nous  puissions  prop 
-  rimpulsioi  •■  stprfl 

inrus  que  la  nation  roumain- 
non   l'esclave  de     In 
•  tir  clion 
!a  Hon- 

c  pas  par  peur  des  fusils  bongrois.  mais 
te  que  les  Roumains 
M/r  rende  possil 

tsent  à 
uix  Roumains  leur  irré<! 
i  no  connaissent  pas  la  q 
(189Î)    sans   doute,    nous   ne  pouvons  le 
i  les  Boumains  des  courants 

nt  à  l'unité  nationale  de  tous  les 

U  ne  soi  '  na- 

ssion  de  la  nation  ro  par 

^conter  qui  agite  le  peuple  roumain  prend 

des  proportions  de  plus  en  plus  grandes. 


M  LA    QUESTION    ROUMAINE 

Même   i>  .-s  magyares  qui 

chent  à  l'ara  la  vérité  touchant  les  nationalités.  - 

nt  quelquefois  et  soulèvent  un  coin  du 
«  ouvre  la  situation. 

nièrement,  on   lisait   dai  ...Des 

nouvelles  effroyables  nous  sont  dépêchées  pa 

! ant  de  Cluj  oumains  des  montagne- 

sur  t  n virons  d*Albac,  s'exi 

plui  grande  haine  i  des  Magyar 

sont  dr,  us  alarmants  qu'on  \ 

1H48...  Les  lloum 

sang  de  FôntdnêU*.  m  *) 
Nom  .aiutes  fois  les  cris  d 

don  du  bas  |  • 

s  Russes  q\  Hongrois 

formule  stèréot 

pie 

fort  bien  qui  1  antagoni* 
Roumalm  ••-»  pluttoun  fois  sécuiai 

tnt  des  torrents  de  sang;  il  sait  que  la 
mes    durant  des  siècles  et 

bon 
les  paysa 
I>ersécutée  «l 

■ 

suite    .sa    QAtiOni  ifu.uit    il    est 

plot!  «slesm. 

Ma- 
is sont  les  gens  les  plus  paisibles,  les 

:r  sa  lar 
r  elles,   n 

Fil     ijlill 

■ 

nue,  r{  d 
souvent 

-  à  voui 
•  uii  roumaine,  dans  la  n 

n.  189  de  181]. 


uisse  assurer  le  salut 

1 
■ 

is  permettent  <!<•  i.-in 

'    1  Hj;u'r 

-  remont 

r  son 

!    !■      hlnti- 

l  les  Ma  il,  ne 

ctttenl 

•le  loi, 

I 
il   mag\j<  ixqu'â  lu 

atonalités 
tditkmiM 

i  vent 
fairr 
toit  d  Etat  (lotit 

l) 

isation   d  équiva 

me  se  cri 
n\  il  est 

■ 

rail  est   -impie:  part-  :1   y  a 

fiais  naturelle,  on  vwi 

«)  Phekknf.  op.  citât,  p.  «,  69. 


KM  LA   QUESTION   ROUMA! 

laquelle  toute  pression  donne  naissance  à  m 
It  ces  lois  de  fer  de  la  nature,  ce  ne  sont  pas  les  Ma- 
gyars qui  les  changeron 

telles  lois,  mais  il  est  impossible  d'en  éluder  1 Y 
Beaucoup   de  politiciens  modérés  et   impur 
prophétisé  que  ce  sont  les  Magyars  iti  fld  pré- 

par>  I"  Hongrie 

Von  H>l[>rt,  en  parlant  de  la  magyarisation  de> 
ies,  écrit  Ul  sens  i  pansla- 

»e  signifierait  lardent  désir  d'appartenir  à  i. 
t.  Supposez  le  cas  où  un  tel  désir  » 
Slovaques  de  la  Hongrie,  est-ce  que  ce  resacniii: 
-erait  point  n 

\$  magyars?     Ceux-ci   n'augmen 
nomes  le  danger 
»  C'est  là  qu  péril  pour  : 

riale  du  >■  iuy- 

re  qui  ct> 
ne  retombe  pas  i  ou  sur 

les  a  nits  non-mayyai  i  sur  les 

éêmUÊHii  du  panmagym 
»  La  Hongrie  n'est  point  une  Ile  ;  c'est  tout  a 

le  ses  frontières, 
a  pour  voisins  des  Etats  de 
Jeunet,  îds  progrès.  scrqnt 

.•lus  dan 
oantagi . 

i  co-nati 
i) 
Si  les  Magyars  avaient  bien  compris  l'essence  de  I 

ngrie  serait  aujourd'hui  mu*  suisse 
<!.•   ,  i  ..^1   , 

t>  qui   i 
la  sûreté  de  leur  nationalité  dans  les  formes 
étrangères,  dos  nations  sœurs 
a  voisinent! 

<■  dt  Lar.hye,  qui  connaissait  fort  bien  les  I 
des  nations  de  Hongri.  1  bégéo 

Dans  des  temps  t  pour 

-:yars  d'avoir  des  ls  acharnés 

la  couronne  ne. 

huuslar    Vlach.  Die  Crko-Staven,  n*b$t  d 
Joseph  Alexander  Freiherr  von  Util,  ♦»  et  T««eben.    P 

haska.  1883.  p.  857. 


KM  *>7 

l  Magyars  d  I  accepter  sans  héaiiatioi. 

•  raie  dans  la  Transloithanie,  comm. 
le  faire  les  Allemands  dans  la  • 
i»-ii  les  Mai* 

est  de  beaucoup  plu»  dangereuse 

•»  Las  Magyars  ne  peuvent  plus  espérer  de  magyarise-r 

t  la  Bosnie  pour 
/yariser  les  Rou- 

ilités  co 
panmagyariv:  la  Hongrie 

mlieau  des  nationa 
h.  Mais  un  four  ou  l'aut  ugrie  d< 

ffi<  Usa,  à  jamais 

pensable  que  les  nations  puissent  s'a- 

rcées  de  tcr>  sang  pour  la  pa- 

ées! 
côté  criminel  des  (• 
îles  Magyars  un  clément  de  prorocu' 
>n  ! 

disait   le  gr.i 
mé  n'attendra  jamais  que  l'oeca- 

e  lui  diront  qu'il  était  en  droit 
•*) 

ns   magyars  se  font 

alors    que    les  Magyars    étai 
iê  refusaient  de  se  battre  contre  les  enn* 
de  a  jeunesse  magyare  passait  en  masse 

nemis  /»...*) 

WtUê  de  Lareleye.  La  péninsule  des  Balkans.  Nouvelle  edi 
Alcan  1886,  T.  I..  pas.  279.  T.  II..  pag.  Wî. 

*)  Franz  Sehuselka,  Oesterreich  und  Vngarn.  Vienne.  1861.   F 
rnder.  pa*.  61. 

;..  cit.  paf.  53. 


LA  "N     Rnl  M  V1XK 

Nous  ne  ferions  pas  toutes  ces  citations  >  ait  la 

«on  lu  plus  profond  de  notre  tes  t>  ndanl 

réyoïsme   panmagyu  reté 

mai  '"•.  I"  ne  1ère  à  su 

Dans  notre  patriotisme,  nous  avons  regardé  o 
un  ans  réti« 

tion  de  notre  patrie  commui  n  éi 

I  qui  pensent   et  «p  I   la  paix  sur  le* 

grands  dangers  aux* 

iry  arisat  1 
si  la  chute  de  la  »»  mo-j 

■ 
des  irrédentistes,  coi 

les  Magyars  ioufl 

pas  et  •     .  nous  aurions  agi  ! 

lésire  l'anéantissement  de  la   Hongrie  n  a 
■    d 
i   \  SI  h  :    les  pair 

Kvars,  à  les  encourager  dans  leur  œuvre  qui  mine  l'édi- 

qu'écrh 

mon 

» -magyars  on 

6    ÎOUi    tu  m/ 

tutti  ne,  se  transe 

ne  et  ta 

terotit  / 

j 
«  No  ?  foi  en  ce  dénouent  gros- 

ous  réjOuiUquelles  que  soi 
hntnrs  qui  I  ffranres  qui 

t  endurées  h  l) 

M  Inltatra  Sationatfi.  Biimmt.  \r.  dn  M  ter.  1SM. 


SECONDE   PARTIE 


14 


SECONDE   PARTIE 


L'oppression  depuis  1892  devient 
plus  brutale  encore 

(1916. 

n  frères  de  la   Buc<  itri- 

Brecte,    toujours   dan>    l»«    cmli 

Uababourgs,  respectant  toujours  les  1 

plus  oppresv 
1  d'un  loyalisme 

as  dualistes 
Malgré  tout,  notre  peuple  ne  désespérait 
ar  des  moyens  légaux,  la  reconnaissant, 
droit  a  ropre,  nat 

^cadre    do    In    monarchie.     Mnlgn 

erre,  tout  notre 
it  la  transformation  de  la  Hongrie  ou  do  l'Au- 

ûn  se  1 

a  Suisse  -  a^uelea 

de  la   monarrl  ,nille   fo|s  ,q       '£ 

■  ces  nationseu^ 
ogueàrell.  n  tons  de  la  ( 

^Kp  toiîn  iAA      i  J"8  pour  ,a  s>niplo  énonciation 

■>umninsPSerbesn^ 

an- 


-'12  LA   QUI 

ne  magyar  devenant  de  p  révol- 

tant  royaume  de  Roumanie,  sauf  offfl 

-.  s'identifiait  avec  notre  cause  qui  lusà 

lien  de  t<>  -    -  malgré  le  traité  qui 

liai'  I  ou8  les  journaux  de] 

la    R  :nes   poli 

iques.  souvent  dans  M 

nt   mêm<  lis  1892,  jusqu'à  ci 

joui-,  de  'i'  •  m  umteJ 

e  «cl 
Uitrnla  s'e*t   foi 
irdes  amendes  et  à  d'autres  besoins  dsfl 

lieu  à  des  démoi  os  aussi  : 

Des  mil]  des  miilierl 

l cesses  d'adhésion  à  la   /  stations] 

laufl 
lant  des  semaine»,  et. 

onibrsui  m  ces 

la  pris-  agyars. 

nt  par  exaspérer  les 

aspirations  et  m 

ni   bam 
gon\ 

assemblée  générale  des  représentants  de  toutes  les  dij 

pd  eut  i 
urnes  de 
|M)ur  présenter  u    1-  '   morsJ 

•  lui  s,  les  Roumains,  dan  nnss  lesj 

plu  toutes  leurs  plaintes  contri 

s  des  g<  its  magyari 

absolument   impossii  lél 

les   lois    fondamenj 
>,  sanctionnée*,  jamais  abolies,  positives,  en  pleine 

telle  «la  loi  d»  .alités  ...    Ils  insistaient 

surt.  me  le  Parlement 


m 

«•M 

ni 

''SlliVO  DO  Ut*  1a  RI" 

i«m  après  le  i  la  clépi- 

Il  11/     'lu 

avaient  proposé 
-  dans  la  villa  II 

60—65  ai 

Dr 
prand 

■ 

lisantes  qu'il   pr 

appelait 

différei 

I   se  pro<i 

le  plus  <  le  royaume  de  Rouma- 


214  LA    QUESTION   ROI 

depuis  i  aine  d'années,  l'entrée  en  il 

Transylvanie  de  tous  les  journaux  politiques,  de  presl 

i  toutes  les  revues  périodiques,  de  presque  toute  hi 
littérature  de  Roumanie.    Il  est  que  pas  mêmJ 

les   journaux   officieux   du   gou  nt    roui; 

pouvaient  passer  la  frontière  hongroise,  malgré  1  attal 

ment  d'alors  de  la  Roumanie  o?  iplJ 

Alliance.    Do  plus,  depuis  lors  1«  trs  dans  la  délll 

\rai  isse ports  pour  les  R<>  UesJ 

umain  <  i  des  Ca 

désormais  obtenir  la  permission  d*sUei 

>u jours  de  x  procès,  de 

nations  —  et  des  démonstrations  antimagyares  en  RouJ 
manie. 

à  Bucarest  par  (iolucbovsky.  plus  tard  par  \m 

thaï,     l'Ai  Ici 
comte  Bûlow,  dont  les  deux  pren 
des  affaires  extérieures 

rs  pays.  En  Roun 

ue  étaient  alors  Détu  qui 

se  (i  de  mal  i 

fut  pr*  îand 

s  roumains,  comme 

inslavisme» 
mains, 

<>nsidère  pour  les  Magyars.  I 

•Hait  de  pas  fait  In 

les  Polonais  •  InvCroates,  • 

race  sln  les  Russes,  »  •"  d'etUd 

de  sa  propre  \      açsis,  les 

italiens,   les  Espagnols,  les   R< 
sont  de  la  même  ra-  ie,  mais  ils  n'ont  jsmaih 

siré  se  confondre  les  uns  dans  les  autres,  être  absoi 
les  uns  par  les  autres.   Les  Anglais,  les  Norvép 
Suédois,  les  Danois,  quoiqu- 

vmands   aussi,    n'ont 
moindre  désir  de  devenir  Allemands,  de  se 
tnaniser.    Seuls  les  Allemands  ont  des  v« 
<  absurdes  et  ri<ï 
i  suite  de  tous  ces  événements  bit 
durent  se  réfugier  en  Roum.  <1e  ces  expa- 


icir;         M6 

s   lois  de  colonisât i< 
se  f  des  lois  de  colonisation  «I  après  les  mo<l 

<ta  (!)  H  i  les 

ubles  ù  la  vie  économique  des  Rouma 

de  millions  de  i  m  pour 

assi  gétative  des  Magyars  implantés  pa- 

les 1  ia  loi  pour  la  magyarisation  des 

•^s  du  pays  pour  lui 
magyare.     C'est    là    aussi    une 
système  des  prussiens  germanisatc 

la  procé<  ri  véri- 

Le  (  «lémocii: 

r  la  gr<" 

;iu    trini 

is  les  écoles  des  nationalités,  •  !•• 
!ps  enfants  des  allogènes  à  a] 

Iglte 

igyarisation  des  écol.  -   militaires,  qui 

aine  ex  ars, 

sa  progrès-  I  di- 

1898,  il  m  généraux  rou- 

mtii  ne  les  g» 

nga,  Bil 
Trapsia  td  il 

rai  roumain,  quoique 

îustro-hongrolse 
0  . 
■ 

Dans  un  livre   I     publie  •  I  magyar 

M    Oszkar   '  il  M«py«r>r  on  pi 

ationalltés  non- 

matioH  rit  s  Etats  nation" 
Budupest,  1912.  M4  p.  in-8. 


M6  J.A  MAINE 

magyares.   A  la  page  478,  M.  Jasxi  dit  U 

«  La  pression  entière  du  féodalismc  agraire  pèse  aussi 
bien  sur  lai  autres  nationalités  q  m  Mai 

pression  consiste  dans  une 

l'uni    (îMufi'jur,   ,|,-s    impôts  injustes, 
les  • 

celle  des  Magyars.  1.      ju\ 

haiw  (1rs   nû 

plui 

natl 

tuât  si  posée:  aux  se* 

us  les  peuples  d«  it  des  sn 

■ 
mini  11    i'  lationalités. 

r\rm| 

qui  iés,   mail   c'est 

dans  le  '  as  où  Ht  n 

iR.vnr  n- 
de  l'Etat;  i1  i  admis  dans  les  a* 

Vobjei  '  brutaUtéi  / 

il  doit  soutenir  d*éternel 

■is.Hi'ut  U 
tion 

de  à  ces 

a  t-il  ru  un  Magyar  tr  plaine 

le  fonrt 
'    wix   A   la    i 

rprétc  ce 

des  poèmes  el 

•produison*  cette  citation   comme  ccl). 
<ie  M.  Apathy  d'ut 


Ml  ses 

magyar; 

•rend  pa* 
!>rimét.  »» 

rolyi  se  vante  d'idées 
«l*ii  pi  il  soit  plus  intolérant  que 

■ 

lozsvar)  • 
^* 

gens  (!)  qui 

i;  ■ 

s  pas  q*  lésirs  des  n. 

,nir 

l'Et  n'est  pas  là, 

sarn  ou  s   voulons   (la    in: 

dai 

magyar* 

|,  |  •     >  ■:• 

Cela  était  publié  vingt-huit  jour*  avant  l'entrée 
en  guerre  de  la  Roumanie  t  Etait-elle,  oui  ou  non, 
justifiée,  cette  Intervention  ? 


Dernières  tentatives  de  réconciliation 

.191 


Le»  nationalité»  de  l'empire  de»  Habsbourg,  dan- 
lutte»  de  chaque  Jour  pour  l'affirmation  do  leur»  droits 
le»  plu»  naturel»,  ne  sont  :  rousemci 

i    îi    formuler    un    programme   gén 

fions    particulières,  in    prof 

réponj 
dant  à  tous  leurs  vœ< 
austn 

contin 

nalités. 

Les  Allemands  obtinrent  la  maîtrise  en  Auti 
Magyars  •  Mais  les  premiers  i 

se  maintenir  longtemps:  ils  durent  consentir,  peu  à  peu, 

iue  la  germanisation  fût  enrayé 
n  nt  reconnus  les  seuls  maître- 
chiffrai  ronds,  il  y  a  l  nUlioni  de  Nui 

it   (j'i 
et  pu  pai  i  délimiter  les  uni  des  autres,  f 

• 

i  russe.  On  préféra  f<  I  inimitié 

PB  ces  deux  1 

itation   d  nandes  de   In    Fi 

Tchèques,  et  pour  chacune  «le  re.s  A 
oalHéi  une  sutonomJ 
pas  ri 

ind  hi»t< 

duction 

i  adrees  entre  le»  limi- 


«N  \    BONORIE  Ml 

la  Croatie,  la  Dalmatie,  la  Hu 

Baase-A  ,  la  Styrie,  etc., 

nserva  une  manière  de  d<  ion  stu- 

avec  les  provinces  médiévales  de  jadis, 

a  ne  correspondent  plus  aux  frontières 

s.   La  lutte  entre  toutes  ces  I 
i  M.    \i\re  pêle-mêle  dans  ces  provinces 
plus  en  plus  acharnée  : 
pré**  i>etite  Aut  um 

re, 

de  ce  livre  avait  repris  l'idée  de  Pa- 

I>s  modernes.  Il  la  soutint  dai  >urnnux 

d  allemand,  dans  lequel  il  s'efforçait  de 
tands  et  les  gouvernants  d'A 

ce  «<Du;i 
les  Ilabsbourgs  et  toutes  ces  incohér 

ON  ronMiî  utmnm -11» -s. tout. -s  o>s  Injustice!  Mirnimi.Vs  ru 

h-ratif  libre  compos» 

ou 

pas  la  patri«i  duo.-  seule  nation.  Parcon- 

H*agissait  non  seulement  d'un  Ktat  fédé- 
le  la  soi-disant  «Cis- 
laboliti  lèreliglK 

B6  capitale  d< 

qui    1' 
■ 

f   commun    ou 

un 
uaiF 
plus  grande  nutonomip.aurait  été  la  *<• 

"  ■     -" 
te  large  base 
pour  toi  nations.  fédé- 

une  garanti.-  ciVxis' 

e  pangermanisme  I Â  le  pan- 
té  de 
lionalité   de  fies.  Pre.- 


220  LA    I  BOl  MA 

-  les  peuples  de  l'A 
Allemands  d 

lions  sur  la  popnlati  empire  de  51  million 

bitanta,  apj 

Bavarois,  mais   ils  se 
'.    jusqu'à   la   guerr« 

i  de  la  question  des  i 
tachés  encore  plus  étroitement  à  l'Autn> 

n'éprouvent  aucun  besoin  de  S*UJ 

du  leur  I  ques  de  la  1  s'oppo- 

saient au  |< 

tués  à  la 
magiM-,  \\>  ne  foulaient  pas 
Allemands  de  B< 

*    les   Allemands  do   Bohême  réclnrn 

r  la  soh 
i  coups 
UnUêi  les  1 1 

rem] 

lai   hi>. 

PS  seraient   fon  naissants  û 

l'Empin 
leurs  congé] 

n  grand 

<>1ondc, 
I 

trite  d'être  pacif 

de 

qui,  dans  rial. 

rait  eu  toutes  pour  allié* 


m 

de    contradiction     :i  .  d'aucune    puiasat 

Main  le* 

les  avai 

seul  dé- 

Elatt  de 
(ia  c'eat 

It-pendancc»  lui  tenait  tant  à 

•s,   refusa 

^t  la  merii.- 
simple  prétexte,  ae  rua  I 


fut   don  «liate- 

<se  ma- 

lie  à  ca 

•oser  ses  proj 

ou  le  I 

voire  nV: 
faveur  ;    mais    les 
organes 
Seul    !  présomptif   du 

ançois-I 

vivement  impressionné  de  < 
-es  adhérents.    Les  nationalités, 
lavaient  qu'il   »• 
d'une    t  nstitntion   de    1 

irait   désiré,   lui   aussi,  le  o 

udes  et  documents  tur  la  gu  Pangermaniw» 


l.\    QUESTION 

le  douter  •  spoir  des  nationalités  s'est  évanoui 
su   tombe,   tout    rot    empire,    ruiné    par   lincapari' 
François-Joseph  ses    bie;  tjyars    et 

Allemands,  s'érroule.   //   n'y  a  plus  aucune  raison  qu'il 

'  y  en  a  de  nombreuses  pour  qu'il  *< 
trait,  pu  les  nations  asservies  soient  affranchies  de  ce 
joug  insuppor  nements  ignorants  et 

despotiques. 


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•>  Ibidem.  Nr.  dn   13  n  1x58. 

.t   lif(,rn,rr.     Parla,   Nr.  du   U  «ont   1888. 


\MK    l-.T    KM   HONG!  m 

n)    Fragmente  tur  Get 

roi.. 

Hucare»t,  BootC  I  Coup .  1978-1867. 

tfg  Tendent  der  Gros*- S  toute*. 
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encre,  Alar. 
J^L  i  dont  en  ignore  le  martyre. 

RLaHQBDORHK  l'rantylvame.    Le$  diètes.  ») 

/.*•   mKiona/il^f  en  Hongrie  et  tes  Slaves 

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M  \  9 .  Daco-romaniseke  Sprach-und  Gesch ich tsfortch ung 

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fit    IsjSSjM   datn»    !•*    ■  Mfttmriii'    h  ,  jue  •,    •  l.r   National  »% 

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«  Le  Figaro  », 

>>»erver  *,  The  Dail  ctte 

<  ..    •  //  Comere  délia  Sera  »,    •  La 

a  Roumanie»  (édition  de   Paria),   »  La  Souvelle 

Revue  hebdoir  ,.«»,  etc. 

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TA!  MAT1I  ! 


5 

KMeoce  de  la  question  11 

27 

41 
La 

nt  se  «multiplient  »  les  Magyare 66 

e  des  0  millions  de  Magyars  08 

lee   Konmains  de  Tram 

.,  | 

!••  la  Trans\l\nnie  à  la  Hongrie    . 
îles  d'exception  pour  les  Roumains  de 

82 
t  aies  magyares  86 

«La  loi  des  nationalités»    n'e>  parodie 

95 
D    publique    mise    au    service     de     la 
magyarisati   i  100 

L'administration  magyare 

La    justice   magyar*  135 
s  abus                                                     .     139 
Déni  de  droit  d'association    .    .    .                               .150 
'ions    dirigées    contre    les   écrivains    rou- 
ans                                    155 

sauvagerie  des  gendarmes  magyars 166 

Les  sociétés  de  magyarisation .179 

rance  de  la  jeunesse  magyare  176 

La  presse  magyare  et  les  nationalités 182 


00  TABLE   DE8  MATlÊFi 

-  • 
Oppression  des  autres  nationalités  : 

a)  De  la  condition  des  Slovaques  192 

b)  De  la  condition  des  Serbes  et  d«  net 

de  Hongrie 

c)  Les   Saxons    .  200 

rédentismc    daco-roumain  203 

SEGONIiK   PAhi 

L'oppression  depuis  1892  de\ient  plus  brutale  • 

... 
Dernière   tentative   de   réconciliation  218 

I:imijographik  223 

Tablk  des  MaTIERKS  M 

Carte  ethnographie  k  de  Kiepi .» 


r> 


£1NDING  SECT.     ,V. Aî\  2  4 1975" 


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UNIVERSITY  OF  TORONTO  UBRARY 


DB  Popovici,   Aurel  C. 

919  La  question  roumaine  en 

P6  Transylvanie  et  en  Hongrie